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Aidez-nous à sauvegarder la biodiversité !

Noé a pour mission de sauvegarder la biodiversité, pour le bien de toutes les espèces vivantes dont l'être humain.
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Programme annuel

Programme annuel

Ville

Paris

IR 2020 / IS 2020

Les dons donnent droit à une réduction fiscale

Notre projet

Noé déploie en France et à l'international, différentes actions qui ont pour but de sauvegarder la biodiversité à travers notamment la protection d'espèces menacées, animales comme végétales, et la préservation de grands espaces naturels

Nous sommes ainsi présents en Afrique et dans les Balkans, où nous déployons des actions sur le terrain pour sauvegarder deux espèces emblématiques : l'addax et le pélican frisé. Nous organisons des patrouilles de lutte contre le braconnage et le trafic d'animaux vivants, nous surveillons les territoires où vivent se reproduisent ces animaux, nous sensibilisons les populations locales à la préservation de ces espèces, nous développons des projets d'éco-tourisme comme nouvelles sources de revenus pour les habitants.

Nous prêtons également attention à la biodiversité ordinaire, cette biodiversité parfois invisible et pourtant indispensable à nos écosystèmes, et animons des activités de reconnexion de l'Homme à la nature car "on protège ce que l'on aime, et on aime ce que l'on connaît..."

En France, nous avons ainsi créé les Prairies de Noé, projet grâce auquel nous semons des prairies fleuries favorables aux insectes pollinisateurs en milieu agricole et aux abords d'infrastructures souvent pauvres en biodiversité. Nous accompagnons également les villes et territoires dans la lutte contre la pollution lumineuse, qui perturbe fortement de très nombreuses espèces nocturnes (chauve-souris, batraciens...).

À quoi va servir cette collecte ?

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La collecte générée par cette campagne de mécénat participatif apportera un appui à l'ensemble des activités ou des projets développés par Noé.

Par exemple, en France, nous proposons différents programmes pour accompagner la restauration de la biodiversité. Nous luttons contre la pollution lumineuse, nous accompagnons les acteurs économiques vers l’agro-écologie, nous nous battons contre les pesticides, nous animons des sciences participatives pour recréer du lien entre les Hommes et la nature, nous semons des prairies fleuries pour favoriser le retour des insectes pollinisateurs… Autant d'actions qui ne peuvent se réaliser qu'avec la générosité du public.

A l'international, nous gérons notamment la Réserve naturelle nationale de Termit et Tin-Toumma (Niger), une aire protégée de presque 100.000 km2 qui abrite les derniers individus sauvages d’Addax (antilope). Sur ce territoire, nous luttons contre le braconnage encore très présent et qui menace cet animal en voie de disparition. 

Pourquoi nous soutenir ?

La biodiversité est aujourd'hui très menacée partout sur la planète, et très fréquemment en raison des activités humaines qui bouleversent les équilibres naturels. 

Si nous n'agissons pas rapidement, nous laissons peser des risques importants sur toutes les espèces vivantes ! 

En 2019, l'IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) publiait un rapport alarmant sur l'état de la nature dans le monde. Sur les 8 millions d'espèces animales et végétales estimées sur Terre, un million sont désormais menacées d'extinction.

Noé propose ainsi des programmes concrets qui permettent d'agir en faveur de la biodiversité et que vous pouvez découvrir dans leur globalité sur notre site web.

Sans la générosité publique, nous ne pouvons malheureusement pas agir. Aidez-nous à sauvegarder la biodiversité et protéger la nature !

Merci très chaleureusement pour votre soutien. Il n'y a de petits gestes, uniquement des gestes de générosité.

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La vie du projet

26 juin.

Noé relâche 5 gazelles dorcas dans la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma (Niger)

Dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Termit et Tin-Toumma (RNNTT), Noé collabore étroitement avec les services de l’Etat du Niger et notamment les Directions régionales de l’environnement, ce qui a permis la saisie de 5 gazelles dorcas vivantes qui étaient destinées au trafic d’animaux vivants.

Revendue 600 000 Francs CFA (par individu) à Niamey à l’heure actuelle, le trafic de cette espèce ne faiblit pas. La gazelle dorcas est capturée pour être revendue principalement comme animal d’ornement dans les jardins de villas au Niger et dans la sous-région.

Chaque saisie d’un animal vivant sur le terrain permet de le relâcher directement. Malheureusement, les gazelles peuvent être saisies hors des frontières de la RNNTT. Chaque nouvelle mission sur le terrain est alors l’occasion de relâcher les animaux capturés.

C’est ainsi que fin mars, 5 gazelles dorcas ont été relâchées au sein de la RNNTT en étroite collaboration avec la Direction Départementale de l’Environnement de Tânout.

La lutte contre le trafic de cette espèce est l’une des priorités de la délégation de gestion qu'assure notre association Noé sur ce territoire, avec un dispositif de lutte contre le braconnage renforcé sur le terrain mais également une étroite collaboration avec les autorités nigériennes pour lutter contre ce trafic à une plus large échelle.

08 juin.

La crise sanitaire du Coronavirus a-t-elle servi la cause de la biodiversité nocturne ?

La pandémie qui sévit depuis le début de l’année 2020 aura au moins eu le mérite de replacer au cœur des débats le lien entre activités humaines et biodiversité. En effet, il apparait de plus en plus évident que ces épidémies entretiennent un lien avec les interactions de l’Homme avec le sauvage, et la création de conditions favorables à la transmission de pathogènes inter-espèces, notamment à cause des élevages.

Le pangolin et la chauve-souris, particulièrement pointés du doigts dans cette crise sanitaire mondiale risquent fort de souffrir d’une telle mauvaise publicité. Cette dernière particulièrement, déjà assimilée à la transmission de maladie comme la rage, est pourtant indispensable aux écosystèmes.

Il existe 34 espèces de chauves-souris en France

Elles nichent le plus souvent dans des gites installés dans des grottes, des combles de maison ou des greniers, parfois organisés en colonies. Leur mode de vie varie selon les espèces : certaines préfèrent les milieux boisés, d’autres les milieux ouverts ou bien les bords de rivière. Certaines chassent dans l’obscurité totale, d’autres chassent au contraire sous les lampadaires allumés qui attirent les insectes. Mais toutes les espèces françaises sont insectivores. Redoutables par exemple contre les moustiques ou des espèces nuisibles comme la pyrale du buis, les chauves-souris ont ainsi une place cruciale dans la chaine alimentaire et l’équilibre des écosystèmes. C’est ce que l’on appelle une espèce « clé de voûte ».

Mais comme beaucoup d’espèces nocturnes, les chauves-souris sont fortement menacées. L’utilisation de produits phytosanitaires, la dégradation et la fragmentation de leur habitat et la pollution lumineuse sont parmi les causes principales de leur déclin.

L'augmentation de la pollution lumineuse en cause

En effet, la pollution lumineuse a augmenté de 94% en 20 ans en France (ADEME) et affecte de nombreuses espèces qui vivent la nuit.

Les lumières artificielles qui illuminent la nuit, ont des impacts à la fois sur les repères et les déplacements des espèces, mais aussi leur communication, leur reproduction et leur façon de se nourrir.

Mais dernièrement, et pour répondre à une lacune règlementaire sur le sujet, ce sont aussi bien l’éclairage public que l’éclairage privé qui ont été remis en cause par un arrêté ministériel publié fin 2018. Celui-ci vise à limiter et mieux encadrer les émissions de lumières la nuit.

L’extinction, bien que non-obligatoire pour l’éclairage public de voirie, se répand tout de même de plus en plus dans les collectivités : 12 000 communes en France pratiquent déjà une extinction partielle ou totale de leur éclairage au cours de la nuit (ANPCEN).

Durant le confinement, des villes se mettent à l'extinction des lumières

Mais le confinement pourra aussi avoir eu un effet bénéfique sur la nuit, car il a suscité ou accéléré dans certaines communes la réflexion sur la réduction, voire la suppression de leurs émissions lumineuses.

C’est le cas par exemple de Bayeux (Calvados), où le maire a décidé d’éteindre l’éclairage public pendant toute la durée du confinement, de 23h à 6h, sauf dans certains secteurs où la lumière demeure pour des questions de sécurité.

A Orsay (Essonne), la municipalité a profité de cette période pour tester des mesures qu’elle envisageait depuis plusieurs mois, avec une extinction aussi en cœur de nuit et par secteur. Les retours plutôt positifs de la population laissent penser que ces mesures pourraient être pérennisées au-delà de la fin du confinement.

Les villes de Quimperlé (Finistère), Collioure (Pyrénées-Orientales), Grasse (Alpes-Maritimes), Condé-sur-Noireau (Calvados) ou Espalion (Aveyron) se sont également engagées pour la réduction de leur éclairage.

D’autres collectivités, notamment des métropoles ou des grosses agglomérations se sont vues plus réticentes envers l’extinction. C’est le cas par exemple de Tours, Lille ou Orléans, qui pour des raisons de sécurité n’ont pas voulu couper totalement l’éclairage public mais ont choisi des solutions intermédiaires comme l’abaissement d’intensité là où c’était possible, ou l’extinction des mises en lumières patrimoniales.

Si le confinement touche à sa fin, on ne peut pas en dire autant pour les émissions de lumière artificielle nocturne. On peut néanmoins espérer que la réflexion en faveur d’une sobriété lumineuse va continuer à inciter à l’engagement et à l’action les décideurs locaux et permettre une remise en question efficace et globale de nos façons d’éclairer (ou pas !) la nuit.

Pour comprendre les enjeux de biodiversité nocturne et de pollution lumineuse, consultez la page de notre programme Nuits de Noé et découvrez la Charte de l’Éclairage Durable !