SALON

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Programme annuel

Programme annuel

Salon, Festival International de Musique de Chambre de Provence
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Salon-de-Provence

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IR 2017 IS 2017

Salon, Festival International de Musique de Chambre de Provence

Chaque été, ce festival réunit au cœur de la Provence les interprètes les plus prestigieux qui viennent avec toute leur générosité offrir aux spectat...

Salon, Festival International de Musique de Chambre de Provence

Chaque été, ce festival réunit au cœur de la Provence les interprètes les plus prestigieux qui viennent avec toute leur générosité offrir aux spectat...

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Salon, Festival International de Musique de Chambre de Provence
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Salon-de-Provence

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IR 2017 IS 2017

Salon, Festival International de Musique de Chambre de Provence

Chaque été, ce festival réunit au cœur de la Provence les interprètes les plus prestigieux qui viennent avec toute leur générosité offrir aux spectat...

2017,  25ÈME ANNIVERSAIRE DE SALON (MUSIQUE À L’EMPÉRI)​​​​​​

​Festival International de Musique de Chambre de Provence ​

 

Excellence et amitié, un vrai festival d’artistes se déroule à Salon-de-Provence chaque été depuis 25 ans !

Organisé depuis 1992 par un trio de musiciens d’envergure internationale, le clarinettiste Paul Meyer, le pianiste Éric Le Sage et le flûtiste Emmanuel Pahud, SALON complète l’été musical en Provence tout en se démarquant par une atmosphère particulièrement conviviale et singulière.

Pour le plaisir de faire de la musique ensemble.

Cette ambiance chaleureuse, propice à l’excellence musicale est partagée chaque été avec une trentaine de musiciens - grands solistes internationaux jouant dans les orchestres les plus réputés et jeunes talents en devenir.
Ils sont tous amis et bien sûr, dans la salle, le public le ressent.

SALON, c’est aussi le bonheur de retrouver la magie du Château de l’Empéri, avec sa Cour Renaissance aux murs ocres et son acoustique exceptionnelle qui transcende la musique !

En soutenant SALON, vous permettez que ces moments rares d'excellence musicale, perdurent, et soient partagés avec le plus grand nombre. ​

Soutenez salon !

Particuliers ou entreprises, vous pouvez soutenir SALON en faisant un don.

En résumé, SALON ce sont :​20 à 25 concerts par an, 30 à 35 musiciens de stature internationale qui jouent bénévolement.  Une équipe permanente composée d’un administrateur.5000 spectateurs. Une dizaine de bénévoles.

A quoi serviront vos dons ?
Vos dons permettront de contribuer au maintien de l’activité et à son rayonnement.  
L'argent récolté financera les frais artistiques et techniques pour l'organisation, une commande musicale,
Le budget de l'association se réparti comme suit : 60% pour les frais artistiques et techniques, 20% pour les frais de fonctionnement administratif et 20% pour les frais de communication.

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  • Un grand merci !
  • Une invitation au concert d'ouverture dans le Carré d'Or après lequel une affiche dédicacée vous sera remise en main propre.
  • Deux invitations au concert d'ouverture au Château dans le Carré d'Or. Affiche dédicacée. Goodies
  • Quatre places VIP à un concert au choix. Rencontre avec les artistes.
  • Une invitation à déjeuner avec les artistes
  • Statut de Mécène. Libre accès au concerts, aux repas. Echanges, rencontres.
  • Grand Mécène. Programme particulier.
Coût de votre don après déduction fiscale: 0

C'est simple : vous recevrez par email votre reçu fiscal à intégrer à votre déclaration d'impôts.

La vie du projet

20 oct.

SALON, Festival International de Musique de Chambre de Provence, Présentation

20 oct.

Wolfgang Amadeus Mozart, Quatuor pour flûte et cordes K. 285

 

Emmanuel Pahud, flûte

Daishin Kashimoto, violon

Amihai Grosz, alto

Zvi Plesser, violoncelle

 

Enregistré le 2 août 2016

Château de l'Empéri

Salon-de-Provence

 

https://festival-salon.fr/fr

20 oct.

Qu'est-ce qui fait courir les Mélomanes ?

Un article dans L’Echo (Belgique)​ samedi 13 août 2016 Par Valérie Colin

L’été des festivals bat son plein. La musique classique a aussi les siens. Rien qu’en France, ils sont plus de 500 et séduisent d’innombrables Belges. Mais qu’est-ce qui fait donc courir les mélomanes? Réponse à Salon-de-Provence, concentré d’émotions, entre vieilles pierres et partitions de choix.

Dans la cour carrée du château médiéval de l’Empéri, bâti sur le rocher qui domine l’immense plaine de la Crau, le mistral n’est pas toujours gagnant: pour l’empêcher d’emporter, dans son haleine brûlante, les milliers de notes du septuor de Beethoven, les musiciens ont fiché de grosses pinces à linge sur leurs partitions. Dans la fournaise d’août, ils répètent en public le programme du soir. Tout en sueur, le compositeur Philippe Hersant peaufine son «Chant de Pâques», une création pour quintette à vents et piano qu’il fera donner dans quelques heures, pour la première fois. Ses interprètes rient, se massent les épaules. Pieds nus sur l’estrade, Paul Meyer, clarinettiste de génie, s’abreuve copieusement entre les mouvements, envoie des regards de velours aux touristes qui vont et viennent, s’asseyant un instant dans les gradins avant d’en repartir, en quête de fraîcheur. Passent des gamins braillards dont les cris n’indisposent personne. L’air est à la bienveillance. Laurier noble, fenouil, sauge, absinthe, ciste, origan: de loin parviennent les effluves du jardin des simples de la forteresse, retenus par des plessis...


Une histoire de copains

On la connaît mal, cette pépite musicale des Bouches du Rhône, située au centre (et donc à équidistance) de trois grandes rivales culturelles estivales, Avignon (pour le théâtre), Arles (pour la photo) et Aix (pour l’art lyrique). «Salon» est pourtant le lieu de rassemblement des meilleurs solistes au monde de musique de chambre. Ses 5 à 6.000 mélomanes annuels, dont de nombreux «addicts» venus de partout (de France, du Japon, du Canada, du Brésil, d’Allemagne, de Belgique...), n’ont sans doute pas cherché à ébruiter leur chance de partager, durant onze jours, cette ambiance si singulière, qui doit sa recette inédite à la beauté du site et au ciel azuré mais, plus que tout, à l’amitié authentique qui lie les quelque 35 stars qui répondent, chaque été, à l’invitation des organisateurs. Car le Festival de Salon, c’est avant tout une histoire de copains musiciens, d’immenses talents qui s’accordent sur la magie d’un endroit, depuis 24 ans. En 1992, le pianiste aixois Eric Le Sage et son compatriote clarinettiste Paul Meyer, qui se connaissent depuis l’adolescence, organisent, avec le flûtiste suisse Emmanuel Pahud, des petits concerts dans la cour du château de l’Empéri, dont la formidable acoustique ne leur a pas échappé. Au fil des ans, la renommée du «collectif d’amis qui se retrouvent pour le plaisir de jouer», sans exiger le moindre cachet, croît en parallèle de la carrière des trois directeurs artistiques, pour devenir ce rendez-vous provençal hautement prisé, dont l’excellence et la connivence imprègnent l’ensemble des rencontres... autant que la vie quotidienne.

Pélissanne, à 6 kilomètres de Salon. Dans ce qui ressemble à la résidence cloîtrée du Reine Elisabeth - la garrigue et le désordre hippie en plus - habitent en communauté, le temps du festival, une bonne partie des solistes et leurs familles. Des fenêtres ouvertes du mas s’échappent des accords d’instruments, auxquels se mêlent des accents de toutes les origines. Face au planning, collé à la vitre des cuisines, Frank Braley (piano) et Gilbert Audin (basson) discutent le coup. Daishin Kashimoto (violon) casse la croûte sous les pins parasols, non loin d’un jeune maestro méditatif. «Le rythme du festival est effréné. On répète matin et après-midi, puis on joue tard, le soir. On essaie d’avoir au moins une heure de sieste, de dormir un peu la journée», assure Le Sage. À côté d’une poussette, un bouquet d’hysopes cache un Batman en plastique oublié. Un maillot sèche au soleil, taille 4 ans, près de la piscine. Alignés sur un muret, une brochette d’ados se querellent à la DS; le soir, certains d’entre eux assureront la billetterie, puis assisteront aux prestations de leurs parents. Et parents, beaucoup le sont, ici. D’où cette immense tolérance pour les déambulations des très jeunes auditeurs, et ce tapis rouge qu’il leur est déployé aux concerts: tous les moins de 20 ans (comme les demandeurs d’emploi) y sont les bienvenus, gratuitement.

Face à la concurrence que représentent, dans la région, les festivals d’Orange (Verdi) et de La Roque-d’Anthéron (piano), cet «accueil enfants sans limites» complète, en réalité, un ensemble de mesures destinées à soutenir l’événement: 2016 signe «l’année du renouveau», qui doit préparer la 25e édition, celle du quart de siècle.

Mais «Salon» reste tellement inclassable, tellement loin des conventions du genre, que ses organisateurs hésitent encore sur les façons de le développer sans attenter à son âme. Artistes et spectateurs chérissent leur proximité. Mais «comme la musique de chambre est intimiste, les commerçants du cru ne s’y intéressent pas vraiment. Il reste difficile de les mobiliser», regrette l’échevin de la culture de Salon, Michel Roux. Promouvoir les perles de la ville? Ses savonneries, sa fontaine moussue, son école de berger, son musée militaire, sa maison de Nostradamus? Même si les attentats ont laissé, cet été, quelques chambres vides, elle manque aussi d’infrastructure hôtelière. Quant aux habitués, il y a belle lurette qu’ils ont pris leurs précautions. Telle Christine, de Bergerac (Dordogne), qui n’a raté aucun concert ni répétition en sept ans. «Je suis une fan absolue d’Eric Le Sage, de la qualité du festival, de la complicité des musiciens, de leur plaisir communicatif. Au début, on logeait à l’hôtel. À présent, on passe par Airbnb. On trouve toujours des solutions...»

Braley pédagogue

En compagnie d’une centaine de spectateurs hétéroclites - Lausannoises, Londoniens moustachus et vieilles Salonaises aux mains en sarments de vigne, flanquées de fillettes dociles qu’elles éventent gentiment - Christine, comme d’autres fidèles, a pris place dans la touffeur de l’église Saint-Michel, qui accueille des concerts d’après-midi. Devant le grand autel doré, Caroline Sypniewski et Aurélien Pascal, deux jeunes violoncellistes aux CV déjà longs, enchaînent Boccherini, Barrière, Glière et Offenbach, avec la fougue et le talent de leurs 20 ans. Secret de polichinelle: chacun sait, ici, que ces deux-là s’aiment au-delà de la musique, et peut imaginer comme les doigts de l’un jouent aussi, parfois, sur le corps de l’autre. Lui regarde sa belle, sa brunette dont le chignon s’écroule sous les coups d’archet, et s’éponge le front: que faire de toute cette eau qui perle et ruisselle en filets salés sur les joues? Sur les bancs durs de l’église, les dos de chemise se tachent, les pieds se déchaussent et les têtes se balancent. Là-haut, des angelots vernis semblent goûter, eux aussi, ces duos doux au parfum d’encens. «Grâce soit rendue à la musique», murmure, tout bas, une auditrice qui crayonne les solistes amoureux.

Ailleurs, en l’abbaye de Sainte-Croix, un peu à l’écart de la ville, Frank Braley - cher au public belge depuis qu’il a remporté le Reine Elisabeth - régale son public de sonates de Beethoven. À un «Clair de lune» implacable et hypnotique succède la sonate n°31 en la bémol majeur, opus 110, que le virtuose aux cheveux longs, directeur de l’orchestre de chambre de Wallonie, prend soin d’introduire aux auditeurs, extraits didactiques à l’appui: «Beethoven est un être de démesure. Dans cette sonate extraordinaire, tendre et féminine, il ouvre pourtant un monde à part, comme s’il se retournait sur sa vie et résumait, en 20 minutes seulement, toute l’histoire de la musique. Écoutez ce grand nuage de lumière dont émerge une fugue en miroir. C’est un peu compliqué?» Oui. Non. Qu’importe, pourvu que jaillissent don et élégance.

Bain de minuit sonore

Et puis approche le soir. Les mêmes musiciens, qui répétaient en short et sandales, se retrouvent vêtus de noir, et un peu plus disciplinés, dans la cour Renaissance du château. Au diable l’apparat: entre deux morceaux, il arrive aux solistes d’enfiler leurs jeans et de grimper dans les gradins, pour écouter leurs copains. À la pause, tous se mêlent à la foule. On les tutoierait presque. Sans même comprendre la langue, les Japonaises Yohiko et Noriko semblent boire les paroles de leurs idoles. Elles confessent, en anglais: «Nous venons depuis cinq ans, pour tenter de comprendre comment se construit une telle musique. C’est obsessionnel.» Elles y penseront longtemps, à la douceur de chaque morceau, à l’air qui caresse, aux mèches légendaires d’un Braley loup de mer, à l’unisson de ces artistes, à leur présence câline l’un pour l’autre, à leur joie jamais retenue, à l’espoir qu’ils insufflent, à la beauté, à leurs haussements de sourcils, corps balancés, têtes rougies comme des plongeurs en apnée entre qui tout passe, par le seul regard. Ils ferment les yeux en même temps, et c’est comme un délice, un miracle, la convivialité de ce bain de minuit cadencé. Parfois, mais c’est rare, s’invite la pluie. Des épaules se couvrent de châles, Daishin l’a bien noté, entre deux mouvements. «Si vous voulez vous abriter sous les arcades...», suggère Paul. «Mais non, ça va», répondent les gens. La pluie n’arrête pas les musiciens. Une femme fait le métronome avec son buste. Une autre pose son coussin sur la tête. Dans les souliers, les orteils continuent à battre la mesure. Les plus sensibles se sont repliés sous la galerie, assis en tailleur à deux mètres des solistes, ou debout, appuyés contre les piliers ocre. De vieux couples restent enlacés sous l’ondée. «Allez, ce ne sont pas des goutteu qui mouilleu...», soufflent-ils, avec l’accent chantant.