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Restaurez les enseignes du musée Carnavalet

Participez à la restauration de 20 enseignes du musée Carnavalet - Histoire de Paris

collectés sur un objectif
de 40 000

35%
icone mecenes 99 donateurs
icone jours restants 31 Jours Restants

Notre projet

Musée des Parisiens et des amoureux de Paris, le musée Carnavalet – Histoire de Paris va rouvrir ses portes début 2020 après une importante rénovation : l’occasion de plonger dans l'histoire de la capitale de la Préhistoire à aujourd'hui.

La visite du musée commence par la célèbre Salle des Enseignes qui évoque une rue de Paris avec ses enseignes de commerce : boucher, bijoutier, marchand de vin, aubergiste...

Ces enseignes datent du XVIe au XXe siècle et servaient à l'époque de point de repère dans Paris. Les marchands cherchaient aussi à attirer le passant par l'image et la couleur ce qui explique l'inventivité et la beauté de ces enseignes où se côtoient griffons, sirènes et chats noirs.

Au sein de cette collection, 20 enseignes doivent aujourd’hui être restaurées pour être raccrochées aux côtés des iconiques Chat Noir ou Petit Dunkerque dans la nouvelle Salle des Enseignes que vous pourrez découvrir dans le musée rénové.

Pour cela, le musée Carnavalet compte sur votre soutien et votre générosité pour rendre leurs couleurs et leur éclat à ces enseignes, témoignage vivant et insolite de la vie parisienne !

À quoi va servir cette collecte ?

Carnavalet-enseignes-Commeon

Avant d’entrer dans les collections du musée, les enseignes étaient présentées en extérieur et ont été longuement exposées aux intempéries. Plusieurs restaurations ont donc été nécessaires au fil des années. Aujourd’hui, 20 enseignes nécessitent une intervention prioritaire au vu de leur état de conservation.

Les conservateurs et restaurateurs ont engagé un travail minutieux pour établir un bilan sanitaire précis de chaque enseigne et définir les interventions nécessaires : consolidation structurelle, retrait des produits de corrosion, refixage des couches picturales, dépoussiérage par micro-aspiration, sécurisation des systèmes d’accrochage et pose d’un vernis protecteur.

La restauration de chaque Enseigne est estimée entre 3 000 € et 6 000 €. Le Musée Carnavalet a besoin aujourd’hui de 40 000 € pour mener à bien une première phase de restauration de 9 enseignes.

Tout don, quelle que soit sa valeur, est décisif pour y parvenir !

Pourquoi nous soutenir ?

Grâce à vous, les enseignes Au Chat qui dort, Au Bœuf Normand, Au Soleil d’Or et tant d’autres retrouveront leur place au sein de la Salle des Enseignes pour la réouverture du musée Carnavalet.

Chaque don ouvre droit à une réduction fiscale (réduction d'impôt à hauteur de 66 % du montant du don pour les particuliers, et 60% pour les entreprises).

Votre soutien est essentiel pour mener à bien ce projet de restauration unique qui participe à la transmission d’un patrimoine étonnant et populaire qui a tant à nous apprendre sur Paris et ses habitants.

Entrez dans l’histoire de Paris et associez votre nom à la réouverture du Musée Carnavalet, le musée des parisiens et de tous les amoureux de Paris !

D'avance un GRAND MERCI !

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... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Un grand merci et votre nom sur le site internet du musée
  • Recevez un certificat de donateur nominatif !
  • Un lot de cartes postales des enseignes et du musée
  • Deux places pour une visite guidée du musée Carnavalet à la réouverture (2 circuits au choix)
  • Deux places pour une balade urbaine exclusive sur les traces des enseignes parisiennes
  • Deux invitations à la soirée de remerciement des donateurs au musée Carnavalet
  • Un catalogue des collections du musée Carnavalet
  • Deux invitations à une rencontre exclusive avec un restaurateur d'enseignes
  • Une carte Paris Musées solo
  • Deux invitations à l'inauguration officielle du musée Carnavalet
  • 1 000
  • 2 500
  • 5 000
  • 10 000

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Recevez un certificat de donateur nominatif !
  • Votre logo sur le site internet du musée Carnavalet
  • Une visite guidée des collections pour 20 personnes pendant les heures d'ouverture au public
  • 2 cartes Paris Musées DUO
  • 2 catalogues des collections du musée Carnavalet
  • 4 cartes Paris Musées DUO
  • 4 catalogue des collections du musée Carnavalet
  • 2 invitations à la soirée de remerciement des donateurs
  • Une visite privée du musée pour 50 personnes en dehors des heures d'ouverture au public
  • Deux invitations à l'inauguration officielle du musée Carnavalet
Coût de votre don après déduction fiscale: 0

C'est simple : l'organisation collectrice vous fera parvenir votre reçu fiscal après votre don.

La vie du projet

11 oct.

Focus sur une enseigne : La Truie qui file

Une truie, assise sur ses pattes de derrière, allaite deux petits pourceaux tout en filant (un troisième pourceau et une partie du fuseau ont disparu). 

Cette célèbre enseigne ornait la façade d’une charcuterie située au 134 (actuel  87), rue Saint-Antoine (IVème arr. de Paris)

L’incendie du 9 août 1868

Un dramatique fait divers rendit ce commerce célèbre dans toute la France.

Le 9 août 1868, un feu se déclare dans l’arrière-boutique de la charcuterie bloquant les secours.

Âgé de 33 ans,  le caporal Thibault, affecté à la caserne Sévigné, arrive sur les lieux au moment où se multiplient les cris de détresse des habitants des étages supérieurs. Muni de son échelle à crochets, il escalade la façade à plusieurs reprises et parvient à extraire dix personnes de l’incendie ainsi qu’une femme qu’il sauve en l’attachant d’un drap et en la faisant descendre sur son dos. Un sauvetage bien périlleux !
                                                                       

 

UN POMPIER HÉROÏQUE

Cet exploit fut le premier de l’histoire des sapeurs-pompiers de Paris et donna lieu à des célébrations officielles.  Dès le 15 août suivant (jour de la Saint-Napoléon, une fête officielle sous l’Empire), Napoléon III  décore le jeune héros de la Légion d’Honneur. Son portrait est diffusé partout et des brochures à sa gloire lui sont dédiées. Aujourd’hui encore, le souvenir du Caporal Thibault est évoqué chaque année. En 2011, un cénotaphe est inauguré à sa mémoire  au cimetière Montparnasse, à côté du monument des Morts au Feu.

 

 

Il y a quelques semaines, France Inter a consacré un sujet à la restauration de cette enseigne à l'histoire atypique. Vous pouvez le réécouter ici (à partir de 12") : https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-18h/le-journal-de-18h-23-septembre-2019

Images ci-dessus: L’incendie de la rue Saint-Antoine, 9 août 1868 © DR ; Enseigne de la charcuterie A la Truie Qui File © Musée Carnavalet / Roger-Viollet ; Le Caporal Thibault (1835-1881)  © DR

04 oct.

Déjà 84 donateurs, merci !

Grâce à vous, nous venons de franchir un nouveau cap! Avec 12 290€ collectés, nous avons atteint 31% de notre objectif ! Un grand merci à nos 84 donateurs qui permettent à ce beau projet d’aller chaque jour un peu plus loin !

Continuez à partager la campagne autour de vous pour rendre à ces emblèmes de la vie parisienne leur éclat d’antan : www.commeon.com/projet/restaurez-les-enseignes-de-carnavalet .

Ensemble, nous avons jusqu'au 17 novembre pour redonner leur lustre aux enseignes !

 

02 oct.

Georges Cain, l’homme qui fit découvrir les enseignes parisiennes

Georges Cain, (1853-1919) peintre, illustrateur et écrivain français, conservateur du musée Carnavalet de 1897 à 1919, est à l’origine de la première Salle des Enseignes inaugurée en juillet 1914.

Très attendue, l’ouverture de cette nouvelle salle des enseignes est relayée par toute la presse : Le Siècle, Le Matin, le Journal des Débats, Le Gaulois…

 

Léon Bonnat (1833-1922),  Portrait de Georges Cain, Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet, © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

« Une enseigne, c’est un peu comme un drapeau »

 

Lors d’un reportage dans le journal culturel « Coemedia », le journaliste André Warno écrit le 7 juillet 1914, à propos de la salle des enseignes du musée Carnavalet :

« L’arrangement de cette salle est tout à la fois d’un artiste et d’un érudit : de petites et discrètes étiquettes donnent en quelques mots tous les renseignements (…) Ce sont de bons moments qu’on passe dans cette salle avec ces témoins des temps passés, ces enseignes qui virent tant de choses et qui symbolisent un peu le peuple et la petite bourgeoisie de plusieurs siècles. Une enseigne, c’est un peu comme un drapeau… ». 

De 1897 et jusqu’à sa mort en 1919, Georges Cain dirige le musée Carnavalet. Il y ouvre notamment en 1899 les salles de la Révolution et du siège de Paris, et y organise  une rétrospective de l’histoire de la ville en 1900. Un square situé à proximité, rue Payenne, porte désormais son nom et ses textes, publiés à partir de 1902, restent aujourd’hui encore une ressource précieuse pour les historiens.

 

                                                         

Carte postale : La Salle des Enseignes vers 1920 © Musée Carnavalet

24 sep.

La presse en parle

La campagne de restauration des enseignes du musée Carnavalet a été présentée sur France Inter dans le journal de 18h du lundi 23 septembre. Vous pouvez réécouter le sujet en ligne à partir de 12''05' : https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-18h/le-journal-de-18h-23-septembre-2019

 

Le journaliste nous emmène dans l'atelier de la restauratrice Julie André, chargée de la restauration de l'enseigne "A la Truie qui file", une enseigne de charcutier datant du XVIIe siècle et autrefois située rue Saint-Antoine. Cette enseigne de plus d'un mètre de haut représente une truie assise sur ses pattes de derrière, qui allaite deux petits pourceaux.

 

Avec l'aide de la conservatrice Marie-Laure Deschamps, la restauratrice inspecte les couleurs, les volumes... Rien n'est à négliger pour redonner tout son éclat à cette enseigne à l'histoire bien particulière. Nous vous en dirons bientôt plus sur l'histoire étonnante qui a rendu cette enseigne célèbre dans toute la France !

 

L'enseigne "A la Truie qui file", enseigne de charcutier du XVIIe siècle située rue Saint-Antoine à Paris © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

23 sep.

La Commission du Vieux Paris et les enseignes de Carnavalet

Sans la Commission du Vieux Paris, les enseignes ne seraient peut-être pas présentes au musée Carnavalet…

 

Dès sa création à la fin du XIXe siècle, la Commission du Vieux Paris se préoccupe du sort des enseignes parisiennes, veille à leur sauvegarde et en favorise l’acquisition par le musée Carnavalet.

 

Parmi ces achats : l’enseigne de marchand de soieries puis de confiseur « Au Chat noir », les enseignes de marchands de vins « Au Chat qui dort », « À la Fontaine de Bacchus », « Au Bon Puits », l’enseigne de marchand de meubles « Au Griffon »…

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L'enseigne "Au Chat Noir", enseigne de confiseur photographiée par Eugène Atget (1857-1927) dans la rue Saint-Denis. Cette enseigne du XVIIIe rejoint les collections du musée Carnavalet en 1910 © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

L’évolution des acquisitions du musée est éloquente :

  • Avant l’ouverture du musée en 1880, on estime les collections de la Ville de Paris à 80 enseignes.
  • Entre 1882 et 1914 (année de l'ouverture de la Salle des Enseignes), 70 enseignes supplémentaires rejoignent les collections du musée pour atteindre un total de 150 enseignes.
  • Aujourd’hui, le musée Carnavalet conserve environ 200 enseignes et continue activement sa politique d’acquisitions.

 

La Commission du Vieux Paris  et le patrimoine Parisien

 

Créée en 1897 à l’initiative du Conseil Municipal, la Commission du Vieux Paris a pour mission de veiller à la préservation et à la valorisation du patrimoine architectural et des vestiges archéologiques, tout en accompagnant l’évolution de la ville.


La composition de la commission est tri-partite depuis son origine (élus, administration, experts) ce qui en fait un lieu de discussions et de débats où peuvent se confronter des approches et des points de vue différents.


Depuis son origine, le champ d’action de la commission est aussi vaste que la capitale : il commence à la notion de vestige archéologique et s’étend à tout le domaine urbain. En termes d’époque historique, il va de la Préhistoire à nos jours.

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À la Fontaine de Bacchus, une enseigne de marchand de vin du XVIIIe siècle... désormais entre les mains expertes d'une restauratrice d'enseignes  © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

L’action et la contribution de la Commission du Vieux Paris a permis de sauver de nombreux objets et œuvres conservés au musée Carnavalet parmi lesquels : des pirogues d’époque néolithique de Bercy, des fragments de décors peints des IIe et IIIe siècles et de nombreux objets en céramique du quartier romain du Luxembourg, des éléments d’architecture de la cathédrale Notre-Dame de Paris des XIIe et XIIIe siècles, des carreaux de pavement du Louvre de Charles V, des monnaies d’or et d’argent du règne de François Ier, le vantail de la porte de l’ancien Hôtel de Ville… et bien sûr les enseignes de commerce, emblèmes de la vie parisienne !

19 sep.

Un grand merci aux premiers donateurs !

Nous tenons à remercier chaleureusement nos 30 premiers donateurs ! Grâce à votre soutien, la campagne est en très bonne voie !

Continuez à partager le projet autour de vous pour préserver ces emblèmes de la vie parisienne : www.commeon.com/projet/restaurez-les-enseignes-de-carnavalet .

Ensemble, nous avons jusqu'au 17 novembre pour redonner couleurs et éclat aux enseignes !

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Au Cerf, une enseigne de marchand de vin du XVIIIe siècle, située 120 rue Saint-Martin dans le 4e arrondissement © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

05 sep.

Qu'est-ce qu'une enseigne ?

Prenons notre Petit Robert : « Enseigne : Panneau  portant un emblème ou une inscription, ou un objet symbolique qu’un commerçant, un artisan met à son établissement pour se signaler au public ».

 

L’ancêtre du logo !

Longtemps, les rues de Paris étaient ornées d’enseignes renseignant les passants sur les activités commerciales de la capitale. En un coup d’œil sur le visuel de l’enseigne, tout passant peut identifier l’activité de son propriétaire. Nous sommes véritablement ici dans les prémisses de la publicité commerciale !

Mais depuis les aménagements du Baron Haussmann, sous le Second Empire, les enseignes disparaissent petit à petit des rues de Paris en raison de la création de nouvelles artères. Au XXe siècle, la période de l’entre-deux-guerres voit s’accélérer ces disparitions.

Pourtant, certaines rues de la capitale portent encore le nom d’une enseigne qui y était suspendue, et ce en dépit des bouleversements des siècles. Certaines appellations, témoignages du passé, sont  pittoresques : rues du Chat-qui-Pêche, de l’Epée-de-Bois, des Canettes, du Dragon, du Roi-Doré, de l’Arbre-Sec, du Cherche-Midi, des Deux-Boules, des Quatre-Vents, de l’Arbalète, de la Clef, du Gril, de La Huchette, du Pot-De-Fer, du Petit-Moine, des Oiseaux, du Fer-à-Moulin, des Cinq-Diamants…

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"A la Rose", une enseigne d'aubergiste du XIXe siècle située rue Saint-Antoine dans le 4e arrondissement de Paris © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

 

Des enseignes qui deviennent des  témoignages historiques… à conserver !

À la fin du XIXe siècle quelques érudits, conscients de leur valeur historique, commencent à les répertorier et les étudier. Les enseignes entrent alors dans les collections publiques jusqu’à ce qu’en 1914, une salle du musée Carnavalet leur soit dédiée.

Au musée Carnavalet, vous pourrez retrouver des enseignes représentant de nombreux métiers : cordonnier-bottier, éperonnier, bijoutier, charron, marchand de soieries, mercier, marchand ambulant de pains au lait, boulanger, brasseur, luthier, marchand de couleurs, vétérinaire, maître-tailleur, marchand de vins, aubergiste, cabaretier, charcutier, chapelier, perruquier, tapissier, serrurier, marchand de meubles, assureur, notaire, lingère …

Ce patrimoine, qui faisait partie du quotidien des parisiens et qui appartient à l’imaginaire collectif de la ville, doit être restauré. Nous avons besoin de votre soutien pour redonner à ces objets patrimoniaux leur éclat d’antan !

 

"A la Sirène", une enseigne du XVIIe siècle située rue Saint-Denis dans le 1er arrondissement © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Ils ont donné...