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Jeune homme de 545 ans cherche mécènes

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sur un objectif
de 4 000

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icone mecenes90 mécènes
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
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Besançon

Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon s’inscrit dans le paysage culturel français et international : la plus ancienne collection publi...

Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon

Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon s’inscrit dans le paysage culturel français et international : la plus ancienne collection publi...

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Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon s’inscrit dans le paysage culturel français et international : la plus ancienne collection publi...

Jeune homme de 545 ans cherche mécènes... pour son voisin de palier !


Objectif atteint !

Grâce à votre mobilisation le « Jeune homme » a obtenu rapidement les 4000€ qui lui permettront de passer sous le bistouri des restaurateurs. Nous vous sommes infiniment reconnaissants pour l’intérêt que vous avez porté à ce beau projet de mécénat participatif.

La campagne n’étant qu’à la moitié du temps imparti, nous avons donc décidé de vous livrer une seconde œuvre pour atteindre un nouvel objectif. Cette fois, 5 000€ seront nécessaires pour sauver le « Vieillard », voisin de palier du « Jeune homme ». ». Ils seront donc à ajouter aux 4 000€ déjà récoltés ! Atteignons les 9 000 € ensemble !

 

Le « vieux », peu bavard habituellement, tenait à se présenter à vous par mon intermédiaire. Je vous livre ainsi son propos :

« Veuf, sans ressource, je suis italien tout comme mon petit voisin. Ce sont sans doute nos origines qui nous ont rapprochés au sein du foyer d’accueil qu’est le musée. Fils de Giovanni Savoldo, peintre actif à Venise dans la première moitié du XVIe siècle, mon visage et mon attitude trahissent le penchant de mon père pour les artistes du nord de l’Europe (est-ce parce que ma mère était une hollandaise ?). Le clair-obscur et le naturalisme que l’on me reconnait annoncent Caravage, dont on a dit qu’il avait été influencé, cinquante ans plus tard, par les œuvres de mon père. Lorsque le Jeune homme m’a invité à vous solliciter pour vous faire part de mon état de détresse, j’ai d’abord hésité. Finalement, moi aussi j’aimerais à nouveau sentir les regards admiratifs des visiteurs qui croiseront mon chemin dès la réouverture du musée. L’attention que vous pourrez porter à mon égard, me permettra d’embellir mon âme de vieillard. Je ne retrouverai peut-être pas le sourire mais je caresse le doux espoir d’être parmi les portraits les plus prisés du musée en 2018. »

 

Le projet à l'origine :

Blond, souriant, seules mes rides profondes et mon teint cireux trahissent mon âge avancé. Repeint à de nombreuses reprises, dévoré par les insectes, j’ai subi, malgré mon éternelle jeunesse apparente, les outrages du temps.

Né à Florence vers 1470, de père inconnu, je suis le chouchou de la grande famille du musée des Beaux-arts et d’archéologie de Besançon qui m’accueille depuis 1894. On m’a d’abord dit que le grand Masaccio était à l’origine de ma naissance, puis le non moins grand Botticelli,  et bien d’autres ont suivi ; malheureusement mon ADN demeure inconnu… Le mystère reste entier, c’est peut-être ce qui me rend si attirant.

Mes qualités révélées m’ont donné l’occasion de voyager en Europe (et même de rentrer à Florence, en 1949 !) et de figurer dans différentes expositions de grande ampleur, telle que l’exposition fondatrice « De Giotto à Bellini » organisée à Paris en 1956. Je suis également connu pour avoir été l’égérie de nombreuses campagnes de publicité du musée. Ma passion pour les chapeaux me permet de faire partie du cercle très fermé des « Portraits de jeune homme à la toque rouge » créé à la fin du Quattrocento. Mes amis sont aujourd’hui partout dans le monde, Londres, Berlin, Venise, Washington, etc. ; le plus proche, peut-être mon frère (c’est pour nous distinguer que sa toque est noire), habite à Amsterdam.

Actuellement en réserve, suite à la rénovation de ma résidence principale à Besançon, j’ai décidé qu’il était temps, et même urgent, de passer sous le bistouri de spécialistes pour me redonner un coup de jeune. Pour cela, différentes opérations seront nécessaires afin de vous retrouver dans de bonnes conditions dès 2018. Voulez-vous m’aider à retrouver ma beauté originelle ?

Il manque 4000 € à mon bonheur. Cette somme, additionnée à celles allouées par la Ville de Besançon et par l'Etat, me permettra d’être débarrassé de toutes ces couches de repeints et de vernis ajoutées au cours des années, de consolider mon dos fait de bois et de dévoiler des secrets enfouis que je suis impatient de vous révéler.

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... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Votre nom sur le site internet du musée
  • Une invitation à l'inauguration du musée rénové
  • Un sac en toile aux couleurs du portrait
  • Une visite dans les coulisses du musée : vous découvrirez l'avancée des travaux en direct
  • Votre nom pendant un an dans le musée rénové
  • Une rencontre avec le jeune homme (visite de l'atelier lors de la restauration)
  • Un catalogue de la collection Gigoux (dont fit partie le Portrait, au XIXe siècle)
  • Une invitation à un cocktail de présentation des œuvres restaurées en avant-première, dans le musée rénové
  • Votre nom sur le cartel de l'oeuvre

La vie du projet

05 avr.

Ma visite au CRRCOA

 

Je vous fais part à tous de ma visite médicale au CRRCOA (Centre régional de restauration et de conservation des œuvres d’art de Franche-Comté) de Vesoul. J’y ai rencontré deux restaurateurs qui ont observé mes soucis de très près. Aubert Gérard, directeur du centre et responsable de l’atelier mobilier, a diagnostiqué chez moi un certain nombre de problèmes de dos. Julie Sutter, restauratrice en peinture, a, quant à elle, mis en avant les futures interventions de chirurgie que je devrai subir pour retrouver ma jeunesse.

Yohan Rimaud, conservateur beaux-arts au musée, Anne-Lise et Théa de la communication des musées vous livrent ce compte-rendu.

 

YR : Yohan Rimaud / AG : Aubert Gérard / JS : Julie Sutter

 

YR : Que remarque-t-on en regardant le dos du tableau ? Pourquoi le restaurer ?

AG : Il s’agit d’un élément de bois, monolithique, qui n’a pas de joints de collage. C’est un bois clair, de feuillu, qui est à bords diffus. Cela peut-être du peuplier ou du tilleul. Nous constatons des galeries d’insectes xylophages. Il y a une période où il a donc été stocké dans un lieu relativement humide. Les insectes se sont développés au détriment du bois et hélas nous voyons des galeries ouvertes qui s’expliquent parce que la surface a été retaillée. Ce que l’on constate aussi c’est que la planche est déformée, cintrée ce qui correspond à des fluctuations de l’humidité relative. Pour la restauration de ce tableau, il est nécessaire de contrôler l’humidité relative qui est le critère le plus important : lorsque l’humidité augmente et diminue, le panneau change de forme et de dimensions et met en péril la couche picturale qui peut se soulever et s’écailler.

 

YR : En quoi va consister l’intervention de restauration sur le panneau de bois ?

AG : Elle sera limitée. Ce qui est perdu est perdu. Malgré tout le panneau se tient quand même. Ce qui est important c’est que le panneau de bois soit dans un logement protégé au sein du cadre et que ce panneau soit libre, qu’il puisse se mouvoir tout en étant à l’abri.

 

YR : Le panneau joue donc encore son rôle structurel ?

AG : Tout à fait. Le panneau est toujours fonctionnel malgré certaines faiblesses.

 

YR : Pourquoi ce panneau a-t-il été autant dévoré par les insectes ?

AG : L’importance de l’attaque vient du fait que le bois choisi est peu résistant. Il existe des bois tels que le chêne qui résiste bien aux attaques. Ce feuillu clair est naturellement peu résistant. Si dans son environnement proche, le sol ou le plafond est contaminé, les insectes peuvent poursuivre leur attaque sur le panneau. Cette attaque a duré longtemps, des générations d’insectes se sont succédées.  Après accouplement, les femelles pondent des œufs, ces œufs se transforment en larves qui se nourrissent de bois. Elles déchiquètent le bois en avançant et créent les galeries. Le bois digéré va former la vermoulure qui va ensuite tomber du bois. Ce que l’on constate ici, c’est que les infestations sont désormais terminées. Il y a eu des traitements anciens qui ont stoppé le phénomène. Le panneau est stable sur le plan sanitaire.

 

YR : Avez-vous déjà eu affaire à un panneau aussi infesté ?

AG : Ce panneau a subi une grave, très grave attaque contrairement à d’autres panneaux. Il a subi un environnement défavorable à l’œuvre et favorable aux insectes. Ce qui explique l’importance des altérations.

 

YR : Pouvez-vous nous dire quelles sont les principales altérations de la couche picturale ? Que pouvons-nous attendre de cette restauration ?

JS : Cette œuvre ancienne a probablement une histoire assez complexe. Les altérations de la couche picturale sont dues à des interventions qui ont eu lieu sur le support. Par exemple, les galeries d’insectes ont provoqué des zones de fragilité, et l’on constate à certains endroits des affaissements de la couche picturale, qui ont été bouchés par des mastics. Le tableau a probablement été restauré, il y a eu des refixages, des consolidations, des bouchages. L’état de surface, celui de la couche picturale, est chaotique alors que la peinture devait être lisse et très régulière : on voit des craquelures, des zones saillantes. Comme pour le panneau, on repère plusieurs interventions passées : des allégements de vernis, des nettoyages, des phases successives de repeints. La dernière restauration a eu lieu, il y a environ 65 ans. On observe en surface un vernis très oxydé, qui forme un voile jaune opaque et qui modifie fortement la perception des couleurs. Les nombreuses retouches anciennes ont changé de couleurs, se sont assombries ; on a un réseau de taches sombres qui rendent le fond et l’habit peu lisibles. Les couleurs de la matière originale, prisonnière du vernis, sont sans doute plus vives que ce qu’elles laissent entrevoir aujourd’hui.

La restauration permettra d’avoir plus de lisibilité dans la composition et de retrouver des couleurs plus claires et plus subtiles et d’alléger le voile flou qui recouvre l’ensemble.

 

YR : Quelles interventions prévoyez-vous ?

JS : Nous commencerons par un refixage des zones fragiles pour consolider la matière, pour éviter de perdre des écailles. Nous allons ensuite faire un décrassage pour enlever les saletés en surface. Une des interventions qui va sans doute beaucoup changer l’œuvre, sera l’allègement du vernis. On va essayer d’amincir le voile jaune en surface et de retirer les retouches anciennes très désaccordées et très débordantes par rapport à l’original.

 

YR : Les couleurs vont changer ?

JS : Nous verrons les détails du vêtement, la teinte de l’habit et le fond de l’œuvre.

 

YR : Va-t-il garder son chapeau rouge ?

JS : Oui ! Le chapeau est original sauf qu’avec le temps il a perdu certains glacis, certaines laques rouges qui devaient en faire un bonnet plus détaillé. Il restera rouge !

 

YR : Beaucoup de changements donc, en particulier dans la partie plus sombre du tableau ?

JS : Oui, mais aussi au niveau de la carnation du visage qui va être plus nette et plus détaillée après l’allègement du vernis.

L’inscription va être également plus visible, les liserets marron vont s’éclaircir.

 

YR : Peut-on dire qu’il est temps de restaurer cette œuvre ?

JS : Les anciennes restaurations sont dégradées, elles ont vieilli. Il est temps de retirer les ajouts pour retrouver la composition originale, la mettre en valeur et la protéger à nouveau, la stabiliser.

 

YR : Donner une image plus fidèle du tableau ?

JS : Nous allons essayer de se rapprocher des teintes originales, retirer les ajouts, retrouver une meilleure lisibilité de la matière picturale qui reste belle, usée mais sans lacunes importantes.

L’espoir de retrouver des couleurs plus vives, de retrouver la composition du vêtement, est légitime.

 

YR : Et si la restauration ne se fait pas ?

JS : Les matériaux non originaux, rapportés, vont continuer à vieillir, s’oxyder, s’assombrir. Nous perdrons encore plus de lisibilité.

 

YR : Les œuvres vieillissent, il est donc normal de les restaurer ?

JS : C’est une œuvre ancienne, l’étape de restauration est une étape normale. Notre travail est de redonner vie au tableau. La restauration est un moment privilégié, où l’on peut se rapprocher au plus près des matériaux originaux, observer de près les techniques anciennes, les détails de composition, les pigments auxquels nous n’avons pas accès quand l’œuvre est en salle où derrière une vitre. C’est le moment de se plonger dans l’histoire de l’œuvre, de l’observer attentivement, de pouvoir trouver des solutions les plus adaptées pour pouvoir les transmettre aux générations futures dans les meilleures conditions possibles.

 

Plus d'informations :
http://crrcoa.fr/

 

 

 

18 mar.

Saurez-vous me retrouver ?

 

Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie en 1903.....

Ils ont donné...