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Fières d'être bourguignonnes !

Avec l’Inrap, devenez mécènes et participez à la restauration des statues bourguignonnes de Laives !
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L’Institut national de recherches archéologiques préventives L’Inrap est un établissement public placé sous la tutelle des ministères en charge de l...

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Découverte de deux statues du XVe siècle à Laives

Perchée sur un éperon culminant à 300 mètres au-dessus de la plaine de la Saône, l’église Saint-Martin-du-Haut de Laives, en Saône-et-Loire, a été bâtie au début de l’an Mil, à la même époque que Saint-Philibert de Tournus. En 2014, alors qu’ils effectuaient différents sondages sur le pourtour de ce bâtiment classé Monument historique, des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont fait une surprenante découverte...

Fouillant une petite dépression du sol extérieur, ils ont mis au jour trois blocs sculptés. L’un s’est révélé être un buste de moine grandeur nature, vêtu d’un habit à capuchon et tenant un livre. Les deux autres, qui portent des traces de polychromie, représentent la tête et le corps d’un personnage féminin tenant une boîte à onguent, l’attribut caractéristique de Sainte Marie-Madeleine.

D’une qualité d’exécution notoire, ces deux statues en pierre évoquent très fortement la statuaire bourguignonne du XVe siècle et les plus fameux ateliers ducaux. Une multitude de fragments d’une troisième statue en terre cuite dont l’un porte la date de 1782, semble indiquer que ces sculptures auraient été vandalisées et enfouies pendant la période révolutionnaire.

Avant de rejoindre la chapelle de Lenoux, à Laives, et d’offrir au public la possibilité de les admirer, ces deux statues remarquables doivent être stabilisées et restaurées.

Ensemble, restaurons-les !

Image du projet Fières d'être bourguignonnes !

Les deux statues de Laives demandent une prise en charge par des experts pour refixer la polychromie originale et effectuer le recollement des morceaux.

L’Inrap fait donc aujourd’hui appel à la générosité des amoureux de l'art médiéval et aux bourguignons pour compléter le budget global de financement de cette restauration de 6 400€.

  • Avec 3 200 euros, la statue de sainte Marie-Madeleine verra sa polychromie refixée et elle sera restaurée.
  • Avec 4 500 euros, la statue du moine pourra être traitée et restaurée.
  • Avec 5 600 euros, une étude des différents pigments utilisés pour la polychromie de Marie-Madeleine pourra être réalisée.
  • Avec 6 400 euros, une étude des différents pigments utilisés pour la polychromie du moine pourra être réalisée.
  • Si la collecte dépasse les 6 400 euros, les sommes supplémentaires seront affectées à la présentation des statues au grand public.

Redonnons à ces statues leur éclat d’antan !

Retour à Laives !

De juin à septembre 2019, l’abbaye de Tournus accueillera l’exposition « Quoi de neuf au Moyen Âge ? Quoi de neuf près d’ici ? Tout ce que l'archéologie nous révèle », une adaptation régionale de l’exposition conçue par la Cité des sciences et de l’industrie en partenariat avec l’Inrap.

Si votre engouement nous permet de dépasser notre objectif final, les deux statues pourront y être exposées, parmi les découvertes majeures réalisées ces dernières années en terre bourguignonne médiévale !

Devenez mécènes du patrimoine bourguignon et ensemble contribuons à la réussite de ce projet !

Tous les dons permettront de mener à bien la restauration de ces deux statues exceptionnelles. Un grand merci !

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... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Un grand merci !
  • Une carte postale numérotée des statues restaurées vous sera envoyée par voie postale en juin
  • Le livret de présentation d'une opération d'archéologie préventive vous sera envoyé par voie postale
  • Votre nom inscrit sur la plaque des donateurs à côté des statues présentées
  • Inauguration et visite VIP de l'exposition (hors frais de déplacement et d'hébergement)
  • DVD d'une découverte récente en archéologie préventive vous sera envoyé par voie postale
  • Visite de l'atelier de restauration (en avril 2019, hors frais de déplacement)
  • Invitation à la réinstallation des statues à Laives (hors déplacement et hébergement)
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  • Visite pour votre entreprise d'un centre Inrap et d'un chantier archéologique
  • Visite privative de l'exposition pour votre entreprise (hors déplacement)
  • Invitation à la soirée des trophées de l'Inrap à Paris (hors transport et hébergement)
  • Logo de votre entreprise mécéne sur notre site internet
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La vie du projet

11 fév.

Questions à Benjamin Saint-Jean Vitus, l’archéologue

Ingénieur chargé de recherches et responsable d'opérations à l'Inrap, Benjamin Saint-Jean Vitus a dirigé en 2014 les opérations de diagnostic archéologique qui sont à l’origine de la découverte des deux statues à l’église Saint-Martin-du-Haut.

 

Quel souvenir gardez-vous du diagnostic de Saint-Martin-du-Haut ?

B.S.-J.V : Tout d’abord, je me souviens de l’image automnale de l’apparition du Mont-Blanc au lever du soleil ! C’est un très joli site, dont la localisation sur une colline bordant la plaine de Saône, est très particulière. Son occupation est sans doute très ancienne. Ensuite, j’ai un souvenir très fort des gens de la commune et des Amis de Saint-Martin-du-Haut. Il faut comprendre que la présence d’archéologues qui réalisent des opérations préventives est parfois perçue comme ambigüe ou contraignante par les aménageurs et les riverains. De plus, nous venons de l’extérieur et pouvons être vus comme seulement de passage. Ici, il y a un attachement très fort de la population à son patrimoine, il y avait une réelle attente par rapport à cette petite opération de diagnostic. Nous avons été immédiatement bien accueillis, et à plusieurs reprises, des habitants, membres ou responsables des associations locales, sont montés sur ce site pourtant à l’écart, pour suivre l’avancée de nos travaux. Plus tard, quand j’ai donné une conférence à la mairie sur mes travaux, la salle était comble. Il y a un réel intérêt des habitants de Laives et des environs pour ce site et pour leur patrimoine.

 

Quelle a été votre réaction quand vous avez découvert les statues ?

B.S.-J.V : Je ne m’y attendais pas, mais le plus surpris a été le pelleteur qui n’était pas encore très habitué à ce type de travaux et pour qui tout se passait un peu comme dans un film… Rappelons que le but de l’opération était de faire des sondages sur le pourtour de l’église pour savoir où effectuer des travaux de drainage et cela le moins en profondeur possible. Pour ma part, je n’étais pas venu pour des statues. Ce "petit" diagnostic m’intéressait pour la problématique liée à l’église romane, déjà l’une des mieux datées de la région, grâce à des analyses dendrochrologiques [par mesure des variations d’épaisseur des cernes du bois] qui avaient été effectuées dans le clocher. En l’occurrence, de nouvelles analyses, par le radiocarbone, d’un squelette trouvé au diagnostic, m’ont permis d’aboutir, par recoupement des deux dates, à une chronologie assez fine de la construction (autour de 1010 à 1020), ce qui en fait une référence. Bien sûr, j’ai été très surpris par la découverte des statues, même si, rétrospectivement, cela n’apparaissait pas si abracadabrant. En contrebas, le village de Laives est connu historiquement, depuis le Moyen Âge, pour ses carriers et tailleurs de pierre. Par exemple, ses carrières ont approvisionné la construction de l’abbaye cistercienne de la Ferté, toute proche. En outre, il y a déjà d’autres statues à Laives, présentées dans la chapelle de Lenoux qui sert aujourd’hui de musée lapidaire. Il y a donc déjà présence de carrières, d’une statuaire et d’une architecture de qualité depuis le Moyen Âge en lien avec ce village : en prenant du recul, ce n’est pas si surprenant que l’on ait découvert ces statues.
 

Selon vous, pourquoi ces statues ont-elles été enfouies ?

B.S.-J.V : D’après les fragments de terre cuite d’une autre sculpture brisée, que l’on a trouvés avec les blocs de pierre, et dont l’un porte la date de 1782, les statues ont très probablement été enfouies pendant la Révolution – qui signe la fin de l’activité de Saint-Martin-du-Haut, l’église ayant été déménagée au village au XIXe siècle. Les statues ont été enterrées devant le seuil d’un petit bâtiment du XVIIIe siècle qui servait de "salle de repos" pour le curé. En effet, cela soulève une interrogation, parce que ce n’est pas que de la pierre sculptée que l’on a enterrée. Ces statues sont des objets de dévotion, elles sont sacrées. On peut imaginer, mais c’est vraiment une hypothèse, que dans l’esprit de ceux qui les ont enfouies, ces statues méritaient une forme de sépulture.

 

Que pensez-vous de la suite des opérations ?

B.S.-J.V : Je suis satisfait que l’on trouve une solution. Quand on fait ce genre de découverte, on évite d’en faire trop de publicité immédiate, pour que des gens ne viennent pas retourner tout le terrain. Avec l’association des Amis de Saint-Martin de Laives, évidemment très intéressée, nous avons cherché ensemble une solution satisfaisante pour ces statues, mais pour toutes sortes de raisons, les délais sont longs. Les habitants de Laives sont très contents que l’on arrive à ce résultat, je pense qu’ils attendent avec impatience de pouvoir récupérer les statues restaurées pour les présenter avec les autres, dans la jolie chapelle de Lenoux. J’espère que cela pourra se faire.

Ils ont donné...

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