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Aider les enfants travaillant sur les marchés au Bénin

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Soutiens
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ESPOIRS D'ENFANTS

Créée fin 2011, Espoirs d’Enfants est une association human...

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Créée fin 2011, Espoirs d’Enfants est une association human...

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ESPOIRS D'ENFANTS

ESPOIRS D'ENFANTS

Créée fin 2011, Espoirs d’Enfants est une association human...

Le projet

L’action se situe au Bénin, un petit pays d’Afrique de l’Ouest d’environ 11 millions d’habitants. Le pays est bordé à l’ouest par le Togo, à l’est par le Nigéria, et au nord par le Burkina et le Niger. Le projet déployé se situe au cœur des villes de Cotonou (capitale économique du Bénin) et de Parakou (principale ville du nord du pays).


Deux centres d’accueil ont pour but d’aider les enfants exploités sur ces deux grands marchés. Les enfants accueillies sont des « vidomégons », des filles placées, âgées de 5 à 18 ans, non scolarisées, et qui ont été confiées à un parent éloigné ou à un tiers par des trafiquants contre des promesses d’éducation. Elles se retrouvent en fait exploitées et souvent victimes de maltraitances physiques, psychiques et parfois sexuelles. Elles font des journées de 12-14h comme vendeuses ou porteuses sur le marché et doivent souvent, de surcroît, effectuer des tâches domestiques le matin et le soir au domicile et pour le compte de leur « marraine ».

Depuis 2014, nous œuvrons au sein du marché Dantokpa à Cotonou. C’est riche de cette expérience et au regard des résultats probants obtenus, que l’association a ouvert fin 2016 un autre centre d’accueil au cœur du marché Arzeke à Parakou.

À travers ces centres nous développons un programme d’actions afin de les inciter à venir s’y confier, s’y reposer et s’y instruire. Les équipes ,100% béninoises, sont composées d’animateurs (50% femmes, 50% hommes) et d’un psychologue. Les enfants sont accueillis en journée du lundi au vendredi.
 
Parmi nos axes prioritaires : les actions éducatives. Des cours d’alphabétisation quotidiens sont assurés pour leur apprendre à lire et écrire. Des initiations à la cuisine et à la couture sont organisées chaque semaine au centre de Cotonou et doivent commencer avant fin 2018 à Parakou.
 
Des ateliers de sensibilisation à l’hygiène et à la sexualité sont également organisés par les animatrices ou, à Cotonou, par une infirmière.

Les centres sont également des lieux d’assistance et un sas pour faire « bouger les lignes » avec la mise en place d’actions de sensibilisation aux droits fondamentaux et universels de l’enfant.

En tout, plus de 650 filles fréquentent ces centres, où elles peuvent retrouver une part d’enfance, de dignité, d’humanité.

 

A quelle problématique sociale répond-il ?

Bien qu’étant l’une des plus solides démocraties d’Afrique de l’Ouest, le Bénin doit encore progresser dans certains domaines, et spécialement dans celui des droits fondamentaux des enfants à la vie, à la santé, à l’éducation, à l’identité.
Or les difficultés économiques de ces dernières années ont notamment provoqué, entre autres conséquences néfastes, un accroissement du recours à la main d’œuvre infantile.
 
Il est d’usage ancestral, pour les familles rurales disposant de peu de ressources, de confier certains de leurs enfants à des membres de la famille éloignée habitant en ville : ces enfants appelés dans la langue locale « vidomégons » (enfants placés) avaient ainsi la chance de recevoir une bonne éducation et un accès à une formation scolaire et professionnelle, en échange de quelques travaux ménagers au sein de la famille d’accueil.
 
Malheureusement, depuis plusieurs années, le système a été progressivement perverti, voire totalement dévoyé par des trafiquants ( se présentant généralement comme des « amis d’amis ») qui proposent de l’argent aux familles rurales en état d’extrême pauvreté, leur promettant, sous le couvert de la tradition, une bonne éducation pour leurs filles. Ils "louent" ensuite cette main d’œuvre docile et bon marché à des personnes établies en ville, n’ayant souvent aucun lien avec leur famille d’origine, et qui les exploitent à leur profit pour les forcer à travailler comme vendeuses au marché, les réduire à l’état de servitude à leur propre usage, ou même les "louent" à d’autres personnes ; ces enfants peuvent alors devenir les victimes de toutes sortes d’abus, physiques, psychiques, parfois même sexuels.
La grande majorité d’entre eux (90% environ) n’est jamais alphabétisée.
 
La grande pauvreté de ces familles rurales, qui pratiquent souvent une agriculture vivrière, ne leur permet pas de subvenir aux besoins de leurs enfants ni de leur donner une éducation scolaire. Les fausses promesses des trafiquants s’appuient sur des traditions encore bien ancrées. Le phénomène est renforcé par l’absence de moyens de communication et l’éloignement géographique aboutissant souvent à une rupture totale de contact. Tous ces éléments expliquent pourquoi et comment ces enfants se retrouvent nombreux dans cette situation si précaire, mettant en grand danger leur intégrité physique et morale, et par-delà même tout leur avenir.

 

Quelle est la solution apportée ?

Accueil, écoute et assistance au sein des centres permettant aux filles, contraintes de travailler, de venir s’y confier, s’y reposer, s’y divertir

Éducation (organisation de cours d’alphabétisation chaque jour par niveau) et d’initiation-métiers.

Aide aux enfants les plus en danger (travail en synergie avec la police et les services sociaux, enquêtes sociales, discussions avec les tutrices...)

Sensibilisation de la population (émissions de radio mensuelles, journées portes ouvertes, marches)

Ils ont soutenu...