Accueil » Découvrir les projets » Campagnes » Émile Zola photographe

Émile Zola photographe

Participez à la restauration des plaques de verre photographiques réalisées par Zola avec la MAP !
Image du projet Émile Zola photographe

collectés sur un objectif
de 10 000

87%
icone mecenes 97 donateurs
icone jours restants 23 Jours Restants
Ville

Montigny-le-Bretonneux

IS 2019 / IR 2019

Les dons donnent droit à une réduction fiscale

Notre projet

Vous connaissiez Émile Zola l’écrivain et l’homme engagé de l’affaire Dreyfus avec son célèbre J'accuse..! Nous vous présentons Émile Zola Photographe.

Zola était un homme de passions. En 1888, il s'initie à la photographie et se passionne pour cet art. Jusqu’à sa mort, il multiplie l’acquisition d’appareils et la réalisation de clichés. Son épouse Alexandrine, ses enfants, Jacques et Denise, sont des sujets qu’il photographie inlassablement, variant les angles et les techniques. Jeanne Rozerot, mère de ses enfants, reste cependant son sujet favori.

En 2017, la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine (MAP) a acquis en vente publique un ensemble de 1906 négatifs sur verre, réalisés par l’écrivain entre 1894 et 1902, qui représente un témoignage exceptionnel sur l’écrivain et son entourage.

Sur l’ensemble de ces négatifs, conservés pendant plus d’un siècle dans leurs boîtes d’origine, 500 nécessitent une restauration générale pour être manipulés et numérisés.

Dans ce contexte, la MAP, la Société littéraire des amis d'Émile Zola (Les Cahiers naturalistes) et le Centre Zola (ITEM/CNRS-ENS) s'associent pour lancer leur première campagne de mécénat participatif.

Cette opération de mécénat a pour but de permettre au public de découvrir cette collection d'intérêt patrimonial majeur, en partie inédite, dont la restauration ne saurait être réalisée sans la générosité des entreprises comme des particuliers. Alors, rejoignez-nous !

À quoi va servir cette collecte ?

Image du projet Émile Zola photographe

Plus de 500 plaques photographiques présentent des altérations mécaniques (décollement de la couche-image, fêlures, cassures, lacunes), voire chimiques (affaiblissement de l’image, jaunissement). Il s’agira notamment de renforcer les plaques fêlées, cassées ou présentant un décollement d’émulsion avec des verres de doublage, après dépoussiérage et consolidation. Ce type d'opération minutieuse doit être réalisée par des restaurateurs spécialisés dans la photographie ancienne.

Le coût de restauration de ces 500 plaques photographiques est estimé à 10000€. Avec un don de 100€ vous permettez donc la restauration de 5 plaques photographiques ! En cas de dépassement de l'objectif de collecte, les sommes supplémentaires seront affectées à la numérisation du fonds Zola pour 3000€  et à la fourniture du matériel de conservation et de verres de doublage pour 3000€.

Pourquoi nous soutenir ?

En nous aidant à restaurer ce fonds exceptionnel, vous agissez pour la préservation, la valorisation de l'oeuvre photographique de Zola mais également la transmission aux générations futures d'un type de patrimoine méconnu.

En effet, à l’issue de l’intervention, les plaques de verre seront numérisées, reconditionnées dans des pochettes en papier avant d’être placées dans des boites de conservation. Grâce à vous, le fonds Émile Zola ainsi restauré sera alors en mesure de traverser encore plusieurs siècles. Il deviendra accessible et consultable par tous sur internet, sur la plateforme ouverte du patrimoine POP. Participez avec nous à cette mission d'intérêt général.

Quelle que soit sa forme, votre soutien nous est précieux. Alors, n'hésitez pas à nous soutenir en faisant un don et à relayer ce projet de restauration et de valorisation des photographies d'Émile Zola auprès de vos proches comme sur les réseaux sociaux.

D'avance un GRAND MERCI pour votre générosité !

Je choisis le montant de mon don...

  • 10
  • 25
  • 50
  • 100
  • 250
  • 500
  • 1 000

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Recevez une lettre avec tous nos remerciements
  • Recevez 5 cartes postales de photographies du fonds Zola
  • Recevez une invitation au prochain Pèlerinage littéraire de Médan en 2020
  • Obtenez le sac de la MAP
  • Recevez un tirage moderne d'une photographie issue du fonds Zola
  • Venez découvrir le fonds Zola lors d'une visite exclusive au fort de Saint-Cyr
  • Recevez le livre d'Alain Pagès "L'affaire Dreyfus, vérités et légendes" dédicacé par l'auteur
  • Venez au Panthéon – Centre des monuments nationaux sur la tombe de Zola pour une visite par A. Pagès
  • 500
  • 1 000
  • 2 000
  • 5 000

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Recevez une lettre avec tous nos remerciements
  • Recevez 5 cartes postales de photographies du fonds Zola
  • Recevez le sac et autres cadeaux de la MAP
  • Recevez des tirages modernes d'une photographie issue du fonds Zola (10 exemplaires)
  • Venez découvrir le fonds Zola lors d'une visite exclusive au fort de Saint-Cyr (pour 8 personnes)
  • Bénéficiez de la mise à disposition d'espaces à la MAP pour vos événements d'entreprise
  • Bénéficiez de la mention de votre entreprise sur les supports de communication de l'opération
Coût de votre don après déduction fiscale: 0

C'est simple : vous recevrez automatiquement votre reçu fiscal par email.

La vie du projet

28 nov.

Emile Zola : Pages d’exil

Pour ses prises de position courageuses en faveur du capitaine Dreyfus dans son article « J’accuse… ! », Emile Zola est assigné en cour d’Assises et accusé de diffamation. Il quitte la France en juillet 1898 afin d’échapper à la prison, et se réfugie en Angleterre, où il restera onze mois.


Se cachant sous des noms d’emprunt, il change souvent de résidence. La détresse de l’exil est adoucie par des visites : ainsi Jeanne, Jacques et Denise, qu’on voit ici à la fenêtre d’une maison louée dans le Surrey, séjourneront deux mois auprès de l’écrivain.

Il répartit son temps entre le travail – l’écriture du roman « Fécondité » – et les promenades dans Londres ou dans les villages comme Addelstone, Walton, Weybridge... L’exil est aussi linguistique : Zola ne parle pas anglais. Eloigné de ses repères habituels, il doit trouver un moyen de comprendre ce monde qui lui est étranger, de l’apprivoiser. La photographie lui servira de technique d’approche, d’outil de connaissance. Pour s’acclimater à l’Angleterre, la rendre accueillante et familière, Zola choisit de n’en retenir qu’une suite d’images harmonieuses et rassurantes pour la plupart, images « touristiques » en somme, au meilleur sens du terme : bords de rivière, vues urbaines, devantures de magasins, quartiers résidentiels, perspectives sur le Crystal Palace, églises, clochers, manoirs et cimetières romantiques…
La charrette du laitier aussi bien que les trains empanachés de fumée retiennent son attention :

Train surmonté d’un panache de fumée, roulant vers la gare du Crystal Palace

Il se laisse séduire par le charme des paysages anglais, les « routes superbes, bordées de grands parcs et de beaux arbres » – comme il l’écrit dans ses Pages d’exil.

Avec une fine pointe d’humour « british », Zola restitue l’atmosphère des rues londoniennes ou met en scène le public des champs de course :

Promeneuse et chien traversant une rue dans le quartier du Crystal Palace Courses d’Ascot : spectateurs autour du champ de courses

En juin 1899, il peut enfin retourner en France. La photographie l’aura aidé à donner un sens positif et constructif à cette expatriation forcée, à la transformer, non certes en voyage d’agrément, mais en parcours d’assimilation et de découverte.

Bruno Martin, MAP, 27 novembre 2019

20 nov.

Zola Photographe joue les prolongations !

Un très grand merci aux 88 généreux premiers donateurs pour leur engagement et leur mobilisation !

Grâce à vous, nous avons réuni plus de 60 % de notre cible. Recevez ici notre sincère gratitude !

Afin de nous permettre d’atteindre notre objectif, la campagne de mécénat participatif "Emile Zola Photographe" est prolongée jusqu’au 31 décembre 2019.

15 nov.

Zola expérimentateur

Zola avait défini le roman naturaliste comme un corollaire de la révolution scientifique, une méthode d’approche de la réalité destinée à « compléter la physiologie, qui elle-même s’appuie sur la chimie et la physique. » Or la pratique de la photographie, dans les dernières années du 19e siècle où Zola commence à s’y adonner, suppose d’être un peu chimiste et physicien : elle entraîne des manipulations complexes, il faut plonger le négatif dans des « bains » successifs pour le développement, le lavage, le fixage…

Tout cet aspect technique et manuel, loin de rebuter l’intellectuel qu’est Zola, le captive : il installe un laboratoire à chacune de ses adresses, teste divers types de papier pour les tirages, acquiert toute une panoplie d’appareils de prise de vue, se tenant à l’affût des améliorations proposées dans le commerce. Cette fringale de nouveautés évoque celle des technophiles modernes, toujours en quête du plus récent modèle de smartphone ou d’ordinateur ! Elle manifeste chez Zola un désir d’aller toujours plus loin dans l’expérience de la photographie, car chaque nouvel instrument élargit l’éventail des possibilités offertes au photographe : réduction du temps de pose, capacité de saisir des instantanés, diversification des formats… Une photo montre Jacques, son fils, dans une attitude gentiment parodique, tenant un « Box » de marque Mürer, l’un des boîtiers favoris de l’écrivain.


Dans l’œuvre littéraire de Zola, le progrès technique, la machine, ont une place privilégiée, et qu’est l’appareil photographique, sinon une fantastique petite machine à fabriquer des images ? Zola ne se contente pas d’expérimenter divers appareils et types de papier, il conçoit lui-même un perfectionnement : un « déclencheur pneumatique » à distance qui lui permet de réaliser des autoportraits, où il apparaît seul ou avec ses proches, comme dans cette image qui le montre en compagnie de Jeanne, la mère de ses enfants :


Dans cet autre autoportrait, le point d’accroche qui capte la lumière et focalise l’attention est sa main droite – sa belle main veinée d’écrivain (et de photographe!).

12 nov.

Les objets photographiques

La photographie n’est pas simplement une image, une représentation à l’infini de la réalité. Elle est également un objet, pensé comme tel par le photographe, dans sa matérialité (support, dimensions, ...). Cet aspect est essentiel chez Émile Zola. Lorsqu’il photographie ses amis à Médan, il réalise des tirages positifs sur papier qui sont ensuite contrecollés sur des cartons qu’il va pouvoir offrir aux Charpentier, aux Bruneau, aux Laborde… L’écrivain voit la photographie non seulement comme une pratique collective mais également comme un partage. Très souvent, ces tirages sont signés par lui et il ira même jusqu’à écrire cette dédicace qui montre à quel point la photographie était devenue, pour lui, une affaire sérieuse : « Le photographe Émile Zola ».


Les photographies vont également servir à la conception de cartes et d’enveloppes destinées à la correspondance. Zola fait reproduire sur des bristols les photographies le montrant avec un appareil photo ou représentant Alexandrine sur son tricycle. Ces cartes et enveloppes seront envoyées aux intimes, notamment à Denise.


Zola prend également un soin extrême à composer des albums photographiques, notamment avec les portraits de Denise et de Jacques. Il adopte la position de l’écrivain voulant relater fidèlement, non plus par les mots mais par les images, l’histoire des deux enfants. L’un de ces albums aura pour titre : « Denise et Jacques. Histoire vraie par Émile Zola ».

Albums de famille, des voyages d’Alexandrine en Italie, de l’exil de Zola en Angleterre… La correspondance échangée entre Zola et Alexandrine est le témoin de la conception de ces objets photographiques, réalisés avec patience et laissés en témoignage d’une époque.

Citons quelques passages :
« Sur les cinquante pages de notre album, quarante-deux sont pleines, ce qui fait environ deux cent cinquante photographies. Dieu merci, c’est fini ! et je vais pouvoir faire autre chose. » (Émile Zola, 18 octobre 1897)
« Je continue à prendre quelques photographies, les jours où le soleil perce les brumes. Mais il y a toujours du brouillard dans l’air, la lumière n’est pas belle et franche. On m’a tellement gâté les clichés que j’avais pris ici, à l’automne, lorsque tu étais avec moi, que je voudrais refaire toutes ces vues et m’amuser moi-même à les révéler, dès mon retour à Paris, pour en faire ensuite un bel album, l’album de l’exil. » (Émile Zola, Londres, 11 mai 1899)

07 nov.

Une intimité rare avec Zola photographe, interview de Lionel Riess restaurateur

Choisi par le département photographique de la MAP pour restaurer les plaques négatives détériorées du fonds Zola, Lionel Riess est un jeune praticien dont l’expérience est déjà riche et significative.


Bruno Martin : Lionel Riess, pourriez-vous résumer en quelques mots votre cursus et le début de votre carrière ?

Lionel Riess : Je suis diplômé du Master de conservation-restauration de l’Inp (Institut National du Patrimoine) en spécialité photographie, suite à un cursus ponctué de stages en France et à l’étranger. Professionnel indépendant depuis septembre 2017, je mets en œuvre des interventions de conservation préventive et de restauration sur des fonds photographiques historiques et contemporains conservés par des collections publiques et privées – comme le musée des Arts Décoratifs de Paris, le musée Guimet, le musée Unterlinden de Colmar.


BM : Quelle est votre éthique de restaurateur ?

Lionel Riess : J’envisage toujours les interventions que je pratique dans un cadre déontologique mettant en avant l’innocuité, la réversibilité et la lisibilité des traitements.


BM : Pouvez-vous brièvement décrire les dégradations dont souffrent les plaques photographiques du fonds Zola ?

Lionel Riess : Elles présentent les altérations typiques de ce type de procédé : altérations chimiques de l’image, encrassement, bris. Une part importante est atteinte par des décollements d’émulsion de grande ampleur, s’expliquant par un défaut originel dans la fabrication des plaques et/ou des conditions de conservation inadéquates.


BM : Pour éviter aux plaques de verre, fragiles, les aléas d’un déplacement, la restauration aura lieu au département photographique de la MAP, au fort de Saint-Cyr, où elles sont conservées. En quoi va consister votre travail ?

Lionel Riess : L’intervention envisagée doit permettre de rendre les plaques lisibles et manipulables et d’éliminer les sources de dégradation, prolongeant ainsi la durée de vie des matériaux. Concrètement, chaque plaque sera nettoyée et celles présentant une altération mécanique (fêlure, cassure, décollement d’émulsion) seront doublées par un verre de faible épaisseur. Cette technique permet de redonner une cohésion à la plaque et ce sans collage.


BM : Par rapport à des positifs, plus immédiatement accessibles, quels enseignements spécifiques peut-on tirer, selon vous, de la restauration et de l’étude d’un tel ensemble de négatifs ?

Lionel Riess : Dans la pratique photographique les négatifs ne sont pas des objets finis, mais des documents de travail dont l’observation permet de découvrir l’art du praticien (retouche, renforcement, recadrage, etc.). Cette restauration permettra donc, outre la mise en place de conditions de conservation saines, une intimité rare avec Zola photographe.

Interview réalisé par Bruno Martin, chargé d'études documentaires du département de la photographie de la MAP, en charge du fonds Zola.

04 nov.

Zola photographe de l'Exposition Universelle de 1900

L’Exposition Universelle, organisée à Paris du 14 avril au 12 novembre 1900, a accueilli près de 50 millions de visiteurs du monde entier. Avec cet évènement majeur, la France souhaite célébrer l’entrée dans le 20ème siècle, celui de la modernité.
Parmi les visiteurs, Émile Zola est l’un des plus assidus. Il visite méthodiquement les pavillons des différents pays invités et se prend de passion pour cette Exposition qui fait la part belle aux nouveautés technologiques dont il est friand.
C’est donc muni de son appareil photo qu’il arpente les allées de l’Exposition et qu’il emprunte le fameux trottoir roulant à deux vitesses (4km/h ou 8mk/h). Il réalise un véritable reportage photographique qui nous permet, aujourd’hui, de découvrir les pavillons démontés après l’évènement, de revoir par exemple le Trocadéro tel qu’il s’élevait face à la Tour Eiffel.


La Tour Eiffel est d’ailleurs, pour Zola, l’occasion d’expérimenter des prises de vues audacieuses pour l’époque : vues en plongée, en contreplongée, vues de nuit. Les poutrelles de la Tour lui servent même de cadre pour photographier les paysages urbains.


Les photographies de l’Exposition Universelle de 1900 réalisées par Zola révèlent donc un écrivain fasciné par les avancées technologiques. Pourtant, la tonalité de certains clichés, teintés d’un ciel noir et menaçant, montrent également un romancier inquiet des méfaits que la science et la technologie pourraient infliger à l’humanité s’ils sont mal employés : guerre industrielle, déshumanisation du travail, … C’est le romancier du cycle utopique des Quatre Évangiles qui est ici à l’œuvre : « Du ciel lui-même, des ballons jetaient des bombes, incendiaient les villes au passage. La science avait inventé des explosifs, des engins capables de porter la mort à des distances prodigieuses, d'engloutir brusquement tout un peuple, comme en un tremblement de terre... Et quel monstrueux massacre, au dernier soir de cette bataille géante ! Jamais encore un pareil sacrifice humain n'avait fumé sous le ciel. Plus d'un million d'hommes étaient couchés là, par les vastes champs dévastés, le long des rivières, au travers des prairies. » (Émile Zola, Travail, 1901)

28 oct.

Les animaux photogaphiés par Émile Zola

Les animaux (chiens, chats, chevaux, vaches) tiennent une place importante dans l’œuvre littéraire d’Émile Zola. On se souvient du chien, Mathieu, dans La Joie de vivre, dont la description de la mort reste un des moments les plus forts du roman. Cette scène s’inspire des propres déchirements vécus par Zola à la mort de ses animaux de compagnie : « Son chien mourait maintenant, et c'était une douleur disproportionnée, une désespérance où sa vie entière sombrait. ». On pense également aux chevaux descendus au fond de la mine, dans Germinal, plongés dans les ténèbres pour ne plus jamais en ressortir.


C’est probablement à tous ces personnages animaliers que pense Zola quand il photographie les animaux qui partagent son quotidien. À commencer par son loulou de Poméranie, Hector Pinpin 1er de Coq-Hardi, dit Pinpin, que l’on retrouve sur de nombreux clichés, dans les bras de son maître ou flânant entre les bicyclettes prêtes à partir en excursion.


C’est également la ferme de Médan, qui est immortalisée, toute une basse-cour qui sert à nourrir les habitants de la maison. On semble retrouver la basse-cour de Désirée dans La Faute de l’abbé Mouret. Ou encore les chevaux attelés à la calèche et qui vont chercher les invités à la gare de Villennes.

Bref, c’est tout un univers animalier qui est photographié par Zola, faisant écho à ce qu’il exprimait, à propos des animaux, lors d’un discours prononcé à la séance annuelle de la Société protectrice des animaux, en 1896 :« Cette tendresse fraternelle que j’ai pour elles [les bêtes] ne me donne nulle vanité, car je n’ai jamais fait aucun effort pour l’avoir. Je les ai aimées tout petit et j’ai grandi en les aimant. Il est très certain que cette tendresse est née avec moi, si active, que je n’ai pas même eu le mérite de l’acquérir et de la cultiver. »

25 oct.

Le cap des 30% est dépassé

D’à peine 1000 euros il y a quelques jours, notre collecte est passée à plus de 3000 euros ce soir, soit 30% de la somme. Une trentaine de donateurs nous ont rejoint cette semaine : merci à vous ! Ce sont 150 plaques qui vont pouvoir être restaurées par un expert. Nous vous le présenterons lundi. D’ici là, continuez à parler de la cagnotte autour de vous, elle se termine dans 3 semaines. Merci à vous !

 

22 oct.

La presse en parle

 

Quelques jours après le lancement de la campagne pour la restauration des photographies d’Emile Zola, Fabula et Le Point en parlent !

Fabula, LA revue de référence pour les chercheurs en littérature et sciences humaines, et Le Point, magazine grand public, s’emparent du sujet et en parlent à leurs publics.
Rien de surprenant vu l’intérêt hors du commun de ce fonds photographique, tant pour la recherche que pour l’ensemble des Français, pour qui Zola est une figure majeure.
Tant qu’elles seront abîmées, les images sur ces plaques restent complètement illisibles. Comme les médias, parlez-en autour de vous !
Merci d’avance pour votre soutien !

21 oct.

Zola portraitiste

Découvrant la photographie sur le tard et ne commençant réellement à la pratiquer que vers 1894, alors que la plus grande partie de son œuvre est déjà écrite, Zola explore méthodiquement jusqu’à sa mort, en 1902, les possibilités que lui offre ce moyen d’expression pour saisir la vérité des êtres et des choses. Les connaisseurs des romans de Zola – où domine la mise en scène du monde du travail et des problématiques sociales –  seront surpris par la thématique intimiste qui est prépondérante dans les images qu’il nous a laissées. Zola photographe ne dirige pas son objectif vers les aspects sombres de l’existence : il enregistre la vie familiale et domestique, mais non les conflits et les drames ; il scrute la ville et les paysages ruraux, mais non les usines et la misère des quartiers pauvres. Si Zola photographe est un tout autre artiste que Zola écrivain, il y a un point de rencontre entre les deux : la passion pour l’homme, pour l’humain. C’est dans l’art du portrait qu’on peut exprimer le plus directement cette passion, et Zola aborde ce genre avec un plaisir visible. Les portraits photographiques qu’il réalise font partie de ses meilleures réussites. Ils reflètent son talent pour l’observation, et son aptitude à capter des expressions variées, vivantes et révélatrices. Ses modèles favoris ses proches, dont il sonde inlassablement les visages, les mouvements et les postures : ses enfants Jacques et Denise, leur mère Jeanne, les amis qui viennent en villégiature à Médan, sa femme Alexandrine. La photo ci-après montre Élina Laborde, cousine d’Alexandrine : à l’opposé du style académique, un peu figé, qui marque une certaine production photographique à la fin du 19e siècle, c’est un portrait plein de vie, qui frappe par son naturel, la fraîcheur souriante du visage de la jeune femme et la simplicité de son attitude.

 

21 oct.

La photographie chez Zola, une pratique collective

La première fonction de la photographie, chez Zola, est de capter les moments de l’intimité. À Médan, c’est Alexandrine Zola, la cousine Amélie Laborde et son fils Albert, les amis de passage tels que l’éditeur Georges Charpentier ou le musicien Alfred Bruneau et leurs familles, qui sont abondamment photographiés, soit aux moyens de portraits très travaillés, soit par le truchement de scènes de la vie quotidienne, où l’on discute à table, où l’on fait des jeux dans le jardin, où l’on se prépare pour des périples en bicyclettes.


Du côté de Verneuil, Zola réalise de nombreux portraits de Jeanne, de Denise et de Jacques, considérant que les photographes professionnels ont l’art de chasser tout naturel dans les portraits des enfants : « Ces enfants qui sont si gentils dans leur naturel, deviennent de véritables paquets chez le photographe. On les fait poser, et ce n’est plus eux. » (Émile Zola, Lettre à Alexandrine, 9 novembre 1895).


Les sujets photographiés deviennent alors eux-mêmes photographes. Alexandrine Zola réalise de vrais reportages photographiques de ses différents voyages en Italie. Albert Laborde s’initie également à cet art et réalise certains portraits de Zola, comme il l’écrit dans ses souvenirs : « À cette époque, la photographie tint une place de choix dans la vie de Médan ; chacun de nous s’y laisse plus ou moins entraîner par Zola […] » Ainsi, chez Zola, la pratique de la photographie devient une activité collective favorisant le partage, resserrant les liens d’amitié et d’amour entre les uns et les autres.

18 oct.

Le CAP des 1000 euros a été franchi !

Le Cap des mille euros de participation vient d’être franchi.
Merci à nos généreux donateurs. Grâce à eux, ce sont d’ores et déjà 50 nouvelles images de Zola qui vont pouvoir être découvertes.

N’hésitez pas à nous soutenir !

16 oct.

Zola : la passion d’être père

Avec sa femme Alexandrine, Émile Zola n’avait pu avoir d’enfants. L’année 1888 marque un tournant dans sa vie personnelle : il approche la cinquantaine. C’est l’heure d’un bilan, où les succès remportés dans sa carrière d’écrivain ne suffisent pas à compenser un sentiment plus secret d’inaccomplissement. Cette crise trouve son dénouement dans un nouvel amour : Jeanne, une jeune lingère de vingt ans, dont il tombe follement amoureux. Avec elle, il vit une passion d’abord cachée, avant que cette double-vie ne soit connue d’Alexandrine, qui finit par la tolérer, contre l’assurance de ne pas être abandonnée.

Jeanne Rozerot et Émile Zola auront deux enfants  : Denise, née en 1889, et Jacques, né en 1891.  Quand Zola commence la pratique photographique, le bonheur que lui procure cette paternité tardive éclate dans les innombrables clichés qu’il prend de ses enfants : portraits en pied ou en buste, de face ou de profil, où le frère et la sœur apparaissent dans des poses, des situations et des costumes variés. Zola les photographie isolément ou ensemble, tantôt enlacés avec tendresse, tantôt jouant, jardinant, lisant, écrivant. Les portraits posés, statiques, alternent avec quelques beaux instantanés dynamiques, comme cette prise de vue faite dans le jardin de la maison de Verneuil, où Jeanne passe l’été avec sa progéniture : on y voit Jacques et Denise en train de courir, main dans la main.

11 oct.

Tous réunis pour Émile Zola Photographe !

L’union fait la force ! Pour sauvegarder les plaques photographiques d’Émile Zola, la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (MAP), la Société littéraire des amis d'Émile Zola (SLAEZ - Les Cahiers naturalistes) et le Centre Zola (ITEM/CNRS-ENS) ont décidé de s'associer pour ce projet inédit !

Réunir des professionnels d’histoire de la photographie et des amoureux de l’œuvre d’Émile Zola, tous impliqués et spécialisés dans la conservation du patrimoine, est apparu comme une évidence pour lancer cette campagne de mécénat participatif.

D’un côté, le département photographie de la MAP qui regroupe des collections exceptionnelles de quinze millions de négatifs et quatre millions de tirages, a pour mission de collecter, constituer, classer, restaurer, conserver, étudier, communiquer et valoriser ces collections d’une incroyable richesse.

De l’autre, la SLAEZ qui publie Les Cahiers naturalistes, revue littéraire consacrée aux études sur Zola et le naturalisme, et le Centre Zola, communauté universitaire et scientifique spécialiste de l’œuvre littéraire d’Émile Zola qui a déjà réalisé un immense travail pour réunir et conserver les archives zoliennes.

Et bientôt vous ! Alors, n’attendez plus pour rejoindre cette communauté de passionnés et soutenez le projet de restauration des plaques photographiques d’Émile Zola.

D'avance un grand MERCI

07 oct.

Lancement de la campagne "Émile Zola Photographe"

Bonjour à toutes et à tous,

La campagne pour la restauration des plaques de verre photographiques réalisées par Émile Zola a été officiellement lancée à l'occasion du Pélerinage littéraire Émile Zola, dans les jardins de la Maison Zola - Musée Dreyfus à Médan.

Merci à notre premier contributeur ! N'hésitez surtout pas à partager cette page sur vos réseaux sociaux et à en parler à vos proches afin de faire de cette campagne de restauration un plein succès !

L'équipe d'"Émile Zola Photographe"

Les entreprises mécènes...

Avatar Avatar Avatar

Ils ont donné...