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La traversée humaniste de l'Europe : 10 000 km à pied

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Programme annuel

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Deux Pas Vers L'Autre
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Paris

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IR 2018 IS 2018

Deux Pas Vers L'Autre

Deux Pas Vers l'Autre est une association loi 1901, reconnue d'intérêt général. L'association a pour mission de pratiquer et de valoriser la pratique...

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PRENEZ PART À l'AVENTURE DEUX PAS VERS L'AUTRE À NOS CÔTÉS

MARIE & NIL, FONDATEURS DE L’ASSOCIATION

Une randonnée de 10 000 kilomètres à pied pour vous raconter l’Europe, du Portugal à la Turquie, pendant 500 jours, 4 saisons, 17 pays et plus de 120 parcs naturels !

 

Cette aventure débute en février 2018

Son objectif ? Aller à la rencontre des femmes et des hommes de l'Europe, nos voisins, les écouter, les photographier et leur donner une voix à travers nos médias. Que savons-nous des Bulgares ? Quelles images nous viennent à l'esprit lorsque l'on parle du Kosovo ? A quoi ressemblera cette photographie prise en 2018 de l'Europe du sud ? Qu'en est-il de la culture et de l'identité européenne au-delà des villes et des frontières ?

Pour que ces espaces soient encore aussi accueillants dans quelques années, nous nous engageons également dans une démarche de sensibilisation et de protection de l'environnement avec le programme 1KG FOR THE PLANET.

 

Grâce à vos contributions, nous pourrons compléter le budget de l'aventure !

Même si nous nous sommes fixé un budget de 10€ par jour et par personne, pour 2 personnes pendant 550 jours, cela représente 11 000 €. A cela s'ajoute une partie du matériel que nous devons encore financer et la logistique du voyage.

 

EN SOUTENANT DEUX PAS VERS L'AUTRE, VOUS :

 

  • Contribuez à valoriser et à faire découvrir le patrimoine naturel et culturel d'Europe

Via nos interviews et nos reportages photos, nous souhaitons faire découvrir les Hommes, les métiers, les terroirs et les paysages de régions d'Europe souvent oubliées des touristes et des médias.

Afin de rendre ces découvertes accessibles au plus grand nombre, nous les partageons largement, en français et en anglais, nous invitons notamment les gens à venir marcher avec nous et à nous faire découvrir ces régions de l'intérieur.

 

  • Agissez pour la planète !

Bien que chaque gramme compte dans une aventure comme celle-ci, nous transporterons dans nos sacs jusqu'à 1kg de déchets ramassés sur la route avant de pouvoir les jeter et de recommencer ! Nous pourrons ainsi collecter jusqu'à 1 tonne de déchets pendant notre périple.

Un geste simple auquel nous sensibilisons notre audience afin qu'elle fasse de même lors que chaque sortie nature. 

 

  • Entrez dans le monde de la culture 3.0

Si pour certains technologie et nature s'opposent, nous pensons au contraire pouvoir tirer le meilleur des deux. L'interactivité est au coeur des technologies de l'avenir, c'est pourquoi nous les utilisons pour inspirer et promouvoir un continent vert et humaniste ! 

En collaborant avec des écoles, en produisant du contenu qui s'adresse à tous, en rendant aussi notre site internet participatif et inclusif, nous mettons la modernité au service du partage.

 

QUI SOMMES-NOUS ?

 

Deux Pas Vers l'Autre est une association loi 1901 reconnue d'intérêt général. Tous ses membres sont actuellement mobilisés à mettre en place cette fantastique aventure qui ouvrira une fenêtre pour tous sur l'Europe du sud.

Mais ce projet nous ne le faisons pas tout seuls ! Jamais il n'aurait pu voir le jour sans les solides soutiens que nous recevons de nos partenaires : différentes institutions comme le Parlement Européen ou la Maison de l'Europe de Paris, comme des grandes marques qui nous fournissent du matériel de qualité et de médias qui relayent notre projet. 

Deux Pas Vers l'Autre n'existerait pas non plus sans tous les gens qui nous soutiennent d'une manière ou d'une autre, qui viendront marcher avec nous, qui nous accueillerons peut-être chez eux...

 

Un grand merci à vous !

 

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La vie du projet

15 juil.

Le second pays le plus haut d'Europe : 1 500 km de randonnée en Espagne

 

Après 2 mois, nous venons de franchir la frontière française. Heureusement, nous avions une carte pour nous l’indiquer sinon nous ne nous en serions pas rendu compte. De plus en plus, nous sommes persuadés que les frontières n’existent que sur les cartes. De la terre ou du ciel, ici nous n’avons pas vu la différence entre la partie portugaise et la partie espagnole de cette même montagne. Nous avons encore 17 frontières à franchir pendant cette traversée de l’Europe et autant d’occasions d’éprouver notre hypothèse.

Vous voyez une frontière, vous ?

Mais prenons les choses dans l’ordre. Nous sommes en Espagne depuis quelques heures, nous voici en Extremadura dans le village d’Eljas. Ici, ils parlent un drôle de patois, mélange de portugais et d’espagnol. Nous sommes rapidement invités à dormir chez Miguel, un habitant du village. Nous serons tout aussi bien accueillis le lendemain à Hoyos. On a vu plus brutal comme dépaysement !

Voyager, aller à la rencontre des gens, découvrir par soi-même, sortir des sentiers battus, c’est, d’après nous, la meilleure façon de bousculer ce que l’on croit savoir.
Si España rime avec playa, fiesta et tapa(s), c’est d’une toute autre Espagne dont nous avons fait la connaissance en y randonnant pendant exactement 2 mois. La première surprise a sans doute été la quantité phénoménale de massifs montagneux que nous avons découvert. Oui, l'Espagne est le second pays le plus haut d'Europe après la Suisse, avec une altitude moyenne de 650 mètres. Près de la moitié de la superficie du pays est un plateau situé à 600 mètres d’altitude, c’est la Meseta Centrale.

 

Mais l’Espagne compte aussi la région la moins densément peuplée d’Europe, oui moins que la Laponie ! C’est la province de Soria en Castille-y-Leon.

 

Fin du “Le Saviez-vous ?” mais ces premières surprises, si basiques et évidentes nous ont remis les idées en place : ce pays si proche du nôtre, dont nous parlions tous les deux la langue s’est révélé beaucoup plus inattendu et insaisissable que nous le pensions. Notre voyage nous réserve sans doute encore beaucoup de surprises et de bouleversements de nos certitudes !

Nous avons parcouru des territoires rudes et merveilleux à la fois, traversé un hiver 2018 interminable, visité des villages isolés, parfois abandonnés, rencontré des gens austères, voire méfiants et d’autres qui nous ont ouvert leur porte et leur coeur en quelques minutes.
Ces découvertes nous les avons partagées avec pas moins de 4 marcheurs qui nous ont accompagné sur les sentiers espagnols. Des amis de longue date et d’autres que nous rencontrions pour la première fois.

 

Nous avons poursuivi l’effort 1KG FOR THE PLANET et nous avons dans l’ensemble trouvé moins de déchets qu’au Portugal.

Cette fois encore, les endroits où nous avons dormi ont été très variés ! Un camp de vacances d’une paroisse catholique, un gymnase, une caravane, deux vieux refuges de montagne, le porche d’une église, une école, une ferme, le local d’une mairie, un grenier, une grange, dans la rue... Nos bivouacs sont devenus de plus en plus minimalistes et nous avons troqué notre tente 3 personnes (la Triplex de Zpacks), contre un simple tarp (le Rectangulaire, toujours de Zpacks). Nous avons passé un tiers de nos nuits invités chez l’habitant. Ici encore, nous avons pu constater que dans la grande majorité des cas, ce sont ceux qui possèdent le moins qui donnent le plus.


Ce que l’Espagne a su nous donner sans compter, ce sont des paysages incroyables, variés, monumentaux ou discrets voire cachés.

Des sentiers espagnols, nous avons malheureusement confirmé notre première impression. En août 2017, pendant notre second voyage de préparation, nous avions randonné sur une partie du GR1 espagnol. Nous avions regretté de découvrir de splendides voies pavées, bordées de murs en pierres sèches, totalement délaissées, envahies de végétation et, de toute évidence, plus empruntées depuis des années. Cette année encore, les cartes ont parfois failli à leur promesse : des sentiers de bonne taille sur la carte étaient devenus des jungles quasi infranchissables. Nos jambes écorchées peuvent encore en témoigner.
Elles peuvent aussi témoigner des dizaines de kilomètres de détour que plusieurs rivières en crue nous ont fait faire ! Lâcher d’eau du barrage ou fonte des neiges selon les cas, nous n’avons pas été ménagés de ce côté-là non plus.

 

L’hiver ayant duré anormalement longtemps cette année, avant d’être gênés par l’eau de fonte, nous avons beaucoup souffert de la neige.
Faute d’équipement adéquat (nous ne pensions pas avoir besoin de nos raquettes avant l’hiver prochain !), notre traversée de la magnifique Sierra de Gredos s’est résumée à des passages à 1500 mètres, à l’exception de notre escapade à la Laguna del Barco avec Noé, le frère de Nil, située à 1800 mètres, mais même là, nous avons dû renoncer aux derniers kilomètres.

Il nous a été très difficile de nous résigner à nous limiter à des passages à basse altitude car nous pensions ne pas revoir autant de neige avant longtemps… Quelle erreur ! Camille, notre seconde invitée pourrait vous en parler. De cette nuit du 9 avril par exemple. Nous pensions passer la nuit dans un refuge non gardé à une soixante kilomètres de Madrid. Cela semblait la façon idéale de finir cette belle journée de marche dans la neige et au soleil. En guise de refuge nous avons trouvé 4 murs, un toit en passe de s’effondrer, une fenêtre qui n’en avait que l’encadrement, une porte tordue impossible à fermer complètement et beaucoup d’ordures. La chaleur d’un feu était hors de portée tant tout était trempé et nous nous sommes “réveillés” avec de la neige sur nos sacs de couchage.

 

L’Espagne aura en quelque sorte été un bon entraînement, pour ne pas dire une mise en garde avant la suite de notre randonnée ultralight. Nous avons retrouvé la montagne et les journées à fort dénivelé, juste un tout petit avant goût des Alpes.

Calmés par cette expérience nous nous sommes dirigés vers des températures plus clémentes voire totalement caniculaires. De notre traversée du désert des Bardenas Reales, nous sommes ressortis extasiés par ces paysages lunaires, uniques et merveilleux. J’en suis aussi ressortie un peu sonnée par une insolation tellement le soleil était déchaîné et l’ombre inexistante.

 

Notre itinéraire nous aura réservé quelques surprises, notamment cette portion qui a été retenue par le vote sur Facebook : la Sierra de Alcarama y Valle del Rio Alhama. Au premier abord, ce paysage nous a paru quelconque, très agricole… Mais plus nous nous sommes enfoncés entre les collines, plus nous avons été émerveillés par les paysages et la vie sauvage environnante.

 

En Aragon, nous avons découvert les Mallos de Riglos. Ce sont ces murs rouges coniques formant une muraille de près de 300 mètres de haut. Un régal pour les grimpeurs du monde entier.

 

En approchant de la Catalogne, nous avons à nouveau remonté le canyon du Congost de Mont Rebei. C’était un plaisir de partager ce beau souvenir de notre second voyage de préparation avec le troisième marcheur : Bram.


Les écarts de température, nous les avons aussi ressentis dans l’accueil qui nous a été réservé d’un bout à l’autre du pays. Après avoir été chaudement accueillis en Extremadura, nous avons connu une grande traversée du désert… Passer la Semaine Sainte dans la Sierra de Gredos nous a largement compliqué la vie : le débarquement massif des Madrilènes et autres touristes espagnols rendait les contacts plus difficiles.

Comme vous le savez, nous traversons essentiellement des zones rurales, nous sommes partis en ayant l’a priori que les rencontres seraient plus faciles dans les petits villages que dans les villes. Dans l’ensemble, depuis le début de notre voyage à pied, ce préjugé s’est confirmé, mais dans certaines régions du centre, l’accueil a parfois été glacial. En vérité, nous avons compris que, sans doute, si nous avions passé plus de temps dans un même village, certaines barrières auraient fini par tomber.


Des villages totalement abandonnés ou sur le point de le devenir, nous en avons vu beaucoup. L’industrialisation massive lancée à l’époque par Franco a connu un succès rapide, vidant les campagnes et engorgeant les villes. Sur la période 1970-1990, la ville de Madrid a doublé sa population.

Ces semaines de solitude ont vite été éclipsées par l’accueil de villages tout entiers. À Serón de Nágima, les habitants se sont pliés en quatre pour nous faire découvrir l’histoire de ce petit village de Castille. À Cabretón, après avoir dormi dans l’école nous avons passé une partie de la matinée à présenter notre projet aux 4 élèves de l’école. 4 élèves pour tout une école, c’est peu. À la rentrée 2018 ils n’auraient été plus que 3 et c’est pour cette raison qu’elle va fermer. Nous avons appris cette nouvelle quelques semaines après notre passage et en avons été émus aux larmes. A Cabreton, nous avons surtout rencontré des gens d’une gentillesse et d’une ouverture d’esprit incroyable.


Arrivés dans le village de Luna en Aragon, on nous a prêté une maison ! Sans cela, nous n’aurions sans doute pas pu découvrir d’aussi près la tradition des Fiestas de la Primavera : le lâcher de vaches dans les rues du village.


En Aragon, nous avons aussi retrouvé Luis, le gardien du refuge de Goriz que nous avions interviewé l’année dernière. Quelques jours avant une opération du genou, ce n’était pas vraiment le moment pour lui de venir marcher avec nous, c’est donc chez lui avec sa famille que nous avons passé ces beaux moments.

 

Enfin, juste avant de passer la frontière, nous avons fait étape dans un refuge. Dans cet endroit magnifique et hors du temps, nous avons noué une belle amitié et sommes finalement restés plus longtemps que prévu pour donner un coup de main à nos nouveaux amis ! Au Refuge de Quatre Cases, comme à Cabreton, nous prévoyons déjà de revenir un jour…

 

L’Espagne restera aussi pour nous le pays où nous avons célébré les 30 ans de Marie. Passer un tel cap en vivant cette belle aventure a été le plus beau des cadeaux !

...Vous aussi vous trouvez qu’il y a quelque chose qui cloche dans cet article ? En effet, on ne vous a pas encore parlé de nourriture. Et pour cause. Ce qu’on a vu de la gastronomie espagnole n’aura pas été une grande révélation pour nous. Souvent trop grasse à notre goût, pas toujours variée. On n’a pas trouvé de remplaçant à notre pasteis de nata presque quotidien au Portugal et ça nous a manqué ! Rassurez-vous, on ne s'est pas laissé mourir de faim non plus !

Nous quittons l’Espagne avec des sentiments contradictoires. Nous sommes très impatients de découvrir comment se passera notre aventure dans notre propre pays mais nous nous éloignons un peu plus de personnes chères rencontrées sur les 1500 kilomètres parcourus ici.

 

A très vite

Marie & Nil

25 juin.

La première étape d'une longue série : notre traversée du Portugal en 750 km à pied

 

Mi-excités, mi-nostalgiques, nous franchissons la première frontière de l’aventure et quittons le Portugal. Premier des 17 pays de notre traversée de l’Europe à pied, il nous a accueilli comme nos grands-mères l’auraient fait : chaleureusement avec un baiser sur le front en nous servant un plat réconfortant, quelque part où l’on se sent toujours chez soi.

 

 

De nos premiers pas au pied du phare du Cap Saint-Vincent, 750 kilomètres nous séparent. Mais pas seulement ! 3 régions traversées, 7 parcs naturels, des dizaines de pasteis de nata avalées, environ 40 kilos de déchets collectés, une moyenne de 16,50 € par jour dépensés à nous deux, 5 marcheurs nous ont accompagnés… Nous avons déjeuné dans une maison de retraite, dormi dans une caserne de pompiers, un atelier de sculpteur, une caravane, une cabane...


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà des chiffres, nous avons vécu notre voyage à pied au Portugal comme une expérience intense, immergés dans un pays magnifique, dont nous avons traversé essentiellement les zones rurales, un pays au climat parfois rude mais dont les habitants se sont toujours montrés accueillants ! Sur les 42 jours passés au Portugal nous avons été invités 18 nuits à dormir chez des inconnus qui très vite n’en étaient plus. En quelques heures un lien fort et intime s’est parfois créé, même lorsque le Portugais restait notre meilleure option pour communiquer. Bien souvent, nous nous sommes quittés les larmes aux yeux le lendemain.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De manière générale, le voyage suscite probablement ces relations qui se tissent très vite. Le voyageur ne faisant que passer, le temps imparti pour se connaître est très court. Mais nous aimons croire qu’au-delà de ce sentiment d’urgence, c’est aussi leur tempérament qui a donné à ceux que nous avons rencontré au Portugal la curiosité d’aller vers nous.

C’est déroutant de voir ces connexions se faire si vite quand, par ailleurs, tout notre rythme se trouve ralenti. Après ces 7 semaines, nous sommes plutôt bien accoutumés à notre rythme et à notre condition de marcheurs et nous avons généralement l’impression d'avancer assez vite. Mais quand, vers 17h, le soleil commence à faiblir, après avoir marché entre 15 et 35 kilomètres, nous demandons à quelqu’un croisé au bord du chemin s’il sait où nous pourrions passer la nuit ou boire un verre et qu’il nous indique satisfait un café situé à 6 kilomètres, sans comprendre nos visages dépités, nous mesurons alors le décalage avec le monde qui nous entoure. Nous le mesurons aussi très bien quand il nous arrive de marcher au bord de la route : dans l’ensemble, les Portugais conduisent extrêmement vite !

Marcher au bord de la route, cela nous est arrivé quelques fois au Portugal et c’est dans ces moments-là que nous avons compris à quel point la marche n’était pas perçue partout de la même manière. Nous avons la chance en France d’avoir cette culture de la marche ainsi que l’accès à un réseau de sentiers quasi infini. Ici, au Portugal, dans l’esprit de beaucoup de gens et notamment des plus âgés, marcher serait l’affaire des pauvres, ceux qui marchent sont ceux qui ne peuvent pas faire autrement. Tout cela est en train de changer évidemment, grâce au travail notamment d’acteurs comme la Rota Vicentina,  le Sentier des Villages de Schiste, la Via Algarvina ou bien d’autres encore. Ainsi, certains coins du Portugal se trouvent quasiment dépourvus de sentiers de randonnée. C’est pour cette raison que nous avons finalement modifié notre itinéraire initial pour traverser moins de zones agricoles bordées par des routes et plus de parcs naturels et de montagne.

De l’Algarve à la région Centro en passant par l’Alentejo, nous avons découvert des paysages aussi merveilleux que variés. En Algarve, nous avons été frappés par cette terre où presque rien ne pousse tant le vent souffle sans répit. Evidemment, la côte vicentine qui remonte jusqu’en Alentejo nous a laissés sans voix. En février, nous y étions juste au bon moment pour assister au retour des cigognes blanches qui nidifient ici. Il n’y a d’ailleurs qu’ici que l’on peut observer des cigognes faire leur nid sur des falaises maritimes.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons eu l’occasion de randonner une journée avec un passionné de la région et nous avons appris beaucoup. Rudolf Muller est tombé amoureux du Portugal et de l’Alentejo il y a 35 ans et ne l’a plus quitté. Il y a 10 ans, son souhait de développer l’économie dans la région tout en préservant sa nature et sa culture s’est concrétisé et a donné naissance à la Rota Vicentina. On vous raconte tout cela en détail dans notre article Ce que vous ne saviez pas sur la Rota Vicentina. Vous pouvez aussi regarder notre interview du personnage.
A ses côtés, ainsi qu’avec une dizaine de volontaires de la Rota Vicentina, nous avons contribué à nettoyer une plage. Emballages plastiques alimentaires, filets de pêche, polystyrène de planches de surf, on a trouvé de tout. En quelques heures, des dizaines voire des centaines de kilos d’ordures collectés qu’il a ensuite fallu remonter en haut de la falaise par un petit sentier sinueux.

 

Que ce soit sur les plages, le long des sentiers dans la campagne ou au bord des routes, nous ne nous attendions pas à trouver autant de déchets. Notre programme 1KG FOR THE PLANET a donc démarré en fanfare ! Il parait qu’en regardant dans les poubelles de quelqu’un on peut en apprendre beaucoup sur lui, nous on a surtout découvert la passion des Portugais pour les yaourts à boire...

 

Dès qu’on entre dans les terres, plus loin de la côte, là où le vent s'essouffle, on est enivré par le parfum des arbres. Pas n’importe lesquels : les eucalyptus. Passé notre premier émerveillement devant ces silhouettes élancées et leurs effluves, nous avons réalisé que l’eucalyptus n’était pas vraiment au Portugal dans son environnement naturel. Pourtant il recouvre presque 10% du territoire (source : Institut pour la conservation de la nature et des forêts - ICNF) et surtout la pâte à papier qu’il sert à produire représente près de 5% des exportations du pays. Très rentable puisqu’il est coupé environ tous les 10 ans, l’eucalyptus est surtout un désastre environnemental : très gourmand en eau, il va chercher l’eau très profondément et assèche les terres. Son écorce, ses feuilles et surtout son huile sont hautement inflammables. Pendant l’été et l’automne 2017, l’association de ces plantations d’eucalyptus et de pins à l’absence de pluie depuis des mois, ainsi qu’une terre asséchée par cette culture intensive et des températures anormalement élevées a conduit aux incendies meurtriers de juin et d’octobre 2017.

Nous avons traversé ces terres dévastées de la région Centro, la pluie et le brouillard rendant ces visions d’autant plus bouleversantes. Comme pour nous redonner espoir, nous avons rencontré Pedro qui a vécu ces incendies mais surtout, a décidé de réagir. Découvrez son interview :

 

Ce que nous avons découvert avec plaisir, ce sont les antiques, mythiques, typiques chênes-liège du Portugal. Ces drôles d’arbres biscornus ont l’air de vieux sages qui veillent sur les collines alentéjanes. Tous les 9 ans, ils sont écorcés pour produire des bouchons et du matériau d’isolation pour le monde entier. Le Portugal en est le premier producteur mondial. Le chêne-liège est une espèce protégée au Portugal par une très ancienne loi, impossible d’abattre un arbre sans une autorisation expresse des autorités compétentes. On s’en réjouit parce qu’entre autre choses, il forme une excellente barrière contre le feu.

 

Au Portugal, nous avons eu un sérieux coup de coeur pour la nourriture. On y a trouvé tout ce qu’on aime : de la variété, de bons produits mis en valeur, de la terre, de la mer, de la gourmandise, du bon pain, des nouveautés, de la cuisine familiale comme chez mamie… Depuis que nous sommes en Espagne, nous n’avons pas trouvé de produit de substitution à notre pastel de nata quasi quotidien qui marquait la fin (et parfois aussi le début) d’une longue journée de marche.
Nous avons aussi découvert les percebes, pouce-pied en français, ce crustacé qui pousse à flanc de falaise et dont la pêche est si dangereuse. Ils ressemblent à des doigts de sorcière mais sont délicieux !
Parmi nos souvenirs gustatifs les plus marquants, on citera le porc à l’Alentéjane de Victor à Zambujeira do Mar, les sardines aux pommes de terre et aux oignons de Fernanda à Ramalheira et toutes les oranges qu'on nous a offert au bord de la route. Tous de beaux moments de partage !

Nous quittons le Portugal en sachant que nous y reviendrons, peut-être même pour y passer un bout de vie. C’est un au revoir que nous faisons à ces paysages merveilleux, à cette langue que nous commencions tout juste à apprivoiser, à toutes ces familles qui sont maintenant un peu la nôtre et à ces petits plats qui nous manquent déjà.

L’Espagne nous attend et nous continuons à aller de l’avant, beaucoup d’autres belles surprises nous attendent sans aucun doute pendant cette traversée de l’Europe.

 

A très vite

Marie & Nil

www.2pva.com

03 avr.

Tic-tac, tic-tac : le départ approchait et nous on courrait partout !

Les dernières semaines avant notre départ ont été… chargées ! Je pense qu’on n’est jamais réellement prêt pour partir pour une telle aventure. Quelle que soit la forme que prend un grand voyage, entre les démarches à faire avant de partir, les au revoir aux proches et la préparation du voyage en tant que tel, il faut une organisation à toute épreuve pour n’avoir aucun regret !

De notre côté, on avoue avoir eu quelques sueurs froides en voyant les jours filer avant le départ pour notre traversée de l'Europe. Il faut dire qu’on avait placé la barre très haut en termes de quantité de travail à fournir ! 

Ici, on aimerait revenir sur 4 aspects de notre préparation qui peuvent probablement servir à tous. Ce dont on ne vous parlera pas, c’est de la préparation de notre itinéraire parce que nous l’avons déjà fait dans 3 articles détaillés que vous trouverez sur notre site internet.

 

1. Le matériel : choisir, tester, changer d'avis, bricoler, ne pas regretter

Eh oui le matériel ! Vous imaginez bien que pour nous lancer dans un petit voyage à pied de 10 000 km, nous avons choisi notre matériel avec beaucoup beaucoup de soin. D’ailleurs, on vous présente jusqu’aux plus petits objets présents dans nos sacs sur nos pages MATÉRIEL

Une fois sélectionné, pas question de partir sans l’avoir essayé ! C’est un coup à se retrouver avec des ampoules aux pieds ou un drone qui ne fonctionne pas. Bon je vous rassure, tout cela est arrivé quand même.

Si nous avions pu partir pour deux trips de préparation cet été, nous n’avions malheureusement pas pu le faire avec l’ensemble de notre matériel définitif car nous ne l’avions pas encore ! Nous voilà donc partis pour de plus petites sorties, plus proches de chez nous mais qui nous ont tout de même permis de tester notre matériel de randonnée ultralight : chaussures, vêtements, sacs à dos, tente, duvets, tapis de sol, réchaud… L’essentiel quoi !

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​​Grâce à ces tests sur le terrain, nous avons identifié ce qu'il nous manquait, ce qui avait besoin d’être adapté, ce qui était finalement superflu, ce sur quoi nous pouvions économiser un peu de poids… Ces sorties ont donc donné lieu à des ajustements du contenu de nos sacs et à quelques bricolages. 

Dans l’équipe, le pro de la bricole, c’est Nil. C’est donc surtout lui qui a œuvré, mais il faut dire que c’est un truc de famille, donc son père, son frère et son oncle ont aussi mis leur grain de sel.

 

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Les quatre pièces majeures de notre équipement customisé sont la coque de l’ordinateur portable, celles des téléphones, la “multiprise” et le trépied pour la photo et la vidéo. 

Pour la coque de l’ordinateur, il nous fallait quelque chose qui protège des chocs, des torsions dans le sac, de la poussière, de l’humidité, des éclaboussures… mais qui soit extrêmement léger. Après de longues recherches, nous n’avons rien trouvé de satisfaisant dans le commerce. La résistance et la légèreté sont des qualités difficiles à combiner ! Nous avons même tenté de convaincre un Américain qui avait un jour fabriqué des coques en carbone de se repencher sur la question pour nous en faire une ou nous fournir un prototype qui traînait peut-être dans son atelier. Peine perdue, il avait désormais une autre activité et n’a pas pu nous aider. Qu’à cela ne tienne, nous allions imaginer la nôtre, sur-mesure pour notre voyage à pied.

 


Notre coque est donc composée de deux plaques de carbone que nous avons fait découper sur-mesure : un peu plus grandes que le pc et percées de trous pour gagner du poids. Sur chaque plaque, de la mousse est collée, découpée sur-mesure pour former un coffrage autour de l’ordinateur. L’ensemble est ensuite glissé dans une pochette Aqua Quest, souple et étanche, qui ferme avec un zip. 

Nos téléphones, les OnePlus 5T, venaient tout juste de sortir quand nous les avons reçu. Au moment de notre départ, il n’y avait donc que très peu d’options en termes de coque pour les protéger. En fait, il n’y en avait qu’une : celle d’Armor-X. Bien que la marque soit spécialisée dans l’outdoor, nous avons eu peur que notre aventure d’un an et demi soit trop rude pour nos téléphones malgré leur coque, c’est pourquoi, Nil a encore frappé ! A grands renforts de mousse isolante, de strap et de plexiglass, quelques coups de cutter plus tard, nous avions de nouvelles coques ! Probablement pas les plus élégantes, mais certainement les plus sûres !

Afin de ne pas trop déranger quand nous nous arrêtons dans un café pour recharger nos appareils et pour gagner du temps et du poids, nous avons (ok le père de Nil a) élaboré une prise pouvant recevoir trois chargeurs, chacun ayant plusieurs prises usb en tous genres. Avec une seule prise, nous sommes donc capables de charger quasiment tous nos appareils en même temps, ordinateurs inclus. Cela représente un sérieux gain en efficacité !

​​Enfin, en associant notre tout petit trépied Pedco avec trois bâtons de randonnée et un peu de ficelle, nous voilà désormais avec un vrai trépied, sans nous alourdir plus !

Un petit peu d’imagination et de débrouille nous ont donc fait gagner en poids et en polyvalence de notre matériel. La base pour une randonnée ultralight !

 

2. Préparation physique : faites ce que je dis, pas ce que je fais

On nous demande souvent quelle préparation physique nous avons suivi en prévision de notre voyage, du coup on a consacré un article complet à ce que nous pensons être la préparation idéale, vous pouvez le lire ici. 

Vous noterez la nuance entre “notre préparation” et “la préparation idéale” :) 
En théorie, on avait un programme de préparation physique super bien ficelé qu’on aurait tenu scrupuleusement si on avait eu que nos corps à préparer… 

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Bon même si on n’a pas tenu exactement tous les entrainements qu’on avait prévu, on est quand même du genre sportif à la base. On a donc maintenu nos séances de sport habituelles, d’escalade en particulier, y avons ajouté des séances de renforcement musculaire, de cardio et de souplesse. 

3. 1KG FOR THE PLANET​​

Rapidement, nous avons décidé de profiter de notre passage sur 10 000 km de sentiers de randonnée pour les rendre plus propres, plus accueillants et pour faire un geste pour l’environnement. Ce geste était tellement simple à faire, même pour nous qui remettons en question chaque gramme de ce qui se trouve dans nos sacs, que nous avons eu envie d’inviter et d’inspirer les gens à faire de même. Comme dans la légende du colibri, si chacun fait sa part, on avancera plus vite dans la bonne direction.

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Soyons honnêtes, en créant le programme 1KG FOR THE PLANET, nous n’avons fait que mettre des mots sur ce que beaucoup de randonneurs et autres amoureux de la nature font déjà depuis bien longtemps. Mais nous pensons que communiquer à propos de ce geste simple, permet de fédérer autour d’une cause commune et incitera les gens à rejoindre le mouvement !

Nous avons donc créé le groupe Facebook 1KG FOR THE PLANET et sur Instagram le #1kgfortheplanet afin que tout le monde puisse se retrouver dans un même “lieu” pour partager ses actions.


Mais nous avons voulu aller plus loin. 

En faisant produire des sacs réutilisables, peu encombrants et faciles à accrocher sur un sac à dos, nous donnions à chacun les moyens de faire sa part lors de chaque sortie nature. Les sacs 1KG FOR THE PLANET sont fabriqués en nylon RPET, soit à partir de bouteilles plastiques recyclées. Résistants et réutilisables, à eux seuls ils représentent une démarche positive pour l’environnement. Pour accompagner les sacs et expliciter la démarche, nous avons fait imprimer de petits dépliants en papier, recyclé lui aussi. Enfin, pour pouvoir accrocher son sac partout, sur un sac de randonnée par exemple, nous y ajoutons un petit mousqueton.

Evidemment, tous ces éléments sont arrivés indépendamment et il nous a fallu les assembler. Ici encore, nous avons eu un peu d’aide ! Et heureusement !

Ne restait plus qu’à organiser la distribution… 

Cette initiative, nous n’avions aucune volonté de la développer seuls, bien au contraire. C’est pourquoi nous avons impliqué dans la distribution gratuite des sacs de collecte, plusieurs de nos partenaires, sensibles à cette cause. La Fédération Française de Randonnée a évidemment répondu présent, ainsi que la Rota Vicentina. Avec cette dernière, nous avons même été plus loin lors de notre passage sur les sentiers du sud du Portugal, nous avons participé à une collecte de déchets avec une dizaine d’autres volontaires et avons contribué à nettoyer une des sublimes plages de la côte d’Alentejo. D’autres acteurs de l’outdoor nous accompagnent, le magasin dédié au matériel ultralight High Mobility Gear ainsi que le blog I-Trekkings.

 

4. Randonnée longue distance et logistique

Aïe, gros sujet… Pour répondre à une question que l’on nous pose souvent : non nous n’avons pas avec nous tout le matériel pour ces 17 mois d’aventure. Nous ne transportons pas nos raquettes à neige et notre sonde à avalanche toute l’année. Pour nos changements de matériel en fonction des saisons, nous avons donc prévu des colis à nous faire envoyer depuis Paris.

Mais ce n’est pas tout. Chez nous, nous avons aussi des repas lyophilisés envoyés par nos partenaires REAL et MX3 que nous prévoyons de nous faire acheminer au fil de l’eau, en particulier dans les pays où le coût de la vie est très élevé et dans les région où nous risquons de ne trouver que peu de possibilités de réapprovisionnement. 


Nos vitamines NuPower, fournies par Nutriting sont également stockées à Paris et nous serons envoyées au fur et à mesure. 

Enfin, pour certains produits d’hygiène et de santé , plutôt que d’acheter, quand nous n’en avons plus, un plein tube de dentifrice ou de crème anti-friction et de nous retrouver avec des formats qui ne conviennent pas toujours, des emballages encombrants ou lourds, nous avons choisi de préparer tout cela à l’avance. Avant de partir, nous avons donc reconditionné tout un tas de produits pour n’emporter que de petites doses et profiter des envois de matériel et de nourriture pour y faire glisser un morceau de strap réenroulé autour d’une petite boîte pouvant contenir une aiguille et du fil ou quelques millilitres d’huiles essentielles. 


La principale difficulté de cet exercice a été notre souci de faciliter la vie de ceux qui auront à nous faire parvenir ces colis. Nous avons tenté de trouver le meilleur compromis entre des colis pré-préparés avec ce dont nous savons avoir besoin régulièrement et ce que nous pouvions difficilement anticiper. Difficile de savoir si nous allions arriver à cours de compresses au moment où nous n’aurions plus de gel à l’arnica. 

L’organisation et le stockage de tout ce matériel ont été un vrai casse-tête, en particulier quand on sait que nous serons toujours en mouvement et qu’il nous est donc très difficile de prévoir où nous faire envoyer les colis. L’autre paramètre de cette équation, c’est le coût. Même entre pays européens, l’envoi de colis peut rapidement coûter très cher, ce qui ajoute une complication à notre système… il vaut mieux être sûr de son coup ! L’avenir nous dira si notre organisation est viable !

Contrairement à la façon dont nous voyageons habituellement, nous avons préparé ce voyage avec beaucoup de soin. Il faut dire que nous n’avions jamais entrepris une telle expédition. Malgré cela, nous sommes partis en ayant l’impression de ne pas nous être suffisamment préparé à beaucoup de choses, mais je crois que c’est inévitable et que cela fait partie de la découverte et du plaisir de l’aventure !

En parlant d'aventure, on vous laisse, la nôtre va commencer !


Marie & Nil

02 mar.

2PVA, LA TRAVERSÉE DU SUD DE L'EUROPE À PIED

 

Bonjour à tous ! Hommes, Femmes, Jeunes et Vieux, Aventuriers pour la vie ou pour un week-end, nous sommes aujourd'hui très heureux de vous présenter un projet unique, humain et avant tout Européen.

 

Deux Pas Vers L'Autre c'est une randonnée unique et une aventure humaine fantastique: 10 000 kilomètres à pied, 500 jours, 17 pays, plus de 120 parcs naturels, quatre saisons et des centaines de rencontres.

 

Jetez un œil à l'itinéraire sur la carte, c'est facile et accessible via Google Maps.

Notre objectif: rencontrer les autres, nos voisins européens, donner la parole aux personnes que nous avons rencontrées sur la route et dont vous n'auriez probablement jamais entendu parler autrement!

Pas après pas, d'un pays à l'autre, venez rencontrer nos concitoyens européens et découvrez avec nous la diversité et la richesse du vieux continent. 
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Qu'est-ce qui rassemble ou différencie ces pays avec des identités aussi fortes ? Comment vivons-nous aujourd'hui en Europe méditerranéenne ? Les rencontres seront-elles aussi faciles partout ? Et comment survivrons-nous à cette aventure ?

 

On nous demande souvent ce qui nous a amené à entreprendre un tel voyage. On va tenter de vous l’expliquer ici. 


Vivre un rêve d'enfant, une épopée de héros, prendre le temps de vivre, profiter d'aujourd'hui avant demain, mieux comprendre notre continent… En décidant de traverser le sud de l'Europe à pied, nous avions toutes ces choses en tête et bien d’autres encore.

 Nous sommes Européens et avons pourtant l’impression de ne rien savoir sur certains pays de notre continent et d’en connaître parfois beaucoup plus sur des régions du monde plus lointaines. Nous voulons rencontrer, découvrir, apprendre puis partager tout ce que l’Europe a à offrir. 

L’objectif premier d’un blog de voyage est de partager. Avec Deux Pas Vers l’Autre, notre plus grand désir est de donner une voix à tous ces gens que nous n’entendons pas dans les médias plus classiques et que nous n’aurions sans doute jamais rencontré si notre itinéraire ne nous avait pas mené sur le pas de leur porte. 

 

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Via ce blog, nos galeries de photos, les vidéos et les réseaux sociaux sur lesquels nous partageons nos aventures, vous pourrez vivre cette expérience avec nous dans son intégralité.

Bien sûr, nous avons tous l’occasion de lire ou d’entendre des informations sur la sécheresse en Espagne ou la crise économique en Grèce, mais l’occasion de regarder tout cela dans un ensemble non politisé est plus rare. Dans chaque pays, nous marcherons une semaine avec un habitant, l'idée étant avant tout de porter un regard plus éclairé sur les cultures et les situations que nous rencontrerons, de partager cette proximité propice à la discussion et de s'enrichir ensemble de cette aventure.

En écrivant sur ces pays et sur notre expérience, nous espérons aussi partager notre expérience de voyageurs et vous donner les moyens d'organiser votre aventure, vos voyages ou vos randonnées sans hésiter à sortir des sentiers battus.

Nous aurons remporté notre pari si, en nous lisant, vous sentez qu’une aventure exceptionnelle est à portée de main et peut commencer à deux pas de chez vous.

 

En espérant que ce projet vous passionne et vous emmène avec nous vers ce que nous avons hâte de découvrir : les autres.

 

Nous déclarons ce blog chaleureusement ouvert !

Marie & Nil

Ils ont donné...