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Chemin toxique

  • Une idée de ce que ce sera après : c'est mieux, non ?
  • Une idée de ce que ce sera... dans 20 ans : plein de vie partout
  • Voilà le terrain avant l'aménagement prévu !
  • Sur le futur site, Anne, Robin et Jean-Rémi mettent place la première implantation
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collectés sur un objectif
de 6 500

45%
icone mecenes 36 donateurs
icone réalisé Campagne terminée
Ville

SÉRIGNAN-DU-COMTAT

IR 2019 / IS 2019

Les dons donnent droit à une réduction fiscale

Le Naturoptère, en 5 ans seulement, a acquis une belle végétalisation, grâce au travail efficace des animateurs en charge des jardins. Mais il reste encore à faire pour que ce soit très bien !

 

Le but du projet :

A la place du terrain vague qui sert de bassin de rétention, nous allons aménager une collection un peu particulière : des plantes toxiques, de la région méditerranéenne et d'ailleurs. Pour que personne n'y touche, c'est tout un aménagement paysager qui est nécessaire : haie naturelle (avec des arbustes qui ajoutent des fleurs pour les pollinisateurs et de la nourriture pour les oiseaux), escaliers d'accès pour l'entretien, et surtout un beau ponton en bois de plus de 23 mètres de long.

 

Le but est de faire découvrir ces plantes, qui servent souvent en médecine, qui poussent dans les milieux naturels... ou que nous installons dans nos jardins ! Nous constatons que l'éducation est plus que jamais nécessaire : à Sérignan-du-Comtat, des enfants ont déjà confondu les fruits de l'arum avec des petits pois...  Solide, naturel, le ponton servira d'abri aux plantes et aux animaux, et sera accessible à celles et ceux qui visitent, y compris en situation de mobilité réduite. Le but est bien entendu de maintenir à distance les visiteurs des vénéneuses. Il sera construit avec des lycées professionnels, dans un cadre pédagogique, encadrés par leurs enseignants et des animateurs du Naturoptère.

 

Alors que nous fêtons les 5 ans de l'ouverture de l'établissement, nous poursuivront la transformation initiée en 2014 : il reste effectivement bien des aménagements à faire, dans les 5 000 m2 qui entourent le bâtiment ! En 2014, une première tranche de la partie au sud a été transformée en mare écologique, avec un ponton par-dessus, financé par des contributeurs et des contributrices. Cette mare est désormais considérablement habitée (libellules, batraciens, hémiptères aquatiques...), ce qui prouve son impact positif pour l'environnement. Nous avons besoin de vous pour nous aider à poursuivre avec qualité.

 

Comment sont répartis les coûts du projet ?

Pour le "chemin toxique", la mairie contribuera de nouveau avec des moyens matériels : pelle mécanique et deux agents, pour éliminer le grillage et le portail actuels. Coût évalué : 700€.

Le Naturoptère (donc la mairie !) contribuera avec les moyens humains : 2 semaines de construction et d'encadrement des élèves avec 3 animateurs se relayant. Puis suivront environ 70 heures de terrassement/amendement du sol/plantation/aménagement. Un total de 2 800€ venus du budget de l'établissement, hors temps nécessaire à la campagne de collecte.

 

Nous vous sollicitons pour une somme de 6 500€, pour construire le ponton de 24 mètres de long. Le montant de la collecte servira aux matériaux du ponton, aux escaliers d'accès, à l'achat des végétaux pour faire les haies autour, de l'amendement approprié pour le sol et des premières plantes toxiques qui complèteront celles que le jardin semi-naturel contient déjà.

Si nous dépassons ce montant, nous pourrons même procéder encore plus vite à la végétalisation, par l'achat de plantes pour la collection toxique.

A terme, nous avons également l'intention de disposer des petits panneaux explicatifs (d'un coût de 90€ pièce), qui émailleront le parcours pour découvrir ces plantes. Le dépassement nous permettrait de les installer sitôt les plantes mises en place.

 

Nous faisons donc appel une nouvelle fois à votre générosité, pour aménager cet espace qui sera avant tout pour vous, lorsque vous (re)découvrirez les lieux : agréables, débarassés de ce grillage inesthétique, avec encore plus de diversité végétale et d'anecdotes que les animateurs et animatrices pourront donner lorsque vous les solliciterez.

 

A vous de participer à notre projet... mortel !

Je choisis le montant de mon don...

  • 10
  • 50
  • 125
  • 300
  • 500

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Invitation à un goûter non toxique sur le ponton (printemps 2016) + photo du groupe
  • 2 entrées au Naturoptère, pour vous ou à offrir, valables 1 an. Elle vous seront envoyées par courrier postal.
  • Une planche d'herbier de plante toxique du Naturoptère, envoyée par courrier postal dans le courant du printemps 2016
  • 1 carte pour 5 ateliers naturalistes valable sur toute l'année 2016, à retirer à l'accueil du Naturoptère
  • Une petite plaque pour parrainer/marrainer une des plantes toxiques pendant 3 ans. Vous recevrez directement des nouvelles de votre filleule par courriel !
  • Une carte d'abonnement "famille" pendant 1 an (tarif réduit en période jaune, gratuit le reste de l'année, pour la famille), à retirer au Naturoptère dès votre première visite.
  • 500
  • 1 000
  • 2 500

... ET JE DÉCOUVRE MES CONTREPARTIES

  • Invitation à un goûter non toxique sur le ponton (printemps 2016) + photo du groupe
  • Une planche d'herbier de plante toxique du Naturoptère, envoyée par courrier postal dans le courant du printemps 2016
  • 1 carte pour 5 ateliers naturalistes valable sur toute l'année 2016, à retirer à l'accueil du Naturoptère
  • Une petite plaque pour parrainer/marrainer une des plantes toxiques pendant 3 ans. Vous recevrez directement des nouvelles de votre filleule par courriel !
  • Une carte d'abonnement "famille" pendant 1 an (tarif réduit en période jaune, gratuit le reste de l'année, pour la famille), à retirer au Naturoptère dès votre première visite.
  • Le nom de votre entreprise sur le ponton pendant 3 ans, sur une plaque spécialement dédiée.
  • Moment privilégié pour une douzaine de vos collaborateurs, pour découvrir l'ensemble du chemin toxique réalisé (automne 2016)
  • Une soirée d'utilisation de l'espace Imago - salle de conférence du Naturoptère - pour votre entreprise, à une date convenue avec vous, au cours de l'année 2016

La vie du projet

09 nov.

La mission de la sorcière

04 nov.

Un peu d'information sur les plantes toxiques

28 oct.

Le laurier-rose (Nerium oleander)

Le laurier rose (Nerium oleander) est une espèce d'arbuste originaire de la rive sud de la mer Méditerranée. Il est connu pour pousser en Afrique du nord sur les rives des oueds. Cela traduit sa prédilection pour les sols frais ainsi que sa faculté à supporter des périodes de sécheresse. Le nom du genre oleander proviendrait de la ressemblance de ses feuilles avec celles de l'olivier (au nom scientifique d'Olea europaea). Il ne fait en rien partie de la famille des oléacées mais appartient à celle des apocynacées, au côté des pervenches (Vinca sp).

Sa capacité à résister à la sécheresse résulte d'adaptations particulières. Les cactus et certaines euphorbes font des réserves d'eau. Le laurier rose, quant à lui, va éviter d'en perdre. Cela est possible grâce à la face supérieure des feuilles coriaces et à l'implantation des stomates situés sur la partie inférieure, eux-mêmes recouverts de pubescence. Une couche d'air plus fraîche limitera ainsi la transpiration du laurier. Cette stratégie se retrouve sous les feuilles du romarin, du chêne vert et de beaucoup d'autres plantes méditerranéennes.

 

Le nom laurier est porté par un bon nombre d'espèces d'arbustes. Le laurier cerise ou laurier amande (Prunus laurocerasus), le laurier tin (Viburnum tinus) et évidement le laurier sauce (Laurus nobilis) en font partie. Il est à noter que ceux-ci sont également toxiques, même si employé avec parcimonie, le laurier sauce est comestible !

 

A propos de toxicité, le laurier rose renferme une substance cardio-toxique proche de celles présentes dans la digitale. Elle a pour effet de troubler le rythme cardiaque, pouvant causer la mort. Les fumées dues au brûlage du laurier rose sont également toxiques, donc pas de barbecue aux braises de laurier ! Il existe aussi des cas de brûlures causées par le contact de la plante avec la peau. Utilisez donc des gants pour la taille des lauriers.Ne laissez pas vos enfants s'amuser à faire des infusions avec des fleurs ou des feuilles de laurier car l'eau devient également toxique et augmente les possibilités de contact avec la peau. Chez les enfants l'intoxication est grave car la dose toxique (voir mortelle) est vite atteinte.

 

La plante fraîche est très amère et donc peu appétente pour les herbivores.Les cas d'intoxications d'animaux sont le plus souvent dus à l'absorption d'eau dans laquelle les branches avaient trempé. Aussi, après taille, dessiccation ou gel de feuillage la plante devient moins amère et il se peut qu'un ruminant en consomme. La dose potentiellement mortelle pour un bovin est de 30 à 60 gr de feuilles fraîches et 4 à 8 gr pour un petit ruminant (0,15% du poids vif !). Curieusement, l'appétence semble augmenter suite à un traitement herbicide mais augmenterait également la teneur en toxique de la plante. 

 

D'autres animaux consomment volontiers le laurier rose. C'est le cas de la chenille du sphinx du laurier rose (Daphnis nerii) qui à son tour devient toxique. Autres insectes "lauriéphage", les pucerons jaunes dit "du laurier rose". Eux-mêmes deviennent toxiques en accumulant des cardénolides, aux effets toxiques sur les oiseaux. Une fois de plus, les couleurs vives indiquent un certain danger aux éventuels prédateurs. En revanche, ils sont consommés par quelques larves de syrphes et de coccinelles sans aucun problème. Il semblerait que toutes les espèces de coccinelles ne soient pas totalement insensibles aux toxines !

 

Une autre relation étonnante entre les insectes et le laurier provient de son mode de pollinisation. En effet, la plante trompe les insectes en leur offrant uniquement l'espoir d'une ration de nectar ! Elle attire le butineur par la floraison colorée et parfois odorante. Les quelques éclaireurs qui sondent les fleurs de lauriers roses à la recherche de nectar peuvent accomplir la pollinisation en une seule visite en raison de la structure du pollen. Contrairement à de nombreuses plantes à fleurs qui produisent des grains de pollen individuels, les lauriers roses produisent des granulats de pollen, sorte d'amas de grains maintenus ensemble par une substance collante. Cela permet aux pollinisateurs de transporter et de disperser plusieurs grains de pollen en une seule visite!

 

Sources sur Internet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurier-rose

http://nature.jardin.free.fr/arbuste/ft_laurierrose.html

http://cap.chru-lille.fr/CAPBD/BAIES/detail/ca5-00aout2.htm

http://www2.vetagro-sup.fr/ens/toxico/laurier%20rose.html

http://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?f=12&t=21374

http://homeguides.sfgate.com/oleander-attracts-pollinators-81109.html

http://homeguides.sfgate.com/host-plants-oleander-aphids-71029.html

 

Bibliographie :

Interaction insecte-plante, par N. Sauvion, P.-A. Calatayud, D. Thiéry, et F. Marion-Poll. Éditions QUAED /IRD.

27 oct.

Le muguet (Convallaria majalis)

Le muguet de mai est, en anglais, appelé "Lily of the valley". C'est une traduction plus proche de son nom scientifique : Convallaria magalis vient du latin convallis signifiant vallée et du grec leirion lis, littéralement "Lis de la vallée".

 


Les autres "muguets"
Il ne faut pas le confondre avec le Muguet des dames, autre nom vernaculaire donné à l'aspérule odorante (Galium odoratum) rentrant dans la fabrication du vin de mai ou encore le muguet du Japon Ophiopogon japonicus.
Le Muguet (Convallaria magalis) voyage de famille en famille au gré d'études scientifiques. Il fait partie de la famille des liliacées dans la classification classique (linnéenne) et des asparagacées en classification phylogénétique. C'est ainsi que l'on retrouve le muguet dans le même groupe que l'asperge (Asparagus sp) et, pour les plus connaisseurs, que les sceaux de Salomon (Polygonatum sp). Il existe 2 espèces de muguets, appartenant au genre Convallaria ; elles poussent dans tout l'hémisphère nord. Le climat trop chaud et sec ne lui convient pas. En revanche, il s'accommode d'à peu prés tout type de sol dans la mesure où celui-ci ne retient pas trop l'eau. On rencontre le muguet de préférence dans les sous-bois de hêtres et de chênes et il serait un indicateur d'ancienneté de la forêt. En France, l'espèce magalis est présente partout mais se fait beaucoup plus rare en région méditerranéenne. Pour le Vaucluse, c'est uniquement sur le versant nord du Ventoux que quelques pieds réussissent à pousser. Il existe d'anciennes données sur le plateau d'Albion.

 



Le "muguet de mai"
Historiquement le muguet symbolise dans le langage des fleurs un bonheur retrouvé. L'histoire raconte qu'un brin de muguet aurait été offert au roi Charles IX par le chevalier Louis de Girard de Maisonforte originaire de St-Paul-Trois-Châteaux. Charles IX reprit cette idée et en 1561 en offrit aux dames de la cour pour leur souhaiter chance et bonheur. De nos jours, il est traditionnellement offert le 1er mai, et marque encore une fois l'arrivée de la belle saison et le souhait de bonheur partagé. Il est bien connu qu'un trèfle à 4 feuilles porterait bonheur, on sait moins qu'un brin de muguet à 13 clochettes en ferait autant. Est-ce pour cette raison que l'on en trouve sur les maillots du rugby club toulonnais ?

 



Planter du muguet
L'automne est la bonne saison pour planter le muguet, car il est toujours préférable de planter des végétaux en dormance. Aussi, il faut lui trouver un coin du jardin ombragé et assez frais ! Nous sommes en Provence et ce n'est pas le paradis du muguet mais vous pouvez tenter sa culture si vous avez des conditions acceptables pour son installation. Sinon on peut le garder en pot. Les racines du muguet sont appelées "griffes", qu'il ne faudra pas oublier de maintenir dans une certaine humidité, l'été...

 



Le muguet est toxique !
Toutes les parties de la plante sont toxiques ! Les molécules de convallarine, de convallamarine et de convallatoxine contenues dans le muguet ont pour effet de ralentir et troubler le rythme cardiaque pouvant entrainer la mort par arrêt cardiaque. Les substances de convallatoxine sont utilisées en médecine mais en doses adéquates. Elles deviennent des tonicardiaques, tout l'inverse d'une intoxication ! Les baies sont les parties qui contiennent le plus de toxines. L'eau du vase qui a contenu les brins de muguets devient toxique aussi.
Les chiffres du centre antipoison de Lille montrent que la moitié des cas d'intoxications connus avec du muguet sont dus à l'absorption d'eau du verre ; l'autre moitié vient de l'ingestion de baies. Sur les 49 cas (entre 95 et 98), 43 cas n'ont causé que de faibles symptômes. L'hospitalisation a été nécessaire du fait du jeune âge des patients ou de l'impossibilité de déterminer la quantité ingérée.

 


Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Asparagaceae


https://fr.wikipedia.org/wiki/Muguet_de_mai


http://www.onf.fr


https://fr.wikipedia.org/wiki/Convallatoxine


http://cap.chru-lille.fr/CAPBD/BAIES/detail/ca5-99avril1.htm


Flore forestière française par J.C. Rameau, D. Mansion, G. Dumé , éd : IDF


La flore du département du Vaucluse par Bernard Girerd, éd : A. Barthélemy



 

26 oct.

Chemin Toxique : une mission pour vous !

19 oct.

Frissonnez, voici la nouvelle bande-annonce !

15 oct.

Le datura stramoine (Datura stramonium)

Les daturas sont des plantes faisant partie de la famille des solanacées, tout comme les tomates, aubergines, poivrons et pommes de terre. Cette famille a la caractéristique de regrouper des végétaux tous plus ou moins toxiques. Pour en finir avec la systématique, le naturaliste suédois Carl von Linné les avait classés avec un genre voisin, les Brugmansia. Ces derniers sont, à la différence des daturas, des arbustes ligneux et vivaces avec des fleurs pendantes alors que les daturas sont des plantes herbacées et généralement annuelles dépassant rarement les 1,5m. Autre différence, les fruits des daturas sont épineux ce qui n’est pas le cas chez les Brugmansia. Une douzaine d’espèces dans le genre Datura sont connues.

 


Toutes les parties de la plante sont toxiques. Elles contiennent des substances telles que l'atropine, scopolamine causant des troubles sur le système nerveux. Le datura contient également de la solanine qui est toxique en grande quantité pour l'homme. On retrouve cette molécule dans la peau des pommes de terre vertes, notamment.

 



Les daturas semblent avoir pour origine géographique l’Amérique du Sud et ont vraisemblablement été transportés sur le reste du globe par l’Homme où ils se sont ensuite naturalisés.

 



En France, c’est le Datura stramonium qu’on rencontre le plus fréquemment. Etant une espèce décrite comme rudérale (qui pousse dans les décombres, bord de chemins, terres travaillées), elle a naturellement trouvé sa place près de l’homme et de ses activités. Apparue aux alentours des années 1970 dans le sud-ouest, elle a rapidement colonisé le pays, « contaminant » des régions plus que d’autres.

 



L’impact d’une telle plante dans nos champs n’est pas négligeable. Les semences possèdent une épaisse enveloppe extérieure qui génère des levées échelonnées ce qui rend la lutte particulièrement compliquée. S'ajoute à cette possibilité la capacité des graines à germer même après plusieurs dizaines d'années d'enfouissement profond.
Il se peut donc que des graines ou parties de plantes se retrouvent dans le fourrage ou le tourteau donné au bétail. Les conséquences peuvent être tragiques, sachant que 10g/kg peuvent être fatals à des ovins et caprins. Pour les bovins, une dose de 6g/kg serait mortelle.
En revanche le bétail délaisse la plante fraîche, son odeur fétide ne la rend pas appétente.
Il arrive que des êtres humains soient intoxiqués par des graines de datura en consommant des denrées alimentaires contaminées.
Le datura est une ressource nourricière pour la chenille du sphinx à tête de mort (Acherontia atropos) mais aussi pour les doryphores (Leptinotarsa decemlineata) ou encore cette chenille non encore déterminée, qui consomme les fruits.

 



Le datura reste actuellement une plante cultivée pour son côté ornemental (Datura metel) ou de façon industrielle à des fins médicamenteuses, dans certains pays (Chine, Afrique, Inde). 
Le datura est aussi récolté pour des usages variés selon les pays : traitement de troubles respiratoires, articulaires ou encore comme raticide... Certaines shamans de tribus indiennes (Navajos et Aztèques) en faisaient une utilisation lors de cérémonies afin de rentrer en transe et communiquer avec les esprits. 
De nos jours, ce sont certains jeunes et toxicomanes qui en font un usage moins sacré et très risqué ! La teneur en alcaloïdes toxiques varie en fonction du stade végétatif et des parties de la plante consommées. Les intoxications graves peuvent durer plusieurs jours et nécessitent une prise en charge hospitalière. Entre 2002 et 2008, sur 537 cas d'intoxication, 50% étaient dus à des faits de toxicomanie.

 



La culture du Datura metel reste assez facile. Exigeante en eau et en lumière, la plante s’épanouit dans tout type de sol mais préfère des terres riches. La floraison est déterminée par la durée du jour et l’intensité lumineuse. La multiplication se fait par semis mais le bouturage reste possible. Sa culture nécessite une vigilance toute particulière en présence d’enfants. Elle est d'ailleurs fortement déconseillée dans les espaces accueillant des enfants (crèche, école, lycée...).

 



Notre passerelle et notre espace paysager trouvent ici leur justification : participez au projet !

14 oct.

La vidéo du projet est arrivée !

Ils ont donné...