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Brisons le silence !

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Ville

Lille

IR 2020 / IS 2020

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Cagnotte officielle

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Les dons sont versés directement à Collectif des Baltringues

Participez à libérer la parole des victimes de violences conjugales.

Depuis 5 ans, nous travaillons sur le spectacle de rue « Parlez-moi d’amour » sur le thème des violences conjugales et ce travail devait se finaliser en mai 2020 pour prendre la route des festivals. Enfin, ce sujet délicat allait prendre sa place dans l'espace public à travers une proposition artistique. Malheureusement les circonstances dues à la Covid nous ont arrêtés dans notre dernière étape de création et privés de certains financements. La situation de certaines femmes lors du confinement nous a confirmé l'urgence d'aboutir notre projet.  

Avec votre aide, nous pourrons en octobre, assurer notre dernière résidence, nous procurer le matériel son que ce spectacle exige et commencer à partager ce témoignage qui touche aux fondements de nos rapports  humains.

Plus de détail en cliquant sur Blog du projet. N'hésitez pas à partager avec vos contacts.

Les dons sont  sécurisés et  versés directement à l'organisation.

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La vie du projet

22 sep.

Travail sur le texte de Parlez moi d'amour

On peaufine , on modifie, on rectifie...avant la résidence d'octobre !

Nous étions lundi au CCA de La Madeleine pour travailler sur les textes du spectacle.

Quel bonheur de retrouver le plateau et de pouvoir répéter.

Nous avons l'habitude de travailler le texte en faisant de l'écriture plateau, ce qui consiste à improviser sur un thème précis avec notre personnage. Lundi Rosalie a improvisé avec comme base le texte Si de Kipling . Ce travail nous a permis d'étoffer la première intervention du personnage de Laura dans le spectacle.

 

14 sep.

Des artistes dans la rue pour dénoncer les violences faites aux femmes - article de la voix du nord.

C'est en août 2018 que nous avons pour la première fois joué hors du cadre de la journée contre les violences faites aux femmes ou de la journée de la femme. Soutenu par la mairie de Le portel, c'est sur un marché estival que nous avons surpris notre public. Les réactions furent multiples, parfois émouvantes, parfois plus agressives...en tous les cas, très présentes. Les langues se déliaient, l'objectif était atteint. Pour nous, jouer "hors cadre" fut une des expériences qui nous a mené à poursuivre notre travail vers une diffusion plus large du spectacle.

10 sep.

Notre résidence au Centre des arts de la rue de Ath en 2019 - La naissance du lien narratif

C'est en octobre 2019, au Centre des arts de la rue de Ath, que notre spectacle a complètement changé d'axe. Nous avons remis en cause notre système narratif et chercher comment lier ce qui jusque là, n'étaient que des scénnettes indépendantes les unes des autres. L'idée de créer une famille est enfin apparue comme une évidence, nous avions trouvé notre fil conducteur. A partir de cet instant, nous avons pu construire notre histoire. Une première version de celle-ci fut présentée lors de notre sortie de résidence en octobre 2019.

10 sep.

Sortie de résidence à la Maison Folies Wazemmes

Le spectacle "Parlez-moi d'amour" sera en résidence à la Maison Folie Wazemmes du 26 au 30 octobre 2020. Une étape de travail sera présentée le vendredi 30 à 14H30.


Spectacle de rue (déambulatoire circulaire) / durée 50 minutes

 

Maison Folie Wazemmes, 70 rue des Sarrazins, 59000 Lille.

Cette étape de travail est très importante car elle nous donne l'occasion de travailler avec avec un sondier, un matériel son de qualité et également de se pencher sur la fin de notre histoire où nous sommes encore en recherche. La sortie de résidence nous permet de nous tester, de nous ajuster encore  avant les premières représentations. C'est un instant privilégié avec le public qui participe par sa simple présence à la création du spectacle. 

Suite aux protocoles sanitaires, nous sommes obligés de limiter fortement la jauge. (voir réserver l'accès aux professionnels)

Pour tous renseignements: collectif.baltringues@gmail.com

 

07 sep.

L'équipe du spectacle

Ecriture
Rosalie De Backer et Stéphanie Vertray

Mise en scène
Création collective

Distribution
Stéphanie Vertray, Marie-Pierre Feringue, Sébastien Peyre et Rosalie De Backer

Création sonore
Antonin Vanneuville, Sébastien Peyre et Jérôme Le Guillou

Graphisme
Jérôme Le Guillou

Photos
Kalimba Mendes

Production
Collectif des Baltringues

Coproduction
Ville de Le Portel

Soutiens
Maison Folie de Lille Moulins et Wazemmes - Ville d’Etaples - Centre Culturel d’Ath (Be) -
Le Printemps Culturel - Columban espace de cultures (BE) - Le Pharos - CHRS La Vie Active Béthune - CCA de La Madeleine - Le Nouveau Lieu

  crédit photo Kalimba

07 sep.

Note de mise en scène

 Pour raconter notre histoire, nous avons choisi un espace circulaire, à l’image du cercle infernal de la violence. On y tourne en rond, on va de l’avant puis on revient sur ses pas, on identifie très difficilement les portes de sortie. Le spectateur n’est pas statique, il est invité à suivre les personnages d’une proposition à une autre et à laisser résonner, pendant son déplacement, ce qu’il vient de vivre.

  Nous jouons dans le mobilier urbain sans décor et avec un minimum d’accessoires. Ni porte, ni fenêtre pour symboliser un intérieur. Quand le spectateur assiste à une situation censée rester cachée de tous, le jeu des comédiens et sa position de témoin créent un monde autour de lui qui lui est propre. Ce spectacle touche à l’intime, il résonne en chaque spectateur dans sa propre violence et son histoire.

  Dans le cadre des violences conjugales, on parle beaucoup du personnage privé et du personnage public. Il y a ce que l’on est à la maison et ce que l’on renvoi en société. Nous avons donc créé des situations où le spectateur rencontre ces deux facettes, multiplie ses angles de vues. A l’enterrement de Muriel, il est présent au même titre que Damien, Catherine et Laura. Il fait partie de leur monde comme une famille éloignée que l’on ne voit que dans ces moments là.

  Une famille c’est un appui réaliste, pourtant « Parlez-moi d’amour » est tout en décalage. Chaque scène a été réfléchie pour raconter son histoire appuyée par une proposition artistique forte. Un enterrement où la principale intéressée est présente, une histoire de vie racontée à trois voix et  quand les mots n'ont plus de sens ni d'impact, les corps s’expriment. Une chorégraphie du couple déchiré sur Parlez moi d'amour de Lucienne Boyer, une recette de cuisine dont les ingrédients se mettent à créer un visage tuméfié, une DRH avec des gants de boxe, un tablier qui vole… et une explosion.

07 sep.

Du théâtre, de la rue

  Le théâtre c'est  du direct. Il y a des corps, des respirations, des voix. Nous ne sommes plus dans les chiffres, ni les statistiques, nous sommes dans la vie. C’est une expérience sans filtres, sans écran, une possibilité d’être touché différemment en tant que témoin immédiat.
  Le théâtre c’est aussi un rassemblement de gens autour d’une même proposition avec une très belle opportunité de rencontres et d’échanges. C’est un formidable allié pour dénouer les langues.
 
  Le théâtre de rue permet d’amener poétiquement le débat sur la place publique. Dans « Parlez-moi d’amour », ce qui se passe derrière les façades des maisons est soudainement dévoilé. C’est la possibilité pour le spectateur de regarder par le trou de la serrure, d’entrer dans l'intime.
  Il se dégage de la rue quelque chose de terriblement quotidien, c’est un endroit que tout le monde fréquente, où l’on croise de fait des personnes victimes de violences. Dans cet espace public que nous partageons, on peut se sentir soudainement concernés. Nos préjugés peuvent être ébranlés.    
  Nous souhaitons également jouer dans la rue pour toucher le plus grand nombre, faire du bruit et briser ce silence de honte qui entoure les violences conjugales et qui n’a pas lieu d’être.
  Il est vital que ce soit dans la rue !


                                                                                                        credit photo Kalimba

07 sep.

Une histoire de famille

                                                                                                                                        

Dans le spectacle "Parlez-moi d'amour", nous suivons une famille. C'est pour nous essentielle car cela nous permet d'imaginer un possible parcours de la violence à travers ses différents membres.
  En réalité, il ne s'agit pas que d'une histoire de couple. Réfléchir à l'origine de cette violence nous conduit inévitablement à envisager une multitude de facteurs, de rouages, de causes, de comportements et d'automatismes. Nous pencher vers l’enfance et les blessures qui marquent à jamais notre corps et notre esprit, c’est refaire ce chemin qui peut mener à tout moment à des comportements extrêmes.

  Dans ce portrait de famille, nous rencontrons Muriel, ses enfants Catherine et Damien, et sa belle-fille, Laura.
  Muriel n'est plus, cependant elle est présente. Elle invite le public à assister à son propre enterrement. C’est une femme d'un autre temps qui semble pourtant  bien ancrée dans la réalité. Elle questionne les sujets au cœur de l'actualité, les femmes, les hommes, l'égalité. Tel le fantôme de nos  croyances, elle invite à ce que le silence ne soit plus la norme pour les futures générations.
  Tout comme sa maman, Damien a été victime de violences dans sa jeunesse. En couple avec Laura depuis dix ans, il reproduit le schéma familial. Il se sent dans son droit même si face à sa sœur Catherine avec qui il a partagé son enfance, il perçoit le monstre qui l’habite.
  Catherine est devenue une personne importante avec une belle situation. Elle vit seule et cherche à libérer une tendresse prisonnière de ses blessures, ballotée entre son affection pour son frère et son aversion pour son comportement violent.
  Laura est une femme tombée amoureuse. Elle avait une faille dans laquelle il était possible de s’engouffrer pour la manipuler. Après dix ans d’une vie de couple destructrice, elle est toujours vivante. Sa prise de conscience progressive et l’aide de Catherine vont l’amener à reprendre sa liberté.

  Trois femmes, un homme, plusieurs générations, quelques moments de vie dévoilés pour raconter un engrenage.  Nous entrons dans l’intimité d’une famille. Leur histoire n’est plus un fait divers lu dans les journaux,  nous sommes dans la rue et pourtant nous sommes chez eux, témoins de ce qu’ils vivent.

                                                                                          Crédit photo Kalimba

07 sep.

L'histoire du spectacle de rue "Parlez-moi d'amour" sur les violences conjugales.

Vidéos amateurs prisent lors de notre première intervention en 2015 à Béthune dans le cadre de la journée contre les violences faites aux femmes.

Il y a 5 ans, nous avons commencé à travailler avec le CHRS de Béthune dans le cadre de la journée contre les violences faîtes aux femmes. L’idée était d’accompagner des victimes de violences dans un parcours urbain construit autour des différents lieux susceptibles de les aider.      Les années suivantes, répondant à des demandes communes de Valenciennes, Lille, Etaples ou Le Portel, la déambulation s’étoffe de saynètes, les témoignages de violences conjugales recueillis deviennent inspiration et nous réinventons sans cesse cette intervention devenue hybride. Nous sommes finalement amenés à jouer pour un public plus large et non ciblé.      Puis les mouvements de libération de la parole des femmes, initiés par #BalanceTonPorc et  #MeeToo naissent, le débat sur la condition de la femme arrive sur le devant de la scène, les choses bougent, des effets positifs se font ressentir chez les victimes comme chez toutes les femmes. Les chiffres officiels ne suivent pourtant pas, l’inertie de la société est immense et des femmes continuent de mourir sous les coups.   

Nous prenons alors la mesure de l’impact de nos interventions. Il est possible de contribuer à libérer la parole, tenter d’aider les victimes de violences à faire un premier pas vers la liberté et questionner plus généralement le public sur les relations entre les hommes et les femmes.    Il nous devient primordial de poursuivre sur ce chemin engagé et en 2020 notre parcours urbain devient le spectacle « Parlez-moi d'amour ».

Notre souhait est de le jouer partout, tant dans le cadre associatif que dans des festivals de rue. Nous sommes riches de quatre années de rencontres, de témoignages, d'étapes de travail et de remises en question, de lectures, de découvertes musicales et filmographiques.     Notre dernière étape de travail est la synthèse de ce long parcours. Nous puisons dans notre intimité pour donner vie à celles de nos personnages, sans jugement possible. Toucher à cette ambiguïté qui se vit au sein du couple violent, raconter une grande complexité au travers d’une histoire simple, celle d’une famille, c’est s’interroger sur les relations de pouvoir, de manipulation ou d’humiliation.   

Cette création est venue nous chercher profondément. Plus qu'un spectacle c'est un témoignage qui touche aux fondements de nos rapports entre humains.