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Apprendre le français : se former pour mieux enseigner

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Qui sommes-nous ? Tout commence en 2003, lorsque l'association Tous Bénévoles est créée, il y a 14 ans déjà. Cette création est le fruit de la fusio...

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Qui sommes-nous ? Tout commence en 2003, lorsque l'association Tous Bénévoles est créée, il y a 14 ans déjà. Cette création est le fruit de la fusio...

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Qui sommes-nous ? Tout commence en 2003, lorsque l'association Tous Bénévoles est créée, il y a 14 ans déjà. Cette création est le fruit de la fusio...

Participez à la formation de bénévoles dans l'enseignement du français !

Aujourd'hui, se lancer dans le bénévolat, c'est se lancer dans une aventure humaine, solidaire et sociale. C'est cette aventure que nous avons choisie de suivre chez Tous Bénévoles.

Si s'engager est une première étape fondamentale, certaines thématiques nécessitent un savoir-faire, une méthode. C'est le cas de l'enseignement du français à un public d'adultes migrants. Chez Tous Bénévoles, nous avons ressenti un manque et un besoin de formations dans ce domaine. Les bénévoles donnant des cours à des migrants se sont rendus compte qu'il ne suffit pas de parler français naturellement pour enseigner le français efficacement !

Via le Programme AlphaB, notre philosophie est que les bénévoles soient le mieux formés possible. Pour qu'ils puissent donner des cours efficaces aux migrants, pour que ces derniers apprennent le français plus rapidement. Mais aussi pour que les bénévoles se sentent épanouis dans leur mission !

Mais alors, pourquoi donner ?

Avec le Programme Alpha B, nous avons organisé en 2017, 13 formations dans l'enseignement du français aux adultes. Ce qui représente 221 bénévoles formés et des milliers de femmes et d'hommes migrants apprenant le français !

C'est déjà formidable, mais nous ne voulons pas nous arrêter là ! Nous avons besoin de vous pour continuer à étendre ce cercle vertueux et offrir une nouvelle session de formation à notre programme. Grâce à vous, 17 bénévoles supplémentaires auront droit à une formation dans la méthodologie d'enseignement du français aux migrants.

Notre budget passé au crible

Sur le marché actuel, une formation coûte entre 150 et 200€ par personne et par journée de formation. Une de nos missions chez Tous Bénévoles est de trouver des financements extérieurs, afin de réduire les coûts de ces formations. Ainsi, nos formations reviennent à un tarif de 26 à 44€ par personne et par jour.

Ce projet de mécénat participatif permettra de financer intégralement une formation pour 17 personnes. Cette formation sera donc proposée gratuitement aux bénévoles.

Ce financement permettra de prendre en compte : la rémunération des formateurs (2 850€), la remise à chacun des participants d'un "Guide du bénévole pour l'alphabétisation" (204€), l'organisation en amont, l'accueil et la gestion durant la formation et le suivi après la formation (500€)

C'est pourquoi nous avons besoin de vous !

Participez avec nous à une diffusion efficace de la langue française. Permettez une meilleure intégration des migrants en soutenant les bénévoles qui enseignent le français.

Nous soutenir, c'est aussi soutenir les actions bénévoles de manière générale.

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La vie du projet

06 déc.

CREER avec la langue française

Le programme AlphaB est en contact permanent avec des associations qui organisent des cours de français pour adultes migrants ou en situation d'illettrisme. Nous partons à la rencontre de ces dernières afin de vous les présenter.

Aujourd'hui, c'est l'association "CREER avec la langue française" de St Maur-Des-Faussés.

 

 

C’est dans un petit bureau, au 3eme étage du 11 avenue Joffre, que Véronique Pelcé m’accueille pour notre rendez vous. Elle est la présidente de l’association  « CREER avec la langue française », une association qui a vu le jour en 1989, à St-Maur-Des-Fossés.

« CREER avec la langue française » propose des ateliers d’apprentissage de la langue française. Si au début, les ateliers étaient réservés aux femmes, depuis 2015, après un vote, les hommes sont également les bienvenus, "Cela n’a pas été facile au début, certaines femmes avaient un peu d’appréhension quant au fait de travailler avec des hommes, mais ça c’est très bien passé. D’ailleurs, "les hommes se font vite reprendre par les femmes s’ils sont trop machos" me glisse Véronique.


Pendant que Véronique m’explique l’origine de l’association, des apprenantes et d’autres bénévoles nous ont rejoints. On se retrouve à une petite dizaine, bénévoles et apprenantes, à discuter de l’association.

 


Au début de l’association, la majorité des femmes venant assister à des cours étaient portugaises et d’Afrique du Nord. Aujourd’hui, on compte 38 nationalités différentes. Les ¾ des apprenant-e-s viennent de St Maur, quelque unes viennent d’un peu plus loin « mais si c’est trop loin, on essaie de les rediriger, car ce n’est pas du tout pratique pour eux ».

 


Sur l’année 2016/2017, 43 bénévoles ont suivis 140 apprenants de 22 à 80 ans pour 3 cours par semaine (2h par cours).  L’association à la chance d’avoir un local assez grand mis à disposition contre une participation aux frais. Ce local de 6 salles permet de recevoir les apprenants, mais des cours sont également donnés à la maison des associations de St Maur. D’un point de vue pratique, les bénévoles fonctionnent par binôme, ils animent les ateliers à deux pour éviter les annulations de cours, faciliter l’organisation, et le suivi.
Si l’activité de CREER se limite aux ateliers de français, cela ne l’empêche pas d’organiser des activités autres. Une pièce de théâtre, mais aussi une fête en juin, une sortie au musée une fois par an, l’édition d’un journal régulier. L’association a également noué des liens avec le théâtre de St Maur afin de bénéficier de tarifs scolaires pour assister à des représentations. Cela permet aux personnes en apprentissage de la langue de partager des moments conviviaux, par une ouverture culturelle et une meilleure appréhension des codes sociaux propres à ces lieux.

 


D’un point de vue interne, l’organisation de «CREER »  est très classique (Présidente, vice présidente, trésorière, secrétaireetc.). Il y a uniquement des bénévoles (en majorité des femmes). Seule la référente pédagogique est rémunérée en tant qu’auto entrepreneuse. On me fait savoir à quel point son rôle est prépondérant dans l’association. Sibylle de son prénom, y travaille depuis 8 ans. Elle fait une permanence un jour par semaine, et à côté de cela, elle fournit des outils pédagogiques (comme la minute pédagogique), construit des ateliers de grammaire (pour que la grammaire fasse moins peur et soit plus accessible). Surtout, c’est sa disponibilité et sa réactivité qui sont mis en avant. Elle aide beaucoup les bénévoles dans la direction des cours, toujours à l’affut des dernières méthodes, afin que la pédagogie ne reste pas figée.


Pour autant, s’il n y a qu’une personne de rémunérée, il y a quand même d’autres dépenses (loyers, formations, sorties, etc). Pour financer cela, il y a d’une part les adhésions des apprenants (38€/an) mais aussi et surtout les subventions (Mairie, Etat, Conseil départemental). Cependant, pour obtenir ces subventions, il faut remplir des dossiers très « rigides, rentrer dans des cases » m’explique Véronique. Les institutions ne prennent pas en compte le lien social, les relations qui se créent toute la vie qu’il y a dans et autour des ateliers.
Pour la coordination générale, il y a environ 3 temps forts par an. Une réunion en septembre, avant les inscriptions, un repas de noël et un repas fin juin.  En plus de cela, il y a l’Assemblée Générale (AG) et les formations auxquelles participent les bénévoles, ainsi que les réunions de coordinations au sein de chaque atelier plusieurs fois par an.

 


L’association, bien implantée à St Maur, est très active dans la commune, en témoigne ce partenariat avec l’association « Joly », qui fait de l’accueil de jour et de nuit. « CREER » anime des ateliers de français chez eux. Ou encore ce lien avec Pôle Emploi, qui a permis aux apprenant-e-s d’en savoir plus sur la recherche d’emploi. A cela s'ajoute également une participation aux événements du département, commele stand tenu lors de la fête des solidarités à Noël…

 

 


Le fonctionnement des ateliers
Tout commence en début d’année scolaire, lors de l’inscription. Les apprenant-e-s (surtout les nouveaux) sont reçus en  entretien individuel pour un « test » de positionnement. La personne décrit une image, puis écrit ce qu’elle a dit. Tout est enregistré afin de voir la marge de progression à la fin de l’année, où le même exercice est de nouveau fait. Sans chercher à hiérarchiser, le but est de montrer la personne sa propre évolution, afin de la mettre en confiance. Ce « test » est non exhaustif « parfois les personnes sont timides durant le test, on pense qu’elles ont un niveau débutant alors que non ».


Les ateliers, eux, sont répartis selon les besoins et niveau des apprenants.  De manière générale, il y a entre 8 et 15 apprenants par atelier. Il y a un atelier « multi », le soir, où les niveaux sont mélangés, qui s'adresse davantage aux personnes travaillant la journée.Il y a également un atelier informatique, un atelier « français en scène ». Derrière cette jolie formule se cache un atelier théâtre. En effet, certains peuvent être réticents en voyant « atelier théâtre », alors que pour la prononciation, la prise de parole, la mémoire, la confiance en soi, c’est extrêmement utile.De plus, cet atelier, permet aux apprenants d’écrire et de jouer eux-mêmes une pièce de théâtre, sur un thème qu’ils choisissent à l’avance ; l’association organise deux représentations de cette pièce par an.

 


Ainsi, les ateliers se veulent le plus interactifs et concrets possibles. Autre exemple, celui de l’atelier recherche d’emploi, où un DRH fait passer des simulations entretiens d’embauche aux apprenants.
Le contenu des ateliers n’est pas formalisé au sens strict du terme. Une des apprenantes m’explique que grâce à l’association elle apprend sur le droit, sur ses conditions de travail. Au fil du temps et de la promiscuité, les ateliers sont aussi des ateliers de vie en société. Et comme me le souligne une bénévole « on donne mais on reçoit beaucoup».
De manière générale, les bénévoles m’expliquent que l’assiduité est bonne, qu’il y a une bonne ambiance, très saine. Certaines des apprenantes sont la depuis des années. D’autres sont passées d’apprenante à bénévole responsable d’atelier. Il y a aussi cette fille d’apprenante, touchée par les progrès de sa mère, qui est venue elle-même donner des cours.
Il ya toujours une volonté latente de partager et de co-construire. Le statut d’adhérent permet aux apprenants de participer aux AG, on leur demande leurs avis : « On a pas grand-chose à dire, car les choses elles sont correctes »souligne une apprenante.

 

 

Finalement, l’unique question que je n’ai pas posée, c’est pourquoi le nom de « CREER ». Après deux heures d’entretien, j’ai mon idée sur ce choix. CREER c’est transmettre une langue, apprendre le français. Mais c’est également créer des liens et des relations entre des personnes qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées.

Ils ont donné...

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