Publics des orchestres, la fin des idées reçues

Quand le public en cache un autre“, c’est la grande enquête nationale sur les publics de l’orchestre. Commandée par l’Association Française des Orchestres à l’agence Aristat, l’étude s’appuie sur 11.400 questionnaires et 125 entretiens menés auprès des publics de 13 orchestres, pour tordre le cou aux idées reçues.

Philharmonie publics

 

Économie collaborative : créer l’engagement citoyen ?

Le crowdfunding : une croissance de 100% par an

La France s’est dotée en 2003 d’une loi pour le développement du mécénat, favorable à la complémentarité de financement de projets d’intérêt général entre le public et le privé. Cette loi a démontré son efficacité : le mécénat représente aujourd’hui environ 3,8 milliards de contributions déclarées (2 milliards pour les particuliers et 1,8 milliards pour les entreprises), dont 20% pour la culture.

On constate une baisse du mécénat d’entreprises ces dernières années, dans une conjoncture économique difficile, et une concentration des dons autour des très grandes entreprises et des grands groupes.

Le crowdfunding en revanche poursuit une croissance rapide, de près de 100% par an. Cette dynamique est une réelle opportunité positive, et fait écho à une évolution de la société portée par des individus souhaitant devenir acteurs et co-financeurs de projets qui leur tiennent à cœur.

C’est pourquoi Culture Time a la volonté de faire grandir ces nouveaux usages, en offrant les bons outils pour développer les dons diffus (celui des particuliers et des petites entreprises), et en proposant de nouvelles formes innovantes de don. Ce sont ces nouveaux usages de l’économie collaborative qui permettent d’envisager de façon positive de nouvelles formes de participation du citoyen à la culture, en complément des acteurs publics.citoyen - ensemble

La sortie au musée, moment convivial et participatif

Le National Endowment for the Arts (NEA) a publié en janvier 2015 les résultats de sa grande enquête sur la fréquentation des musées aux Etats-Unis.

A partir des travaux du General Social Survey (GSS), qui révélaient une baisse significative des sorties culturelles des Américains au cours des 20 dernières années, le NEA a investigué les motivations et les obstacles de leurs pratiques culturelles, tous genres confondus : théâtre, danse, musique, expositions…

Cette enquête démontre qu’au delà des barrières dites « perceptuelles », des barrières « pratiques » permettent d’expliquer les habitudes culturelles des Américains.

Les barrières perceptuelles sont les barrières relatives à la façon dont les individus perçoivent les arts, basés sur leurs expériences passées, les pratiques et les attentes de leur cercle social. Les barrières pratiques sont quant à elles relatives à des considérations d’ordre pratique, tels que le manque de temps ou le prix.

Dans un contexte global de profonds changements liés au numérique, qui induisent des pratiques culturelles de plus en plus participatives, le musée est confronté au défi d’adapter son offre pour développer un public aux usages évolutifs, tout en maintenant leur mission artistique.

L’étude du NEA fournit des pistes de réflexion , aux États-Unis comme en France, pour mieux satisfaire les attentes du public – et du non public du musée.

 

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