Publics des orchestres, la fin des idées reçues

Quand le public en cache un autre“, c’est la grande enquête nationale sur les publics de l’orchestre. Commandée par l’Association Française des Orchestres à l’agence Aristat, l’étude s’appuie sur 11.400 questionnaires et 125 entretiens menés auprès des publics de 13 orchestres, pour tordre le cou aux idées reçues.

Philharmonie publics

 

Le mécénat participatif, une nouvelle forme de citoyenneté ?

Par Thérèse Lemarchand, Présidente de Culture Time.

Le financement participatif, comment cela fonctionne ?

Le « crowdfunding », ou financement participatif, est une participation financière collective d’individus qui rassemblent leurs ressources pour soutenir les initiatives d’autres personnes physiques ou morales. Développé à grande échelle via internet à la fin des années 2000 aux USA, le crowdfunding est à l ‘adolescence de son développement industriel. Il existait en 2009 10 plateformes web de financement collaboratif sur un modèle émergent. Après une croissance proche de 100% tous les ans, 5,1 Milliards de dollars ont été levés en 2013 sur les centaines de plateformes en service à travers le monde, sur l’ensemble des 3 domaines du crowdfunding que sont le prêt, l’equity, et le don contre don. Le mécénat participatif s’inscrit dans ce dernier sous-ensemble, pour des projets reconnus d’intérêt général, éligibles au mécénat.

En quoi les outils numériques permettent-ils d’amplifier un phénomène qui n’est finalement pas nouveau (la souscription publique existant depuis des siècles) ?

Ce type de mobilisation sur Internet s’est développé avec l’essor des pratiques liées à l’économie collaborative, et dont les réseaux sociaux se sont faits les vecteurs. Ces projets ouverts à tous via internet permettent de connecter entre eux des utilisateurs qui sont aussi citoyens et peuvent devenir des acteurs à part entière de la proposition qui leur est présentée. Les pratiques collaboratives fonctionnent largement sur la « viralité » (le bouche-à-oreille numérique) et la recommandation, et valorisent des expériences, que l’on souhaite découvrir, que l’on a envie de partager avec des personnes qui nous sont proches. Ce qui se créé à travers une campagne de financement participatif, c’est la reconstitution d’une communauté d’intérêts plus ou moins grande, de personnes qui souhaitent se retrouver autour d’un projet qui crée entre elles de nouvelles synergies.

Culture et numérique, une union parfaite ?

Par Coline Cuau pour Culture Time –  Il y a quelques semaines, la journaliste américaine Museum Geek posait la question dans son blog de savoir ce que c’était réellement de faire l’expérience d’un musée. (« When is a museum experience ? » Suse Cairn, http://museumgeek.wordpress.com/). Bonne, vaste, difficile question.

 

Il est certain que l’expérience que nous avons des musées s’est radicalement transformée. Le temps semble loin où un guide menait un groupe scolaire somnolant à travers le musée de la pêche de Concarneau. Aujourd’hui, la course à l’armement est lancée parmi les institutions culturelles. Les musées s’équipent tous, non seulement d’outils numériques qui nous forcent à repenser la médiation, mais également d’une présence en ligne qui modifie profondément le rapport qu’ils entretiennent avec leur public.

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Art Everywhere, l’exposition qui fait le mur

Par Coline Cuau pour Culture Time. Et si, à la place de la publicité pour dentifrice de votre arrêt de bus, se trouvait une reproduction de la Joconde ? C’est le pari un peu fou lancé cet été par des musées anglo-saxons. L’opération « Art Everywhere », lancée en Grande Bretagne en 2013, vise à monter « la plus grande exposition jamais créée » en installant des reproductions d’œuvres d’art sur des espaces traditionnellement réservés à la publicité.
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Crédit photo (c) arteverywhere.org.uk

En échange d’un don à l’exposition pour aider à l’acquisition des espaces publicitaires, les particuliers peuvent choisir les œuvres qu’ils souhaitent voir affichées pendant l’été, chaque musée présentant une dizaine de ses pièces qu’il juge représentatives de l’histoire de l’art du pays. En Grande Bretagne, la sélection finale comporte 25 pièces et regroupe des œuvres de David Hockney, John Constable, Holbein le Jeune ou encore William Blake.

L’exposition, qui a pour but de célébrer le patrimoine artistique anglais et de rapprocher les musées de leurs publics, est déjà considérée comme un succès avant même son ouverture officielle le 21 juillet. Cette deuxième édition compte déjà 38.000 participants et compte bien engager son public sur les réseaux sociaux avec le lancement du hashtag #arteverywhere afin d’encourager les passants à réagir et à partager leurs photos des œuvres.