Pourquoi le futur de votre organisation dépend de la génération Z

Vous avez dit “génération Z” ?

On connaissait la génération Y, aussi appelée « Millenials », qui désigne les personnes nées entre le début des années 80 et les années 90, et qui se distinguaient de leurs ainés par leur aisance avec le digital. Aujourd’hui, c’est de la génération Z qui fait du bruit.

Mais qui sont-ils ?

Génération Z exemples
de gauche à droite : Adora Svitak, activiste américaine de 17 ans, Malala Yousafza, 18 ans, la plus jeune prix Nobel, et Jack Andraka, 16 ans, chercheur pour la science contre le cancer.

Le musée se réapproprie la créativité

La créativité est le moteur de l’économie du XXIème siècle : de nombreux économistes, chercheurs, responsables politiques, urbanistes et chefs d’entreprises partagent cette idée. Si la créativité est source de valeur ajoutée, comment la définir, et quelle place lui donner au sein d’une organisation muséale, vouée par sa mission au long terme ?

La place grandissante de la créativité dans l’organisation culturelle ne peut être dissociée de l’arrivée du Big Data : est-il la réponse à l’injonction de la créativité pour un musée davantage tourné vers ses publics ? Quel est le place du visiteur dans le projet artistique ?

créativité

 

La créativité, c’est quoi ?

Le travail de Joseph Beuys fournit certaines pistes éclairantes. Joseph Beuys était un artiste et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf dans les années 1960.  Artiste controversé, enseignant à la pédagogie surprenante, ses cours étaient des lieux d’échanges et de débats intenses avec les élèves. Dans son travail, Beuys s’est très tôt intéressé à la créativité, non pas pour développer son processus de création artistique, mais pour en faire l’objet même de son œuvre.

Beuys distingue 3 formes de créativité possible dont il nous livre les recettes : une créativité personnelle, un processus créatif et une créativité collective.

La sortie au musée, moment convivial et participatif

Le National Endowment for the Arts (NEA) a publié en janvier 2015 les résultats de sa grande enquête sur la fréquentation des musées aux Etats-Unis.

A partir des travaux du General Social Survey (GSS), qui révélaient une baisse significative des sorties culturelles des Américains au cours des 20 dernières années, le NEA a investigué les motivations et les obstacles de leurs pratiques culturelles, tous genres confondus : théâtre, danse, musique, expositions…

Cette enquête démontre qu’au delà des barrières dites « perceptuelles », des barrières « pratiques » permettent d’expliquer les habitudes culturelles des Américains.

Les barrières perceptuelles sont les barrières relatives à la façon dont les individus perçoivent les arts, basés sur leurs expériences passées, les pratiques et les attentes de leur cercle social. Les barrières pratiques sont quant à elles relatives à des considérations d’ordre pratique, tels que le manque de temps ou le prix.

Dans un contexte global de profonds changements liés au numérique, qui induisent des pratiques culturelles de plus en plus participatives, le musée est confronté au défi d’adapter son offre pour développer un public aux usages évolutifs, tout en maintenant leur mission artistique.

L’étude du NEA fournit des pistes de réflexion , aux États-Unis comme en France, pour mieux satisfaire les attentes du public – et du non public du musée.

 

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Le mécénat participatif, une nouvelle forme de citoyenneté ?

Par Thérèse Lemarchand, Présidente de Culture Time.

Le financement participatif, comment cela fonctionne ?

Le « crowdfunding », ou financement participatif, est une participation financière collective d’individus qui rassemblent leurs ressources pour soutenir les initiatives d’autres personnes physiques ou morales. Développé à grande échelle via internet à la fin des années 2000 aux USA, le crowdfunding est à l ‘adolescence de son développement industriel. Il existait en 2009 10 plateformes web de financement collaboratif sur un modèle émergent. Après une croissance proche de 100% tous les ans, 5,1 Milliards de dollars ont été levés en 2013 sur les centaines de plateformes en service à travers le monde, sur l’ensemble des 3 domaines du crowdfunding que sont le prêt, l’equity, et le don contre don. Le mécénat participatif s’inscrit dans ce dernier sous-ensemble, pour des projets reconnus d’intérêt général, éligibles au mécénat.

En quoi les outils numériques permettent-ils d’amplifier un phénomène qui n’est finalement pas nouveau (la souscription publique existant depuis des siècles) ?

Ce type de mobilisation sur Internet s’est développé avec l’essor des pratiques liées à l’économie collaborative, et dont les réseaux sociaux se sont faits les vecteurs. Ces projets ouverts à tous via internet permettent de connecter entre eux des utilisateurs qui sont aussi citoyens et peuvent devenir des acteurs à part entière de la proposition qui leur est présentée. Les pratiques collaboratives fonctionnent largement sur la « viralité » (le bouche-à-oreille numérique) et la recommandation, et valorisent des expériences, que l’on souhaite découvrir, que l’on a envie de partager avec des personnes qui nous sont proches. Ce qui se créé à travers une campagne de financement participatif, c’est la reconstitution d’une communauté d’intérêts plus ou moins grande, de personnes qui souhaitent se retrouver autour d’un projet qui crée entre elles de nouvelles synergies.