Raje : la voix d’une France qui innove

Observatoire de la culture contemporaine musicale, associative et entrepreneuriale, Raje est un média aussi éclectique que fédérateur. Réseau de radios locales, il communique au niveau national et local autour de thématiques citoyennes. Pour en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de Valère Corréard, directeur général de la section média du Groupe SOS dont fait partie Raje. Il a rejoint l’aventure SOS il y a 4 ans et réalise en parallèle des chroniques sur France Inter. Rencontre avec un homme aux convictions fortes et aux valeurs assurées.

 

Groupe SOS raje

 

Qu’est-ce qui fait l’essence du Groupe SOS ?

Le Groupe SOS, c’est la rencontre dans les années 80 de trois visionnaires et de leurs associations fondatrices avec une volonté commune de répondre aux besoins fondamentaux de la personne.

Pour eux, il était plus généreux et raisonnable de conjuguer l’intérêt général et l’efficacité économique sur l’ensemble des dispositifs, notamment sur les questions de santé et sociales. Le groupe s’est ensuite diversifié en conservant cette ADN.

 

Groupe SOS Raje Respect Up mag

 

Votre département est composé de 3 médias : les magazines Up et Respect, Raje. Comment sont-ils organisés ?

Leurs lignes éditoriales convergent autour des mêmes valeurs de générosité et de croyance de l’être humain. Leurs thématiques, elles, sont différentes. Ce qui fait que les valeurs se manifestent différemment selon le format, le type de média et la ligne éditoriale.

Respect Mag aborde les thématiques du mieux vivre ensemble et de la diversité, des sujets fondamentaux que l’on essaie d’expliquer en abordant les différences. Qu’elles soient culturelles, cultuelles, liées à une appartenance sociale, nous avons la conviction que la compréhension de ces sujets par nos lecteurs est une clé du mieux vivre ensemble.

Up magazine est centré sur des questions sociales, sociétales et environnementales avec une volonté d’analyse sur le magazine. Le site internet est plutôt tourné vers les initiatives qui changent le quotidien. Chaque jour à 4h du matin, on envoie par mail une initiative remarquable à nos 70 000 abonnés : hier c’était « vous pouvez être les yeux d’un aveugle » avec l’application « be my eyes ». On a parlé d’une association qui se bagarre intelligemment contre le chômage, ou encore d’un dispositif qui s’appelle « partage ton frigo » pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

Raje est tourné vers la musique, la diversité culturelle et les territoires. Là aussi le local est une autre façon de donner du sens à un média qui a un positionnement grand public.

 

Raje Radio banniere

 

Raje est un réseau de radios, comment fonctionne t-il ?

Un socle commun mutualisé fédère les radios en terme de stratégie de programmation, de finance, juridique, politique etc. Il y a ensuite des temps de décrochages locaux pour chaque ville. Vous n’entendrez pas la même chose si vous captez Avignon, Paris ou Marseille à certaines horaires de décrochage… c’est une emprunte territoriale et locale qui est multi-diffusée sur les radios d’autres villes pour montrer à nos auditeurs que Raje est ancrée localement.

 

Nous sommes un pays d’entrepreneur avec beaucoup d’engagement !

 

On interview des personnes tournées vers l’intérêt général, mais pas que. On fait surtout des interviews de personnes qui bougent les lignes, qui n’ont pas forcément envie de changer le monde mais seulement de lancer un business (et c’est bien aussi) !

Ce que j’observe, c’est qu’il existe un dénominateur commun à tous les milieux de l’entreprenariat : je crois que la France est capable de faire beaucoup de choses, malgré beaucoup de contraintes, de réglementations et de pressions. Nous sommes un pays d’entrepreneur avec beaucoup d’engagement !

 

Radio Raje Studio Interview

 

 

Vous êtes régulièrement amené à la collaborer avec les institutions publiques, comment envisagez-vous cette relation ?

Je crois que l’un a besoin de l’autre et vice versa. Il faut absolument passer d’une relation qui n’est pas assumée à une relation qui l’est totalement. Les débats politiques doivent cesser là dessus. Des acteurs privés sont capables d’apporter une valeur ajoutée à des dispositifs publics qui ne sont pas autosuffisant pour X ou Y raisons. De l’autre côté le secteur privé a souvent besoin de la force de frappe du public, y compris de la partie politique pour faire avancer les sujets. C’est la force des entreprises sociales : elles ont des visées communes avec les acteurs publics. Nous sommes tournés vers le même objectif d’intérêt général. Nos moyens pour y parvenir ne sont pas les mêmes mais la fin en soi elle l’est… A présent il faut voir s’il est possible de faire chemin commun.

J’observe cette mutation dans mon secteur avec des acteurs publics qui désirent co-construire avec nous et ne veulent pas être simplement un tuyau à subvention et c’est tant mieux ! Créons des dispositifs gagnant-gagnant pour que le grand public en soit bénéficiaire car c’est tout de même le but !

 

Prenons un peu de hauteur : quelle est votre vision de l’économie de demain ?

Je pense que l’économie de demain doit se faire avec tout le monde : il faut repenser totalement la relation de travail et le rôle de chacun dans une entreprise, quelque soit sa nature ou son projet. On observe en ce moment des clivages superficiels qui s’installent… il est impossible de demander à des personnes de se mobiliser au sein d’une entreprise dans laquelle un dirigeant va gagner 100 fois ou 1000 fois le salaire le plus bas alors que ce salaire là est trop bas ! Encore si il était suffisamment haut, je trouve personnellement que ce serait moins discutable, même si personne ne vaut mille fois plus que l’autre… Au delà du salaire, qui n’est pas le seul argument, l’entreprise doit être un projet collectif. On ne peut pas avoir 100 % des personnes, c’est la vie, c’est l’humain, mais il faut trouver les moyens, et ça c’est indispensable.

 

 

Branchez-vous sur la radio Raje !

Commeon

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