Le Ticket Mécène®: minimiser le don pour maximiser l’engagement

Par Coline Cuau pour Culture Time – La prochaine fois que vous irez au Musée Rodin, emmenez un ami. Devant l’acquisition la plus récente, glissez lui, l’air de rien : « tu vois celle-là ? C’est moi qui l’ai achetée. Bien sûr, elle valait une petite fortune, mais ça valait le coup, non ? »

Techniquement, ce ne serait pas faux, même si vous n’auriez en réalité participé qu’à l’achat d’une petite partie de l’oreille gauche de la statue ou du croquis. Depuis le 10 juin dernier, le musée Rodin a lancé son opération de don « 1 euro pour un Rodin» : pour un euro de plus, les visiteurs deviennent pour un instant des mécènes du musée et contribuent à l’achat de nouvelles œuvres, en l’occurrence un dessin original du maître. Cette opération n’est pas nouvelle ; depuis toujours, les musées ont mis à contribution leurs visiteurs pour l’entretien des institutions.ticket don rodin

Newsletter septembre 2014 – Culture Time à l’heure du patrimoine

Pour les Journées du Patrimoine, Culture Time vous accompagne pour une rentrée riche en projets !

bannière patrimoine

Toulouse les Orgues a réalisé une magnifique campagne cet été ! En réussissant 94% de son objectif à deux semaines de sa fin, le projet a fédéré pas moins de 30 mécènes grâce à qui le piano pédalier arrivera à Toulouse dès novembre. Bravo à eux !
 La conférence de presse pour le lancement du Festival de Toulouse les Orgues s’est d’ailleurs achevée sur cette bonne nouvelle.
En attendant l’arrivée du pédalier, vous pouvez les aider à atteindre encore de nouveaux objectifs ICI.

Le Patrimoine aussi devient participatif…

…avec le MUDO-Musée de l’Oise

banniere Projet mudo patrimoine

Culture et numérique, une union parfaite ?

Par Coline Cuau pour Culture Time –  Il y a quelques semaines, la journaliste américaine Museum Geek posait la question dans son blog de savoir ce que c’était réellement de faire l’expérience d’un musée. (« When is a museum experience ? » Suse Cairn, http://museumgeek.wordpress.com/). Bonne, vaste, difficile question.

 

Il est certain que l’expérience que nous avons des musées s’est radicalement transformée. Le temps semble loin où un guide menait un groupe scolaire somnolant à travers le musée de la pêche de Concarneau. Aujourd’hui, la course à l’armement est lancée parmi les institutions culturelles. Les musées s’équipent tous, non seulement d’outils numériques qui nous forcent à repenser la médiation, mais également d’une présence en ligne qui modifie profondément le rapport qu’ils entretiennent avec leur public.

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Art Everywhere, l’exposition qui fait le mur

Par Coline Cuau pour Culture Time. Et si, à la place de la publicité pour dentifrice de votre arrêt de bus, se trouvait une reproduction de la Joconde ? C’est le pari un peu fou lancé cet été par des musées anglo-saxons. L’opération « Art Everywhere », lancée en Grande Bretagne en 2013, vise à monter « la plus grande exposition jamais créée » en installant des reproductions d’œuvres d’art sur des espaces traditionnellement réservés à la publicité.
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Crédit photo (c) arteverywhere.org.uk

En échange d’un don à l’exposition pour aider à l’acquisition des espaces publicitaires, les particuliers peuvent choisir les œuvres qu’ils souhaitent voir affichées pendant l’été, chaque musée présentant une dizaine de ses pièces qu’il juge représentatives de l’histoire de l’art du pays. En Grande Bretagne, la sélection finale comporte 25 pièces et regroupe des œuvres de David Hockney, John Constable, Holbein le Jeune ou encore William Blake.

L’exposition, qui a pour but de célébrer le patrimoine artistique anglais et de rapprocher les musées de leurs publics, est déjà considérée comme un succès avant même son ouverture officielle le 21 juillet. Cette deuxième édition compte déjà 38.000 participants et compte bien engager son public sur les réseaux sociaux avec le lancement du hashtag #arteverywhere afin d’encourager les passants à réagir et à partager leurs photos des œuvres.

La parole est aux mécènes participatifs

Le samedi 10 et le dimanche 11 mai nous étions Tous à l’Opéra, en tout cas 90 000 français qui avaient répondu présents à l’invitation de Philippe Jaroussky, parrain de l’opération portée par 26 opéras en France qui ouvraient leurs portes au public, et bien plus.

Merci aux mécènes qui ont témoigné simplement sur notre cahier de leur plaisir et de leur engagement.

Un autographe de mécène, c’est un témoignage et un beau geste en faveur du Théâtre des Champs-Elysées et de ses talents.

parole des mécènes Culture Time

La culture est à vous : vous aimez l’art et la culture, dites-le !

Parce que devenir mécène, c’est agir concrètement pour le monde de demain.

Le financement participatif permet à tous de soutenir collectivement sur internet un projet qui le concerne et qui l’attire. Ce nouveau mode de financement populaire est en plein essor, et ouvre un monde de possibilités pour le mécénat : c’est le mécénat participatif.

Le mécénat participatif, c’est vous !

Vous, passionnés, curieux, enthousiastes : chacun de vous peut être mécène et contribuer personnellement à un projet qu’il choisit. Ensemble, les mécènes participatifs peuvent changer durablement les choses. C’est aussi l’occasion d’agir positivement et de partager des expériences uniques en donnant sa chance à un projet qui nous tient à cœur.

Nous ouvrons ce blog aux mécènes, pour qu’ils témoignent et partagent sur la page qui leur est réservée. Soyez les bienvenus !

L.B.

Commeon, le mécénat pour tous

Commeon (anciennement Culture Time) vient tout juste d’ouvrir son site de mécénat participatif au service de tous les domaines de l’intérêt général.

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Nouvelle plateforme de mécénat 2.0, Commeon propose de rendre le mécénat mobilisateur et accessible à tous.

 De l’art lyrique à l’art contemporain en passant par les festivals de musique classique, vous pouvez dès à présent soutenir le projet « Les talents de demain » du Théâtre des Champs-Elysées, ou participer au développement du réseau méditerranéen BOTOX(S) d’art contemporain ou encore du Festival International de Musique de Salon de Provence. A suivre, des projets de restauration et d’acquisition d’œuvres.

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Commeon a souhaité créer pour vous un espace unique sur internet, mettant en valeur l’art et le patrimoine, dans sa richesse et sa diversité. Découvrez et participez à des projets culturels et artistiques uniques, porteurs de sens, qui font vivre l’histoire et l’avenir des lieux et des territoires.

Aurélie Filipetti déclarait à la Tribune : « Il faut développer aussi le mécénat des particuliers, encore méconnu, qui peut permettre de mobiliser des milliers de donateurs sur une œuvre très connue. Je veux également encourager et valoriser le nouveau mécénat « participatif » par les réseaux (le crowdfunding). »

 

Être mécène, c’est pouvoir partager cette aventure et en devenir les témoins. C’est agir concrètement  : soutenir financièrement un projet, bénéficier d’un avantage fiscal, recevoir des contreparties uniques, vivre autrement son expérience culturelle. L’art et la culture sont à la fois exceptionnels et populaires. Leur témoignage et leur transmission sont des histoires d’hommes, de créateurs, d’artisans, de bâtisseurs, et les mécènes y participant.

L.B.

générosité culture time

Via Gwendal Fossois, http://echosart.com/2013/05/15/pop-etourdissement/

Le mécénat dépend-il de l’avantage fiscal qu’il procure?

L’économiste Françoise Benhamou compare dans un article de www.livres.hebdo.fr les motivations des mécènes TPE et entreprises. Deux études montrent que la décision personnelle de don prime sur le simple avantage fiscal.

« L’enquête CSA/Admical qui inclut les TPE (très petites entreprises, de 0 à 9 salariés), qui représentent 79% des entreprises mécènes et 25% du montant total, montre aussi que plus l’entreprise est petite, moins elle défiscalise le don. Est-ce une simple question d’information ? Ce n’est pas sûr, et l’on peut faire l’hypothèse que dans le cas de la TPE, c’est la volonté de donner qui s’exprime, du fait d’un rapport à l’action soutenue ou au territoire dans lequel elle s’ancre plus fort et plus « intime » que dans le cas de la grande entreprise. »

laurent de medicisProtecteur des arts : Laurent de Médicis, dit le Magnifique par Girolamo Macchietti – WIKICOMMONS

Pourquoi la conservation du patrimoine ?

La Journée d’étude : « Mémoires du patrimoine : le patrimoine menacé par la crise économique » (Paris, INHA) le 12 avril dernier à la galerie Colbert a réuni des spécialistes de différents horizons : chercheurs (CNRS), conservateurs , archéologues, institutionnels, crowdfunders et associations (VmF, Ecole du Louvre Junior Conseil), pour examiner sous différents angles et tenter d’apporter des idées et des solutions à la question des rapports entre patrimoine culturel et crise économique.

Le discours d’introduction de Philippe Belaval, président du Centre des Monuments Nationaux et parrain de l’évènement, est une revue à 360° de la mission de conservation, dans sa dimension temporelle, intemporelle et républicaine. « Il n’y a pas de fatalité de la crise» : une réflexion engagée et sans détours.

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« Local connections, real value »

Jasper Visser, rédacteur du blog www.themuseumofthefuture.com., dans son introduction à la conférence d’Avril 2014 à Toronto de la Canadian Museum Association partage sa réflexion sur les Musées à l’heure des changements sociaux et technologiques. Un point de vue et une success story convaincante, sur The Muséum of the Future.

 

Un crédo : les musées ont leur place dans le 21ème siècle, cette place sera probablement très différente de celle qu’ils ont tenue jusqu’à présent. Ce qui a changé : capturer l’attention est devenu à la fois ultra compétitif et vital pour ne pas disparaître. « Distracted people in a high-speed world ». C’est un défi de taille, mais il est possible de le relever.internet2mobile coueur

Les musées et le numérique, Culture Time vous en parle sur Europe 1

Merci à David Abiker et Des Cliques et des Claques d’avoir invité Culture Time à cette table ronde à l’occasion de la #Museumweek

Europe1 Culture Time

Les comportements des publics changent avec le numérique, pour le meilleur ou pour le pire. Que penser des selfies au musée ? est ce que le conservateur ne va pas tordre du nez ? Peut être va-t-il se sentir rassuré que les publics soient encre curieux, qu’ils jouent avec les smartphones et autres gadgets numériques pour se réapproprier les lieux et les œuvres d’art.

selfie_andrew-burton Culture Timevia Le Parisien AFP Andrew Burton

Pouquoi Culture Time ? Avec Culture Time, chacun peut devenir mécène en quelques clics. Faire un geste concret, qui compte, près de chez lui, et ensuite profiter de sa générosité. L’art a toujours eu des mécènes, avec internet, c’est le grand public qui devient mécène. Culture Time permet que se réalisent des acquisition, restaurations, diffusions, …qui n’auraient pas pu voir le jour sans la générosité des mécènes.

Qu’est ce qu’on gagne à être mécène ? D’abord très simplement on est devenu mécène, c’est à dire fier de son geste et de sa nouvelle relation. Ensuite, on peut recevoir des contreparties en remerciement, cadeaux symboliques certes mais de valeur : dédicace, répétition, coulisses, visite de lieux non ouverts, avant premières, … C’est une grande richesse qui s’ouvre, un plaisir différent, une autre expérience.

Dans le studio, ces mots prennent corps aussi dans les regards autour de la table ronde, dans la proximité du micro. Belle magie de la radio !

L.B.