Économie collaborative : créer l’engagement citoyen ?

Le crowdfunding : une croissance de 100% par an

La France s’est dotée en 2003 d’une loi pour le développement du mécénat, favorable à la complémentarité de financement de projets d’intérêt général entre le public et le privé. Cette loi a démontré son efficacité : le mécénat représente aujourd’hui environ 3,8 milliards de contributions déclarées (2 milliards pour les particuliers et 1,8 milliards pour les entreprises), dont 20% pour la culture.

On constate une baisse du mécénat d’entreprises ces dernières années, dans une conjoncture économique difficile, et une concentration des dons autour des très grandes entreprises et des grands groupes.

Le crowdfunding en revanche poursuit une croissance rapide, de près de 100% par an. Cette dynamique est une réelle opportunité positive, et fait écho à une évolution de la société portée par des individus souhaitant devenir acteurs et co-financeurs de projets qui leur tiennent à cœur.

C’est pourquoi Culture Time a la volonté de faire grandir ces nouveaux usages, en offrant les bons outils pour développer les dons diffus (celui des particuliers et des petites entreprises), et en proposant de nouvelles formes innovantes de don. Ce sont ces nouveaux usages de l’économie collaborative qui permettent d’envisager de façon positive de nouvelles formes de participation du citoyen à la culture, en complément des acteurs publics.citoyen - ensemble

Mécénat et santé : des synergies potentielles à développer

Le décret autorisant les établissements de santé publics à créer des fondations hospitalières a été promulgué le 23 août 2014, cinq ans après la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoires (HPST) qui en prévoyait la création. Destiné à encourager les investissements privés dans la santé, il vise à favoriser la recherche et l’innovation dans un secteur, en permettant la diversification de ses ressources. Avec le développement de nouvelles opportunités de fundraising, il est intéressant d’interroger la place du mécénat dans le secteur de la santé et d’en évaluer les enjeux.

 

Facebook lance un bouton pour permettre de collecter des dons

Après avoir ajouté un bouton “Donate” à sa version américaine afin de permettre aux ONG et associations caritatives de collecter des dons, le réseau social Facebook a étendu cet été la fonctionnalité en France. 

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Pourquoi le futur de votre organisation dépend de la génération Z

Vous avez dit “génération Z” ?

On connaissait la génération Y, aussi appelée « Millenials », qui désigne les personnes nées entre le début des années 80 et les années 90, et qui se distinguaient de leurs ainés par leur aisance avec le digital. Aujourd’hui, c’est de la génération Z qui fait du bruit.

Mais qui sont-ils ?

Génération Z exemples
de gauche à droite : Adora Svitak, activiste américaine de 17 ans, Malala Yousafza, 18 ans, la plus jeune prix Nobel, et Jack Andraka, 16 ans, chercheur pour la science contre le cancer.

Le musée se réapproprie la créativité

La créativité est le moteur de l’économie du XXIème siècle : de nombreux économistes, chercheurs, responsables politiques, urbanistes et chefs d’entreprises partagent cette idée. Si la créativité est source de valeur ajoutée, comment la définir, et quelle place lui donner au sein d’une organisation muséale, vouée par sa mission au long terme ?

La place grandissante de la créativité dans l’organisation culturelle ne peut être dissociée de l’arrivée du Big Data : est-il la réponse à l’injonction de la créativité pour un musée davantage tourné vers ses publics ? Quel est le place du visiteur dans le projet artistique ?

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La créativité, c’est quoi ?

Le travail de Joseph Beuys fournit certaines pistes éclairantes. Joseph Beuys était un artiste et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf dans les années 1960.  Artiste controversé, enseignant à la pédagogie surprenante, ses cours étaient des lieux d’échanges et de débats intenses avec les élèves. Dans son travail, Beuys s’est très tôt intéressé à la créativité, non pas pour développer son processus de création artistique, mais pour en faire l’objet même de son œuvre.

Beuys distingue 3 formes de créativité possible dont il nous livre les recettes : une créativité personnelle, un processus créatif et une créativité collective.

La sortie au musée, moment convivial et participatif

Le National Endowment for the Arts (NEA) a publié en janvier 2015 les résultats de sa grande enquête sur la fréquentation des musées aux Etats-Unis.

A partir des travaux du General Social Survey (GSS), qui révélaient une baisse significative des sorties culturelles des Américains au cours des 20 dernières années, le NEA a investigué les motivations et les obstacles de leurs pratiques culturelles, tous genres confondus : théâtre, danse, musique, expositions…

Cette enquête démontre qu’au delà des barrières dites « perceptuelles », des barrières « pratiques » permettent d’expliquer les habitudes culturelles des Américains.

Les barrières perceptuelles sont les barrières relatives à la façon dont les individus perçoivent les arts, basés sur leurs expériences passées, les pratiques et les attentes de leur cercle social. Les barrières pratiques sont quant à elles relatives à des considérations d’ordre pratique, tels que le manque de temps ou le prix.

Dans un contexte global de profonds changements liés au numérique, qui induisent des pratiques culturelles de plus en plus participatives, le musée est confronté au défi d’adapter son offre pour développer un public aux usages évolutifs, tout en maintenant leur mission artistique.

L’étude du NEA fournit des pistes de réflexion , aux États-Unis comme en France, pour mieux satisfaire les attentes du public – et du non public du musée.

 

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