Les contreparties : pour quoi faire ?

La générosité a-t-elle besoin de récompense ? Trop souvent l’on est bombardés de gadgets indésirables qui viennent à l’encontre même de l’idée désintéressée du don. Nous le répétons souvent sur Commeon, donner rend heureux : dans ce cas, pourquoi proposer des contreparties en plus ?

En fait, le terme de contrepartie ne doit pas être entendu dans un sens marchand : quand elles accompagnent un don, il ne doit pas s’agir de goodies, mais plutôt de gestes qui prolongent la générosité et amplifient le lien unissant un mécène et le projet dans lequel il place sa confiance.

Comment imaginer des contreparties qui complètent le don ?

 

Remercier, pour redonner sa valeur au don

Le premier rôle d’une contrepartie est de garder le lien entre un donateur et la cause qu’il soutient. Donner est un acte souvent court : rapide à faire, il témoigne toutefois d’une pensée investie, d’un engagement qui a du sens sur le long-terme.

Un geste étant plus fort qu’un simple merci, la contrepartie prend ici tout son sens : répondre à une démarche particulière, le don, par un geste particulier, une contrepartie dédiée, permet de renforcer le lien et la confiance qui unit les deux parties, tout simplement.

Ce remerciement peut prendre la forme d’une lettre manuscrite, d’un certificat symbolique, d’un clin d’œil envoyé depuis le terrain ou d’une inscription du nom du mécène sur un élément du projet… Tout ce qui rappelle à l’un comme à l’autre que le don n’est pas un acte anodin, froid, mécanique : c’est un engagement personnel pour le donateur et un soutien important pour l’organisation qui reçoit le don.

Les contreparties sont là pour redonner conscience de cette interaction et personnaliser le don en soulignant l’unicité de chacun – donateur comme organisation !

 

Informer, pour garder le lien donateur / projet

Le principe même du don est à l’opposé de celui de retour sur investissement, mais cela ne veut pas dire qu’un donateur n’a pas de vision à long-terme. Faire un don, c’est agir positivement sur la société, c’est contribuer à l’intérêt général : en France, cette notion d’intérêt général conditionne même la possibilité de faire appel au mécénat.

Être mécène, c’est avoir une vision ouverte et très large de la société : c’est se soucier de soi, des autres, aujourd’hui, demain.

À ce titre, il est intéressant de proposer des contreparties qui permettent aux mécènes de suivre les évolutions de la structure qu’ils ont choisi de soutenir : cela permet de mieux saisir les enjeux sur lesquels travaillent les uns et qui intéressent les autres. Proposer l’envoi de photos ou d’actualités liées au projet soutenu, quand il voit le jour, illustrer ce à quoi va servir un don, concrètement (par exemple : qu’est-ce que 50€, 100 ou 200€ permettent de réaliser ?), ou inviter les mécènes à participer à une journée d’observation ou de participation sont des contreparties formidables qui ne coûtent pas grand-chose, mais gardent le mécène et l’organisation sur un même niveau d’information – et donc d’implication.

 

Encourager, pour étendre la relation

Le don est une forme d’encouragement du mécène pour l’organisation qu’il soutient : et si cette dernière pouvait à son tour l’encourager dans sa démarche de soutien ? Pas en le sollicitant à nouveau, mais plutôt en l’invitant à une rencontre, en lui proposant une visite de coulisses, une immersion dans l’envers du décor… Les mécènes sont généreux, souvent sont-ils également curieux !

« Les mécènes encouragent l’innovation, ils suivent en rythment la vie de l’orchestre, ils poussent à oser »

confiait ainsi Claire Gibault, Directrice Artistique du Paris Mozart Orchestra au Mécènes Forum d’Admical. Quelqu’un qui a fait le choix de suivre une structure en la soutenant est déjà très impliqué : une contrepartie qui ouvrirait des portes entre sa participation active et l’activité participative d’une structure aura donc toutes les chances de plaire et d’aboutir à une relation plus forte pour les deux parties.

Proposer un moment d’échange, où l’association invite les mécènes, et où ces derniers peuvent exprimer leur vision des choses, est très valorisant : c’est une façon d’étendre et de donner une nouvelle ampleur à la relation donateur / bénéficiaire.

 

Proposer une contrepartie ne doit donc pas être une gageure, ni pour le donateur, ni pour ceux qu’il soutient : bien au contraire, c’est une occasion idéale de créer du lien !

Et si vous allez découvrir celles que proposent les porteurs de projets Commeon ?

 

> Intéressé(e) par l’alchimie qui se créé entre les mécènes et les porteurs de projets ? Découvrez notre article sur l’après-don, ou parcourez les retours d’expériences de nos mécènes et porteurs de projets !

Leave a comment

Please be polite. We appreciate that. Your email address will not be published and required fields are marked