Les Jingle Bells 🔔 de Notre-Dame la Daurade


Dénommée ainsi en raison de mosaïques à fond d’or qu’elle recelait, Notre-Dame la  Daurade a connu plusieurs vies. Temple romain, sanctuaire paléo-chrétien, monastère bénédictin de style roman, l’édifice a été, au fil des siècles, fragilisé par ces ajouts successifs. Après plus de deux ans de travaux mobilisant 27 entreprises du bâtiment et des métiers d’art, la basilique de la Daurade retrouve sa splendeur.

Une inauguration célébrée avec éclat les 6, 7 et, 8 décembre derniers. Cette renaissance est due en partie grâce à la Mission mécénat de la Ville de Toulouse qui a su donner l’impulsion qui manquait au chantier en le soumettant au grand public. Fanny Dejean-Picard, Responsable mission Mécénat de la Ville de Toulouse, nous démontre l’utilité d’avoir entrepris une campagne de crowdfunding en parallèle des travaux effectués dans la basilique.

La collecte “Fondez pour les cloches” lancée sur Commeon en 2018 a permis au grand public de s’emparer des travaux de restauration, et notamment de s’intéresser à la fonte de trois cloches, dont une de plus de 250 kg ! Sans campagne évènementielle, cette prouesse technique n’aurait pas été rendue visible au plus grand nombre. Par ailleurs,  grâce à la multiplicité des canaux de distribution mise à disposition, la campagne a rencontré un écho allant au-delà du territoire toulousain.  Le crowdfunding  a su aussi fédérer une communauté de mécènes autour de plusieurs temps forts : une vente aux enchères de cloches en chocolat, des ateliers pour enfants autour de la fonte, etc…

Quelle est la genèse de cette campagne ? Comment a-t-elle été pensée ? Fanny Dejean-Picard revient sur la mise en place d’une telle collecte :

 

>      Quel a été le déclic qui vous a conduit à lancer cette campagne de mécénat participatif?

La Basilique Notre-Dame-la-Daurade à Toulouse construite au  XIXème siècle se situe sur les bords de Garonne en plein cœur historique de Toulouse. Elle fait partie du paysage et du patrimoine toulousain auquel les habitants sont attachés. Une opération de restauration globale de la Basilique a été lancée en 2017 pour une durée de 2 ans afin restaurer l’ensemble des décors peints noircis par le temps et une restauration de l’ensemble du bâti. Je souhaitais lancer une campagne en lien avec ces travaux exceptionnels mais il fallait trouver le « bon » objet qui plairait aux donateurs. C’est en discutant avec la conservatrice en charge du patrimoine que l’idée est née. La restauration des cloches existantes était prévue, mais pas la fonte de nouvelles cloches. De plus, 3 nouvelles cloches permettaient d’enrichir le carillon de nouvelles sonorités et jouer l’air traditionnel de la Toulousaine « O Toulouse », rendu célèbre par Claude Nougaro au XXème siècle. Or, il manquait du budget pour la fonte des 3 cloches. Nous avions donc trouvé « l’objet » idéal pour notre campagne. L’idée d’une fonte en public est venue quelques temps plus tard et nous a conforté dans notre idée.

>      Quels ont été vos appuis pour réussir cette campagne? 

Indéniablement ce sont des relais internes à la collectivité (conservatrice, collègues), impliqués dans le projet, qui ont joué naturellement le rôle d’ambassadeurs. Grâce à leurs contacts, nous avons pu nous appuyer sur un premier cercle solide au moment du lancement de la campagne. Et notamment, lors de la vente aux enchères de cloches en chocolat organisée le 1er jour de la campagne, lors de laquelle nous avons récolté 12 000€.

>      Quelle(s) faiblesse(s) avez-vous su transformer en force(s) pour cette campagne ?

Nous avions fait le choix au départ de ne pas faire d’affichage « print », notamment pour des raisons de coûts. Nous avions quelques craintes mais finalement, nous avons atteint notre objectif en utilisant pleinement tous les autres canaux de communication à notre disposition.

>      Quel serait votre conseil pour encourager ceux et celles qui souhaitent se lancer dans une campagne de crowdfunding ?

Pour réussir une campagne, il faut surtout bien la préparer : travailler sa communication, son slogan, son objectif, créer son 1er cercle. La préparation de la campagne est fondamentale.

>      Qu’en retirez-vous de plus fort ?

Le moment le plus fort, le point d’orgue de la campagne : c’est lorsque des milliers de personnes sont venues assister à la fonte en public en nocturne aux Journées du patrimoine 2018 : tout le monde retenait son souffle quand le bronze en fusion a commencé à couler dans les moules. C’était l’aboutissement du don pour les donateurs et un évènement unique pour tous les spectateurs. Cet évènement a marqué les esprits puisque des personnes continuent de m’en parler un an après.

>      Enfin, si vous deviez résumer votre projet en une seule phrase : 

« Fondez pour les cloches » : une belle réussite et un moment festif partagé avec tous nos donateurs

 

Vous avez un projet innovant à soumettre et besoin de fonds pour le porter ? Vous pouvez engagez vos communautés et développez votre mécénat en ligne en suivant ce lien.

 

 

Lancement Don cadeau

Mardi 3 décembre, à l’occasion du “Giving Tuesday”, le mouvement mondial d’appel à la générosité, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, s’est mobilisé hier. A cette occasion, le ministre nous a fait l’honneur de sa présence chez Commeon pour inaugurer le lancement de Don cadeau en affectant son premier don à une cause de son choix. 

Lancement de Don cadeau le jour de Giving Tuesday

Commeon a souhaité aller encore plus loin dans sa volonté de propager la générosité sur l’ensemble du territoire et auprès de tous : associations, entreprises et citoyens !

Après un passage dans la matinale de France Inter hier, Thérèse Lemarchand, Directrice de Commeon et des stratégies digitales chez Hopening, a pris la parole auprès de l’ensemble des associations présentes telles qu’Action contre la Faim et Unicef pour présenter Don cadeau. Retour sur la conception de cette dernière solution digitale qui révolutionne la manière de donner :

Quelle était la genèse de Don cadeau ? 

Thérèse Lemarchand :

” En ce jour symbolique de Giving Tuesday, Commeon-Hopening lance don cadeau, la dernière née des innovation du Groupe. En détournant la carte cadeau traditionnelle au bénéfice du don, l’acte de donner se démocratise : le don cadeau c’est à tout moment et pour toutes les causes d’intérêt général. Je souhaitais partager avec vous ce lancement et son histoire, et la fierté de le voir inauguré ce jour par Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse.

Un peu d’histoire

Commeon a rejoint le groupe Hopening fin janvier 2019, et j’accompagne son développement ainsi que la stratégie digitale et d’innovation du Groupe. Grâce à ce rapprochement,  Commeon a étendu sa marge de manœuvre en s’associant aux expertises digitales et créatives de l’Agence tout en bénéficiant de la connaissance approfondie du secteur que le Groupe a développé depuis plus de 30 ans.

Ce rapprochement a apporté à l’agence spécialisée dans la philanthropie une solution pour développer de nouvelles générations de donateurs, l’engagement des entreprises, et une nouvelle audience (celle de Commeon).

De l’idée au lancement de don cadeau

Dès  le 2e trimestre de l’année, nous avons souhaité faire émerger certains des projets que j’avais dans mes bagages et qui n’avaient pas encore pu voir le jour. Don cadeau est le premier de ceux là. J’avais une conviction profonde confortée par les évolutions, les attentes des consommateurs, que le don pouvait être matérialisé au travers d’un produit qui se transmet. Nous nous sommes emparés du besoin des citoyens d’être acteurs des causes qui leur sont importantes, pour (re)donner du sens à leur acte d’achat, au bénéfice du don, tout en empruntant les usages digitaux des plateformes e-commerce. Le marché des cartes cadeaux dans le monde est valorisé  à 360 Mds $US en 2018 et il a doublé ces 4 dernières années. 25% du marché se situe en Europe, et la demande des entreprises est croissante d’utiliser les cartes cadeaux comme levier de motivation et de reconnaissance des collaborateurs  (25% à 35% du marché).

Nous nous étions  fixés un impératif : lancer vite.  Parce que le secteur est en attente de nouvelles solutions, et parce qu’en innovation il est indispensable de se confronter le plus rapidement possible au marché, et de procéder par la suite à des améliorations continues.

Nous avons développé don cadeau  sur le socle technologique de Commeon. Nous l’avons inventé avec tous les talents de conception, design, conseil des directions digitales et créatives du groupe  Hopening.

L’objectif ?  Concevoir un produit intelligent, qui apporte une valeur nouvelle au secteur tout en étant guidé par notre coeur de mission : développer la générosité en France et favoriser l’émergence de nouvelles générations de donateurs et d’entreprises engagées.

Nous avons précisé son positionnement avec les étudiants de la chaire philanthropie de l’ESSEC au 2e trimestre 2019 grâce à l’enthousiasme fédérateur d’Arthur Gauthier

Le 16 juillet, nous sommes entrés dans la phase de conception. Nous avons monté une talent task force au service du projet. Tout au long de l’été, nous sommes passés le témoin avec la volonté chevillée au corps de lancer don cadeau pour le 3 décembre 2019, date symbolique du Giving Tuesday. Cela a été le début d’une aventure collective formidable, et qui a mis en évidence la puissance de la conviction de chacun.e dans ce produit.

Don Cadeau repose sur 3 éléments clés : 

  • Tout d’abord le fait que l’on pense qu’il n’y a pas de meilleur vecteur que nos amis et nos collègues pour développer la générosité, car nos motivations à donner sont profondément humaines et donc intrinsèquement stimulables par nos pairs,
  • Ensuite le fait que nous sommes dans une ère post-digitale où les parcours doivent de façon native savoir mixer les supports et les canaux.
  • Et enfin, le fait d’avoir un produit très simple et très désirable qui matérialise le don et le généralise.

Comment ça marche ?  

Don cadeau permet d’offrir un cadeau avec sens, et de propager la générosité.

Don cadeau by Commeon est une carte prépayée, physique ou digitale chargée d’un montant correspondant à la valeur d’un don. Chacun d’entre nous, peut acheter la carte Don cadeau by Commeon et l’offrir à ses proches. En quelques clics, ces derniers pourront affecter ce don cadeau à une cause d’intérêt général de leur choix au bénéfice des projets référencés sur la plateforme doncadeau.com.

La carte don cadeau by Commeon s’adresse aussi aux entreprises qui souhaitent partager leurs valeurs avec leurs collaborateurs et leurs clients, et les engager autour des causes qu’ils soutiennent à tous moments de la vie d’une entreprise (accueil, challenge, fin d’année..).

Commeon leur propose une solution totalement adaptable et personnalisable. Ce portail vitrine de leurs actions philanthropiques devient le support d’un mécénat pleinement partagé et permet d’amplifier leurs actions de RSE. Les entreprises deviennent ainsi les premiers vecteurs de cet élan de générosité, avec un objet simple et valorisant pour chacun des participants.

Le marché du mécénat représente 7,5 Mds d’euros, et rassemble plus de 5 millions de foyers fiscaux, 73 000 entreprises et plus particulièrement plus de 3000 ETI et GE. C’est dans ce contexte que Commeon vise à s’imposer comme acteur incontournable du don cadeau en France auprès des particuliers ou des professionnels, en visant dans les 3 ans 26M€ de dons et l’engagement de 136 entreprises.

Au cœur d’un nouvel échange, entre particuliers, entreprises et associations, Commeon  a créé une approche disruptive du secteur caritatif qui s’empare pleinement des outils numériques pour faciliter le don en toute transparence  à l’heure de la digitalisation.

En transmettant le don, nous pouvons tous devenir acteurs d’initiatives solidaires. Don cadeau a été créé avec cette volonté de transmission et propagation du don de manière transgénérationnelle et horizontale. ”

 (1) Statista, (2) Market Watch, Statista, (3) Panorama National des générosités Observatoire des Générosités Fondation de France 2018. (4) Baromètre du mécénat d’entreprise 2018 ADMICAL

 

 

La Minute qui Change avec Virginie Percevaux

VIRGINIE PERCEVAUX, Déléguée Générale Fondation Crédit Agricole Solidarité et Développement et Fondation du Crédit Agricole Pays de France.

 

Après des études de lettres, Virginie Percevaux finalise sa formation par un Master de communication à l’Institut Français de Presse. En 2004, elle rejoint le groupe PSA Peugeot Citroën où elle occupera plusieurs postes à la Direction Recherche et Développement et à la Direction de la Communication du Groupe. En 2010, elle assure le lancement de la Fondation d’entreprise du groupe qu’elle développera jusqu’en 2017. Elle est depuis 2017 Déléguée générale de la Fondation du Crédit Agricole Pays de France, qui intervient dans le domaine du patrimoine, qu’elle considère comme un formidable vecteur de développement socio-économique des territoires, qu’ils soient urbains ou ruraux.

Pionnier du mécénat culturel en France, le Crédit Agricole s’implique depuis 40 ans (les fondations viennent de fêter leur anniversaire) dans la préservation du patrimoine aux côtés de ses 39 Caisses régionales de Crédit Agricole. Depuis 1979, ce sont plus de 1 400 projets ont été soutenus partout en France et notamment 4 projets via l’opération de “matching” “ÇA double”, sur Commeon.

La dernière en date, retour d’une peinture de Courbet au sein des collections nationales. En soutenant le musée Courbet dans sa campagne de financement participatif sur Commeon, la Fondation Crédit Agricole des Pays de France et la caisse régionale de Franche-Comté, ont permis de collecter près de 41 000 €  en doublant les dons des mécènes,  de de quoi assurer l’acquisition d’un chef d’oeuvre pictural par la région native du peintre !

Qui est Virginie ? Comment vit-elle son engagement ? C’est ce que nous nous sommes efforcés de découvrir à travers ces 5 questions personnelles, auxquelles elle s’est prêtée avec entrain :

 

Hier, tu étais une graine de… ? Quelles étaient tes envies ?

Hier, j’étais -déjà -une graine de curieuse, avec une passion avérée (et encore inassouvie !) pour l’Histoire, la littérature, l’art en général et les voyages…

Mon cœur balançait entre l’envie de prendre soin de l’autre via des métiers dans l’univers médical ou paramédical et la transmission des savoir, via l’enseignement.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que mon poste me permet de concilier ces deux aspirations, à travers le soutien à des acteurs locaux et le financement de projets de patrimoine culturel.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui t’anime ?

J’ai le sentiment d’être utile par la création de lien entre des personnes issues d’environnements différents, notamment. Ma fonction m’incite à faire la jonction entre des univers qui ne se côtoient pas toujours, voire qui ne se comprennent pas les uns les autres.

Dans une Fondation issue du monde de l’entreprise, nous avons la chance de croiser à la fois des dirigeants, des collaborateurs mais aussi des dirigeants d’associations, des acteurs institutionnels, des bénéficiaires de projets, des journalistes…J’ai plaisir à connecter ces acteurs entre eux pour agir dans l’intérêt collectif.

Tu es un artisan du changement, lequel ?

Accompagner des structures d’intérêt général nous permet de tester avec elles des solutions innovantes, pour répondre à des besoins sociaux et sociétaux non couverts. Puis de les aider à les modéliser et éventuellement les essaimer. C’est passionnant, enthousiasmant !

Optimiste ou pessimiste ?

Optimiste, sans aucun doute. Je suis absolument convaincue que c’est par les territoires et les actions locales que nous pouvons créer et recréer de la valeur. Mais aussi et surtout trouver des solutions raisonnées pour préserver notre planète.

Un conseil pour les jeunes pousses en matière d’engagement ?

Lancez-vous, osez ! Les Fondations sont entre autres de formidables creusets pour expérimenter, pour échanger, trouver des solutions avec des porteurs de projet quand leurs idées ne rentrent pas « dans les bonnes cases ». Et surtout, soyez-vous-mêmes : c’est quand on est en accord avec ses convictions que l’on est le plus percutant !

 

Cet interview vous plait ? Vos retours et suggestions  sont les bienvenus !

1. Nous contacter

  • Sur le blog, en commentaire of course
  • Sur Twitter
  • Par email : presse@commeon.com

2. Trouver Virginie sur le web

 

Le numérique, une affaire civique ?

L’association Tous au Web sur Commeon a réuni autour d’elle 35 mécènes et mobilisé 7073 €.

Les raisons d’un tel engouement ? Un projet audacieux, un partenaire et des mécènes engagés et un porteur de projet impliqué.

Né du constat croissant que les publics éloignés de la technologie : personnes âgées, en situation de précarité ou de handicap, sont davantage isolées en étant déconnectées au monde d’aujourd’hui  et en adressant ce problème encore trop peu exploré : “l’illectronisme“, la mission de Tous au Web a séduite VINCI Fonds de dotation Chantiers & Territoires Solidaires  pour un accompagnement  en « matching ». Ce qui est à retenir, c’est aussi et surtout l’engagement de mécène qui compte et génère de la viralité. Enfin, la fondatrice de l’association, Aude de Gouville, sans qui l’idée géniale de financer du matériel informatique pour aller dans des structures demandeuses n’aurait pas été possible : foyers d’accueil médicalisés, foyers de migrants, centre médico-psychologique, Restos du Coeur…

Nous sommes partis à la rencontre d’Aude de Gouville (photo ci-dessous) afin qu’elle nous livre les clés de succès d’une telle campagne :

>      Quel a été le déclic qui vous a conduit à lancer cette campagne de mécénat participatif ?

Cela faisait un moment que nous y pensions, Vinci Chantiers et Territoires Solidaires a pu rendre cela possible en nous élisant dans son programme d’aide. Et ça tombait vraiment à pic, notre association évolue et nous avions besoin pour nos projets d’un investissement important en matériel informatique.

>      Quels ont été vos appuis pour réussir cette campagne ? 

Commeon, d’abord, par ses conseils et ses encouragements, ainsi que notre entreprise partenaire, Chantiers et Territoires Solidaires, toujours encourageante. La famille, très importante : c’est elle qui donne en premier et qui partage sur les réseaux sociaux. Les adhérents, dont certains se sont investit dans la communication, notamment dans la distribution de flyers. Le réseau (amis, professionnel), via internet ou via connaissances professionnelles : à commencer par la ville, qui par le biais de différents services municipaux, a relayé l’information (même dans le journal municipal !).

>      Quelle(s) faiblesse(s) avez-vous su transformer en force(s) pour cette campagne ?

Comme nous n’avons pas encore de local (donc pas d’accueil du public), c’est moins facile de toucher les gens. Il a fallu sortir de notre zone de confort, aller démarcher au marché, faire du porte-à-porte auprès des entreprises locales, mettre des flyers et affiches chez les commerçants, faire connaître nos actions via les réseaux sociaux et les services municipaux… Ça n’est pas toujours concluant, mais nous avons fait des rencontres intéressantes, et même créé des liens pour des projets futurs !

>      Quel serait votre conseil pour encourager ceux et celles qui souhaitent se lancer dans une campagne de crowdfunding ?

En premier lieu, le plus important est d’avoir l’adhésion des collègues, ne pas être seul(e) à prendre en main la campagne, c’est vraiment le premier pilier : on a besoin de conseils, d’aide, d’un autre regard…

Deuxièmement, comme une campagne, c’est chronophage, il vaut mieux planifier ses actions et les anticiper !

De plus, il est important de prendre appui sur son réseau mais il faut savoir oser aller plus loin, par exemple se créer des listes de diffusion (liste de professionnels qui naviguent dans le même milieu, qui pourraient être bénéficiaires du projet, par exemple).

Et, bien sûr, pour toucher le plus de monde possible, il est préférable d’utiliser tous les moyens à notre disposition (multicanal) : réseaux sociaux, emails, flyers, affiches, rencontres…

>      Qu’en retirez-vous de plus fort ?

De la fierté, je crois ! Et de la reconnaissance. C’est compliqué, on passe par des phases de découragement et des phases d’euphorie, mais ça vaut le coup si on s’investit ! C’est extrêmement satisfaisant de voir que ça a fonctionné et surtout, surtout, de sentir qu’on fait quelque-chose d’utile puisque les gens y contribuent. Merci encore à tous nos mécènes !

>      Enfin, si vous deviez résumer votre projet en une seule phrase : 

Grâce aux fonds récoltés, nous allons pouvoir acheter du matériel pour donner des cours informatiques aux personnes fragiles et éloignées de la technologie, pour qu’ils deviennent e-citoyens autonomes ! Si nous pouvons contribuer à la baisse de la fracture numérique, c’est ce qui fera notre fierté.

 

Vous avez un projet innovant à soumettre et besoin de fonds pour le porter ? Vous pouvez engagez vos communautés et développez votre mécénat en ligne en suivant ce lien.

 

Quand les mathématiques se lancent dans le crowdfunding

Retour sur le succès de la campagne ” De l’autre côté du miroir “

Avec plus de 40000 € récoltés par le Fonds de dotation de l’Institut Henri Poincaré pour le projet pédagogique porté par l’Institut Henri Poincaré (IHP), le voyage initiatique au cœur des maths en réalité augmentée a rencontré un franc succès.

Ce projet très innovant a d’ailleurs été encouragé par Microsoft Education : chaque soutien apporté au projet a été doublé par l’entreprise.

Brigitte Zana, Déléguée Générale en charge du développement du fonds de dotation et agrégée de sciences physiques revient  sur la campagne de crowdfunding menée sur Commeon  :  ” Un défi à relever dans le milieu de la Recherche scientifique peu habitué à ce type de méthode ! “

Directrice du Palais de la découverte, de 1998 à 2004,  elle a initié le mécénat au Palais. Au sein d’Universcience qui regroupe le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie, elle a assuré la fonction de Déléguée au Mécénat. Au cours de ses diverses expériences, Brigitte Zana a développé des compétences de mise en réseaux de structures d’intérêt général avec des entreprises, petites, moyennes ou grandes. Elle a aussi ouvert le secteur de l’éducation et la culture scientifique et technique au mécénat et à la philanthropie. C’est pour cette raison que Cédric Villani, alors directeur de l’Institut Henri Poincaré a fait appel à elle pour créer le Cercle des entreprises partenaires de l’IHP destiné à accompagner le projet d’extension de l’Institut ce qui a été fait en novembre 2015. Le Fonds de dotation de l’IHP a été créé l’année suivante notamment pour collecter des fonds privés auprès d’entreprises ou de particuliers. C’est en tant que Déléguée Générale en charge du développement du Fonds de dotation qu’elle a lancé et porté les campagnes de financement participatif dont il est fait référence ici :

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Quel a été le déclic qui vous a conduit à lancer cette campagne de mécénat participatif ?

Nous avons décidé de lancer une nouvelle campagne de financement participatif suite à des projets qui ont particulièrement réussi : « Math mon modèle » , mené sur Commeon en 2017, dont l’objet était le financement de la restauration des modèles mathématiques conservés à l’IHP qui a permis de collecter 26 597 € grâce à 175 donateurs.  Les « Mystérieux modèles de Man Ray, le film » a aussi permis de collecter 16 218€ grâce à 93 donateurs sur KissKissBankBank.

En parallèle, nous avons un programme annuel en cours sur Commeon :« Participez à l’aventure de la Maison des mathématiques » qui permet à ceux que cela intéresse de s’associer au projet d’extension de l’Institut Henri Poincaré prévu pour 2021. 

Forts de ces réussites, et développant Holo-Math, programme de médiation très innovant, nous avons souhaité lancer la campagne « De l’autre côté du miroir » dont l’objet était de faire connaître ce projet en réalité augmenté et de collecter un financement complémentaire à son développement. Holo-Math permet de visualiser et comprendre des phénomènes mathématiques.

Quels ont été vos appuis pour réussir cette campagne ?

L’équipe porteur du projet est le premier appui nécessaire à l’élaboration d’une campagne. Dans le cas présent il s’agissait du personnel de l’IHP (la coordinatrice Holo-Math et le chargé de communication), les concepteurs du programme (One More et HoloForge).

L’équipe de Commeon a eu un rôle majeur en nous incitant à rechercher une entreprise qui pourrait « matcher » la campagne. Les casques de réalité augmentée utilisés étant les Hololens de Microsoft, notre choix s’est porté sur cette entreprise qui nous semblait de fait la mieux placée. Mais ce n’était pas dans ses habitudes. Nous avions un bon relai interne chez Microsoft Education France qui a trouvé les bons arguments auprès du CEO, lequel a accepté de débloquer les 20 000 € nécessaires.

La campagne ne peut réussir sans une personne dédiée dans la structure (le Fonds de dotation de l’IHP) qui suit au jour le jour l’évolution de la campagne sur la plateforme et qui a les compétences rédactionnelles et techniques pour alimenter les réseaux sociaux. Nous avons eu la chance d’avoir parmi nous Léa Dily, chargée de communication en mécénat pour assurer cette mission.

Quelle(s) faiblesse(s) avez-vous su transformer en force(s) pour cette campagne ?

Malgré les relais de communication, notamment de Microsoft qui, au-delà du soutien financier, a largement communiqué auprès de ses réseaux, cette campagne n’a pas démarré de façon aussi dynamique que les autres. Réalité augmentée et immersion dans le monde des mathématiques sont sans doute des concepts un peu abstraits pour le grand public.

Nous avons réagi sur trois plans :
Revoir les outils de communication, notamment les éléments de langage ;
• Organiser un événement permettant de tester le dispositif et de rencontrer les concepteurs du programme Holo-Math : Holoforge et One More;
• Solliciter un Grand Donateur pour donner un coup de pouce à la campagne.

 

Quels seraient vos conseils pour encourager ceux et celles qui souhaitent se lancer dans une campagne de crowdfunding ?

Une campagne de crowdfunding demande en amont une bonne organisation avec : une définition précise de l’objet de la collecte ; une équipe dédiée qui soit disponible et réactive sur la période de la campagne qui est courte et des partenaires ambassadeurs qui acceptent de s’engager et de solliciter leurs réseaux de contacts.

Au cours de la campagne il ne faut pas hésiter à revoir les messages de communication si on note une difficulté au démarrage voire un fléchissement en cours de campagne.

 

Qu’en retirez-vous de plus fort ?

Cette campagne a permis de fidéliser certains donateurs et d’en acquérir de nouveaux. Elle nous a permis aussi de contractualiser le partenariat avec Microsoft par le « matching ». Nous étions en contact avec l’entreprise depuis 18 mois sans avoir pu encore formaliser nos relations qui étaient restées au niveau d’un grand intérêt porté à notre projet.

 

 Enfin, si vous deviez résumer votre projet en une seule phrase :

« De l’autre côté du miroir », une campagne difficile mais qui a atteint son objectif grâce à l’investissement d’un groupe de personnes particulièrement motivées et engagées !

 

Vous avez un projet innovant à soumettre et besoin de fonds pour le porter ? Vous pouvez engagez vos communautés et développez votre mécénat en ligne en suivant ce lien.

Refonte du mécénat entreprise : le débat continue

 Il a été question de crash philanthropique après l’annonce du gouvernement de transformer le régime fiscal des entreprise mécènes en juin dernier.

Les dons des particuliers et des entreprises représentent 7.5 milliards d’euros en France [1] il est donc essentiel de revenir sur les répercussions économiques et sociales qu’engendreraient une telle refonte.

Les acteurs du mécénat se sont ainsi exprimés à travers des réseaux sociaux afin de relayer le communiqué de presse des organisations philanthrophiques. Ainsi, Stephanie Clément-Grandcourt, directrice du développement de la Fondation Tara Océan a partagé le communiqué de presse sur son réseau  LinkedIn en expliquant le danger de rapprocher mécénat d’entreprise et niche fiscal.

Publication percutante que Thérèse Lemarchand a étayé.  Il nous semble pertinent ici de livrer les mots de la fondatrice de Commeon, plus qu’une fine analyse, cette lecture témoigne de la mobilisation collective qui prend forme dans le secteur de la générosité en France.

 

” Tout à fait d’accord Stephanie Clément-Grandcourt – et ce qui est vraiment très surprenant c’est qu’au même moment on voit arriver une lame de fond de recherche de mécénat public. Et que je rencontre des maires, députés, directeurs d’établissement, qui cherchent à développer les dons privés pour financer leurs musées, hôpitaux, universités, et les associations locales pour pallier la baisse des budgets publics. Alors je me dis : peut-être ceux qui sont sur le terrain ont trop d’urgences à gérer pour structurer une prise de parole puissante sur ce sujet complexe. Peut-être que les philanthropes, mécènes, donateurs, sont de doux utopistes comme on nous le dit parfois, et que le rapport à l’argent en France est tellement dévoyé que quoi qu’ils fassent, le problème c’est d’en avoir. Et je me dis surtout que le risque, c’est qu’à force de marcher de travers, l’Etat disparaîtra. Incapable de comprendre l’évolution (ultra-rapide c’est vrai) de la société et complètement dépassé par des entreprises qui ont la puissance financière, l’intelligence de la donnée, le pouvoir de l’information, et la force de l’engagement. Mais je crois aussi fondamentalement à la puissance de l’individu rassemblé en collectif. Soyons éclairés, l’enjeu est de nous mettre en mouvement, pas de le détruire.”

 

[1] Panorama national des générosités, Observatoire de la Philanthropie– Fondation de France, avril 2018

Église Saint-Germain-des-Prés : retour sur une campagne exceptionnelle

Cela fait quatre ans que Commeon embarque le grand public auprès du Fonds de dotation pour le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés pour la restauration de l’église, dont l’inauguration s’est déroulée début juin.

Quatre campagnes de mécénat participatif ont ainsi été lancées sur Commeon et ont permis de mobiliser une très grande communauté de donateurs, aussi bien français qu’internationaux.

Cet engouement repose, d’une part sur la beauté de ce patrimoine d’exception, mais également sur le principe d’adoption d’une étoile, simple et  extrêmement ludique. Commeon a déployé pour l’occasion un site ad-hoc afin de créer une expérience de collecte gamifiée, en proposant à chaque donateur (dès 100€) d’adopter l’étoile de son choix sur une nef numérique, et lui donner son nom ou celui de la personne à laquelle il souhaitait décider son don. Cette approche a été par la suite récompensée par le Ministère de la culture lors du Grand Prix du mecenat 2018. Ces campagnes ont ainsi permis de collecter 350.000 € auprès de 1.400 mécènes.

Pour fêter ce succès, Commeon est parti  à la rencontre de Thierry Biberson, président du Fonds de Dotation du Rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés, afin d’en savoir plus sur cette collecte exceptionnelle.

Après deux ans de travaux, les fresques de la nef de Saint-Germain-des-Prés sont fraîchement restaurées :

> Quel a été le déclic qui vous a conduit à lancer cette campagne de mécénat participatif ?

Le fait que ce mode de financement moderne était de plus en plus utilisé en recherche de fonds.

> Quels ont été vos appuis pour réussir cette campagne ?

Une équipe et une plateforme très performante chez Commeon (à l’époque Culture Time). Des paroissiens et des groupe de jeunes très actifs et très engagés dans le projet de campagne de l’église.

> Quelle(s) faiblesse(s) avez-vous su transformer en force(s) pour cette campagne ?

Ne jamais refaire la même campagne d’une année sur l’autre a été rendu possible et performant grâce à l’idée “ adoptez une étole “ qui par le sens qu’elle donne au don est reproductible d’une année sur l’autre.

> Quel serait votre conseil pour encourager ceux et celles qui souhaitent se lancer dans une campagne de crowdfunding ?

Trouver le bon vecteur. Pour Saint-Germain-des-Prés l’idée est venue d’adopter des étoiles.

> Qu’en retirez-vous de plus fort ?

La construction d’une communauté de donateurs fidèles et amis de Saint-Germain-des-Prés.

> Enfin, si vous deviez résumer votre projet en une seule phrase :

Quand énergies, générosité, bienveillance et compétences se conjuguent pour développer magnifiquement le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés.

 

Vous avez un projet innovant à soumettre et besoin de fonds pour le porter ? Vous pouvez engagez vos communautés et développez votre mécénat en ligne en suivant ce lien.

Le crowdfunding : une solution pour la valorisation du patrimoine

Le crowdfunding de l’INRAP : entre archéologie et digital

L’Institut national de recherches archéologiques préventives est un établissement public placé sous la tutelle des ministères en charge de la Culture et de la Recherche. Il assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique en amont des travaux d’aménagement du territoire. Dans le cadre de ses missions qui s’étendent à l’étude scientifique des données relevées sur le terrain et à la diffusion de la connaissance archéologique, l’institut a à cœur de transmettre l’archéologie aux plus jeunes. Une collecte a donc été lancée sur Commeon de manière à financer la restauration d’un patrimoine en danger et sa diffusion auprès du grand public.

 Interview de l’un des acteurs du projet : Eddie Ait

Eddie Ait, Historien de formation et délégué aux relations institutionnelles et au mécénat à l’Inrap revient sur la mise en place d’une telle collecte :

Quel a été le déclic qui vous a conduit à lancer cette campagne de mécénat participatif ?

À l’Inrap, les archéologues travaillent à la mise en valeur du patrimoine, du Paléolithique jusqu’à l’époque contemporaine, et cette mission de valorisation a sa place aux côtés des interventions terrain et des études scientifiques découlant de notre activité.

En ce sens, le déclic de cette campagne de mécénat s’inscrit parfaitement dans la continuité de nos missions de valorisation. La découverte exceptionnelle de deux statues a permis une synergie d’actions entre notre ministère de tutelle, les partenaires locaux et nos équipes et le public a répondu présent à notre appel.

Il y avait cette passion commune qui a d’abord facilité les opérations archéologiques et qui a amené assez naturellement l’idée d’une action engageante et collective.

 

Quelle faiblesse avez-vous su transformer en force pour cette campagne ?

Dans ce type de campagne, notre faiblesse est notre image de grande institution nationale, dont on pourrait croire qu’elle n’est pas « à l’échelle » d’une opération aussi ciblée localement. Mais, justement, ce type de campagne permet de montrer que nos archéologues s’impliquent beaucoup dans la vie des territoires. Et l’Inrap réalise plus de 2000 diagnostics et 200 fouilles par an !

Quel serait votre conseil pour encourager ceux et celles qui souhaitent se lancer dans une campagne de crowdfunding ?

Je crois qu’il n’est conseillé de se lancer dans ce type d’opération que s’il existe préalablement une bonne alchimie locale, une envie ou une passion collective. Ensuite, la communication est très importante, sur le blog, mais aussi sur les réseaux sociaux. Il faut qu’elle soit vivante et engageante, mais aussi régulière et persévérante.

Enfin, si vous deviez résumer votre projet en une seule phrase :

Susciter l’attachement à toutes les formes que peut prendre notre Patrimoine commun.

Vous avez un projet innovant à soumettre et besoin de fonds pour le porter ? Vous pouvez engagez vos communautés et développez votre mécénat en ligne en suivant ce lien.

A l’école du mécénat participatif, l’exemple du musée d’Angers

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Vorax est le doux nom donné au prédateur marin, vieux de 90 millions d’années, découvert dans une cave troglodyte privée dans la région d’Anjou, France. Le Museum d’histoire naturelle d’Angers qui abrite aujourd’hui le fossile avec sa maquette,  revient sur le succès de la campagne de mécénat participatif qui a permis de financer la reconstitution ce plésiosaure unique.

Interview de Maïla Nepveu, Chargée de mission Mécénat partenariats et de la programmation des conférences des Musées et l’Arthotèque d’Angers, sur l’enjeu d’une campagne de crowdfunding pour le Museum d’histoire naturelle d’Angers.

Pleins feux sur Bouée d’espoir grâce Écho, la communauté philanthropique des clients de la Gestion Privée d’AXA

Chaque mois, nous vous proposons  un projet d’Écho, la communauté philanthropique des clients de la Gestion Privée d’AXA, que vous pouvez rejoindre sur Commeon.
Interview d’ Arnaud REVENAZ, Président de l’association Bouée d’espoir